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Les marchés,
en 5 minutes.

Tous les lundis, un court récap’ de la semaine passée, et ce qu’il faut surveiller dans celle à venir.

Briefing du

October 16, 2026

- L'inflation française grimpe à 3,1 %, son plus haut niveau depuis début 2024. Selon l'Insee, les prix ont progressé de 3,1 % sur un an en septembre, un chiffre révisé en hausse de 0,1 point par rapport à l'estimation provisoire, et à comparer à 1,2 % un an plus tôt. Ce sont surtout les prix de l'énergie qui tirent la hausse. Sur un mois, les prix reculent toutefois de 0,3 %, avec la fin de la saison touristique.
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- Les banques américaines rassurent, sauf Bank of America. Goldman Sachs a largement battu les attentes, avec un bénéfice de 17 $ par action contre environ 13 $ attendus, et Citi affiche son meilleur troisième trimestre en dix ans côté revenus. JPMorgan passe de peu sous les attentes, mais le crédit reste sain. Bank of America fait figure d'exception : son bénéfice chute de 17 %, à 6,9 Md$, plombé par une amende de 1,2 Md$ du Trésor américain et un trading décevant. Son titre cède près de 5 %.
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- Plusieurs experts parient sur un rebond de l'or. Après une baisse de 8,5 % en septembre, malgré des entrées record de 31 Md$ dans les fonds cotés, l'once s'échange autour de 4 150 $, soit 26 % sous son sommet de janvier. Les participants à la conférence annuelle de la LBMA, l'association du marché de l'or, anticipent en moyenne 5 000 $ d'ici un an, portés par les achats des banques centrales.
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- ASML très confiant : ses clients veulent plus de machines qu'elle ne peut en produire. Le fabricant néerlandais de machines à puces affiche un chiffre d'affaires record de 11,7 Md€ au troisième trimestre et relève pour la troisième fois cette année ses prévisions 2026, à 44-45 Md€. Son PDG reconnaît que l'offre prévue pour 2027 et 2028 ne suffira pas, certains clients voulant déjà commander pour 2029. Avec environ 670 Md$ de capitalisation, ASML est de loin la plus grosse entreprise européenne, presque deux fois HSBC.
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- Le CAC 40 décroche par rapport à la zone euro. L'indice parisien recule d'environ 3 % depuis janvier, quand les Bourses européennes gagnent plus de 7 %, et se dirige vers sa plus forte sous-performance annuelle face au Stoxx 600 depuis 2010. Les inquiétudes budgétaires, la flambée des taux français et l'approche de la présidentielle d'avril 2027 pèsent sur les investisseurs, en particulier sur les banques.
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- Forte correction sur la dette des bâtisseurs de l'IA. Les obligations 2032 de CoreWeave, émises à 9,6 % en juin, ont vu leur rendement grimper jusqu'à près de 15 % cette semaine, et celles d'Oracle ont lâché près de 9 % en une séance dans leur sillage. Des banques, dont JPMorgan, peinent par ailleurs à replacer 38 Md$ de prêts liés à des centres de données loués à Oracle. De quoi rappeler que le boom de l'IA se finance de plus en plus à crédit, et que les prêteurs commencent à regarder la facture.

