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Les marchés,
en 5 minutes.

Tous les lundis, un court récap’ de la semaine passée, et ce qu’il faut surveiller dans celle à venir.

Briefing du

March 16, 2026

  • Le prix du pétrole volatil, mais toujours haut. Le baril de Brent s'est échangé dans une fourchette allant de 81$ à 119$, pour finir la semaine aux alentours de 100$ / baril, traduisant la crainte d'un conflit long. En conséquence, le risque de pressions inflationnistes est perçu comme réel, impactant les taux d'intérêt dans le monde.
  • Les fonds ESG pas si verts. Selon une analyse par le Financial Times 60 fonds labellisés Environnement, Social & Gouvernance, fournit par des gérants comme UBS, BlackRock ou Oddo, sont toujours investis en BP, la société pétrolière anglaise qui a radicalement réduit ses investissements en énergies renouvelables. Une centaine de fonds ESG détiennent des positions dans Shell.
  • Cryptos, la spéculation à son paroxysme. Des sites de pari comme Polymarket et Kalshi ont introduit la possibilité de parier sur le prix d'une crypto-devise (Bitcoin, Solana, Ethereum, ...) dans 5 ou 15 minutes. Ces paris à ultra-court terme attirent de plus en plus de spéculateurs amateurs et représentent un volume de 70M$ par jour. Pour être clair, Cashbee ne compte pas offrir cette fonctionnalité de si tôt.
  • Réglementation plus souple pour les banques américaines ? C'est ce qu'annonce une des dirigeantes de la Federal Reserve, qui souhaite réduire certaines exigences en capital qui avaient été imposées aux banques dans la foulée de la crise financière de 2008. Cela permettrait aux géants comme JP Morgan, Bank of America et Citi d'être (encore) plus compétitifs.
  • La Russie profite de la guerre en Iran. D'une part, les États-Unis ont relaxé une part des sanctions pesant sur le pétrole russe, notamment en autorisant l'Inde à en importer. La Russie peut donc exporter plus de son pétrole, notamment à la Chine et à l'Inde, a des prix bien plus élevés. Certains experts estiment que la Russie génère 150M$ de revenus supplémentaires ... par jour.
  • L'intégration (enfin) des marchés de capitaux en Europe ? Les ministres des Finances de 6 nations européennes, dont la France, proposent de mettre les bourses de leurs pays sous une seule supervision européenne et de simplifier les règles pour l'introduction en bourse des entreprises. L'objectif est (d'enfin) entamer le processus de l'intégration des marchés de capitaux en Europe.

Briefing du

March 9, 2026

  • Prix du pétrole en hausse. Le prix du baril dépasse 84$, en hausse de 10% en une semaine et de 40% depuis le début de l'année, stimulé par le conflit au Moyen-Orient et la quasi-fermeture du détroit d'Hormuz par lequel transite habituellement 20% de la production mondiale. Certains experts prévoient un prix du baril supérieur à 100$ si le conflit dure plusieurs semaines.
  • Obligations sous pression. La flambée du prix du pétrole contribue aux pressions inflationnistes, qui pèsent sur les marchés obligataires. Le rendement du US Treasury à 10 ans est monté de 0,2% à 4,17%. Celui du Gilt anglais de 0,4% pour atteindre 4,62%. La dette allemande à 2 ans souffre également : le rendement du Bund à 2 ans s'adjuge 0,25% pour atteindre 2,28%.
  • L'or, toujours une valeur refuge. Le prix de l'once d'or, après avoir touché 5 300$ durant la semaine, finit au-dessus de 5 000, sous l'effet de la demande pour des valeurs refuges, dans un contexte géopolitique incertain. Dans un mouvement similaire, le USD continue de se renforcer. En un mois, la devise américaine est passée de 1,1916 à 1,1548 contre l'euro.
  • Clôtures de PEL. Plus du tiers des Plans d'Épargne Logements vont être clôturés de façon automatique d'ici 2030, 15 ans après leurs ouvertures. L'argent qui s'y trouve sera automatiquement transféré sur un livret d'épargne de la banque, typiquement très faiblement rémunéré. Considérez donc d'autres solutions sûres et liquides, mieux rémunérées, comme le fonds euros en assurance vie.
  • Dette privée : les fonds limitent la liquidité. De nombreux investisseurs individuels souhaitent vendre leurs parts dans des fonds de dette privée. Le volume dépasse de loin la demande, et les fonds ne peuvent pas liquider aussi rapidement des actifs (structurellement illiquides). De grands gestionnaires, comme KKR, Apollo et Blackrock ont donc décidé de limiter la liquidité proposée aux épargnants.
  • Berkshire Hathaway rachète ses propres actions. La société d'investissement est dirigée par Greg Abel depuis quelques mois, après le départ à la retraite du légendaire Warren Buffett. Elle dispose de près de 400$ Mrds de liquidités et estime que le cours de son action sous-valorise significativement la valeur de ses actifs.

Briefing du

March 2, 2026

  • Stellantis annonce des pertes massives de 22€ Mrds, après des dépréciations massives sur des investissements en véhicules électriques. Antonio Filosa, le nouveau PDG, réoriente le fabricant de voitures vers des modèles à moteur à essence, afin de retrouver la rentabilité. La bourse reste sceptique, l'action est en baisse de près de 30% depuis le début de l'année.
  • Paramount gagne la bataille pour Warner Bros. Sa dernière offre de 31$ par action, qui valorise la société média à 111$ Mrd, l'emporte sur l'offre rivale de Netflix. Après s'être vu refuser 8 offres précédentes, Paramount, dirigé par David Ellison, fils du milliardaire Larry Ellison, récupère enfin les chaînes HBO et CNN, ainsi que les franchises de Batman et de Harry Potter.
  • La dette privée (c'est-à-dire le crédit accordé par des fonds privés et non par des banques) inquiète, depuis que certains grands acteurs dans le domaine - dont Bleu Owl et KKR - ont annoncé que la proportion des prêts en défaut de paiement augmentait rapidement. Leurs emprunteurs ont de plus en plus de mal à honorer leurs dettes, faisant craindre un retournement du cycle de crédit.
  • Nvidia annonce des résultats record de 120$ Mrds pour l'année dernière. Le fabricant de puces électroniques anticipe des revenus trimestriels de 76$ Mrds pour ce trimestre (vs. 72$ Mrds attendus par le marché). Néanmoins, son cours de bourse baisse de 5%, les investisseurs étant plus sceptiques quant à la capacité de ses clients de continuer d'investir aussi massivement en IA.
  • Livret A : la décollecte se poursuit. En janvier, la décollecte nette atteint 1,87€ Mrds, ce qui en fait le pire mois de janvier pour le Livret A depuis 2009. La baisse du taux du livret A, tombé à 1,5% depuis le 1er février, explique le désamour actuel des épargnants français qui se tournent vers des solutions d'épargne sûrs, mais mieux rémunérés, comme le fonds euros en assurance vie.
  • L'Europe sur-performe les US. Depuis le début de l'année, l'indice Eurostoxx 600 est en hausse de 6,92% alors que l'indice S&P 500 n'a avancé que de 1,1% (et de moins de 1% exprimé en euro). Les valorisations ont atteint des niveaux record aux US, et de nombreux investisseurs réorientent une partie de leurs portefeuilles vers l'Europe, où le potentiel de croissance est perçu comme étant meilleur.

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