Briefing du

September 14, 2026

  • Le pétrole s'envole au-dessus de 105 $ le baril. Le Brent a atteint son plus haut niveau depuis mai, porté par l'escalade au Moyen-Orient : les Houthis, alliés de l'Iran, ont frappé plusieurs installations énergétiques en Arabie saoudite cette semaine, dont la production a chuté de près de 1,9 M de barils/jour en août. Le marché redoute désormais un conflit qui s'éternise.
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  • Les notaires proposent de diviser par deux les impôts sur les donations. Le Congrès des notaires de France veut ramener de 20 % à 10 % le taux maximal sur les transmissions familiales comprises entre 15 000 € et 500 000 €, pour inciter les Français de moins de 75 ans à transmettre plus tôt leur patrimoine. Les droits de succession ont rapporté plus de 16 Md€ à l'État l'an dernier, un sujet déjà clivant entre gauche et droite à l'approche de la présidentielle.
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  • L'inflation américaine résiste, la Fed sous pression. Les prix à la production ont grimpé de 5,4 % sur un an en août, au-dessus des attentes, tirés par le diesel (+24 %). Le CPI d'août se maintient à 3,4%, toujours sous l'effet d'un prix du pétrole élevé, à une semaine d'une réunion de la Fed où une hausse des taux est désormais l'hypothèse privilégiée par le marché. L'inflation sous-jacente, hors aliments et énergie, tombe légèrement, à 2,4%.
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  • La BCE relève ses taux, et prépare le terrain pour d'autres hausses. Christine Lagarde a annoncé jeudi un relèvement de 25 points de base, portant le taux directeur à 2,50 %, face à une inflation de 3,3 % en zone euro alimentée par la flambée du pétrole. C'est la deuxième hausse de l'année après celle de juin, et le marché en anticipe déjà deux autres d'ici fin 2026.
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  • Trump, à la peine dans les sondages, mise tout sur lui-même. Sa cote de popularité est tombée à son plus bas niveau historique, l'inflation et le coût de la vie dominant les préoccupations des électeurs (43 %) à quelques semaines des midterms. Le président promet un chèque de 5 000$ à tous les Américains si les Républicains l'emportent, sans préciser comment ces quelques 1 200 Mrds de dollars seraient financés.
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  • Les élèves français signent leur pire classement PISA depuis 2000. La France recule à la 27e place sur 91 pays, avec un niveau en mathématiques en baisse de 16 points depuis 2022 et de 18 points en compréhension de l'écrit. La Chine et les pays asiatiques dominent largement ce classement de l'OCDE.

Briefing du

September 7, 2026

- Les patrons allemands veulent revenir à 40 heures. Les dirigeants de Mercedes-Benz et de Stihl plaident pour un retour à la semaine de 40 heures sans hausse de salaire, vs. 35 heures aujourd'hui pour environ un cinquième des salariés allemands , soit 14 % de temps de travail en plus à salaire constant. En cause : une production industrielle en repli de plus de 15 % depuis fin 2017, plombée par la concurrence chinoise et les coûts de l'énergie.

- Maersk installe des voiles sur un porte-conteneurs. Première mondiale : Maersk va équiper un porte-conteneurs de 8 700 EVP d'une « rotor sail » de 35 mètres de haut, fournie par le britannique Anemoi. Chaque unité de ce type ferait économiser environ 1 tonne de fuel par jour et 3 tonnes de CO2. Le transport maritime représente aujourd'hui 3% des émissions de gaz à effet de serre.

- Shein chute lors de ses débuts à Hong Kong. Le géant chinois de la fast-fashion a levé 1,74 Md$, valorisant l'entreprise à environ 26,5 Md$, contre 100 Md$ en 2022, soit une chute de plus de 70 %. Le titre a plongé jusqu'à 10 % le jour de son introduction avant de réduire ses pertes. En cause : la concurrence féroce de Temu et AliExpress, des résistances croissantes contre la fast-fashion, conduisant à une perte nette de 99 M$ au premier trimestre, contre un bénéfice un an plus tôt.

- Les spreads du high yield se tendent. Après des mois proches des plus bas de cycle (autour de 260 points de base), l'indice high yield américain est reparti à la hausse pour s'établir à 265-267 points de base, dans le sillage du discours du président de la Fed, qui a lui-même pointé les marchés du crédit comme ne montrant « aucun signe de restriction ». Les faillites frauduleuses de First Brands et Tricolor continuent d'alimenter la nervosité sur les segments les moins bien notés du marché obligataire.

- Norges envisage de réduire son exposition aux bons du Trésor US. Le fonds souverain norvégien (2 300 Md$) a proposé de réduire la part des obligations d'État dans son indice obligataire de 70 % à 50 %, coupant l'allocation aux Treasuries américains de 34,1 % à 21,9 % — soit près de 80 Md$ en moins. La bascule se ferait vers de la dette américaine non-gouvernementale, laissant l'exposition globale au dollar quasiment inchangée.

- Volkswagen acte 100 000 suppressions de postes, avec l'accord des syndicats. Le conseil de surveillance du groupe, où siègent salariés et actionnaires, a validé la suppression de 50 000 postes supplémentaires d'ici la fin de la décennie, portant le total à 100 000. Cette purge s'explique par la conjonction de plusieurs chocs : une concurrence chinoise féroce, une transition vers le véhicule électrique plus coûteuse et plus lente que prévu, et des surcapacités de production en Europe alors que la demande stagne. L'avenir de quatre sites allemands n'est plus garanti, une première pour le groupe dans son pays d'origine.

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