Les marchés, en 5 minutes.

Chaque semaine, ou lorsque l’actualité (brûlante) le justifie, nous vous livrons une brève analyse des grandes tendances de marché. Une sorte de petit briefing de l’épargnant.

Briefing du

5 décembre 2022

Ce qui vient de se passer

  • L'inflation à son pic en Europe ? En novembre, l'inflation pour la zone euro était de 10% (sur une base annualisée), ce qui représente une baisse par rapport au 10,6% enregistré en octobre. Les économistes tablaient un taux annualisé de 10,4%. Ils pourraient donc commencer à espérer des remontées de taux à un rythme plus modéré. Mais la présidente de la Banque Centrale Européenne se méfie. Le débat au sein de la BCE sur l'envergure de la prochaine hausse des taux (maintenir des paliers de 0,75% ou réduire la prochaine hausse à 0,50%) sera donc sans doute intense.
  • Jiang Zemin, l'ancien dirigeant chinois, décède. Il avait pris la direction du parti communiste chinois (et donc la Chine) de 1989, just après le massacre des manifestants sur la place Tiananmen. Perçu comme "pro-business", et relativement tolérant par rapport à ses prédécesseurs et l'actuel secrétaire général Xi Jinping, il avait réussi à faire accéder son pays à l'Organisation Mondiale du Commerce.
  • HSBC se recentre sur l'Asie : après avoir vendu sa banque de détail en France à My Money Group (banque partenaire de Cashbee), HSBC annonce la vente de ses activités au Canada à la banque canadienne RBC pour 10 milliards de Dollars et la fermeture d'un quart de ses agences au Royaume-Uni. Sous pression d'un de ses plus gros actionnaires - la société d'assurance chinoise Ping An - la banque se recentre sur ses activités en Asie.
  • Cashbee lance un nouveau produit structuré : à la demande de ses clients, l'application d'épargne Cashbee commercialise un nouveau produit structuré, à capital garanti, visant 6% de rendement. Il s'appelle Onyx 1.
  • Malgré les hausses de taux, la création d'emploi reste forte aux US : 263 000 emplois ont été créés en novembre aux US, plus qu'attendu. Et le taux de chômage est resté stable à 3,7%. Si le marché actions a initialement fortement corrigé, les investisseurs ont été réconfortés par les paroles du président de la Fed Jérôme Powell, qui suggère un rythme de hausse des taux plus modéré.

La semaine à venir

  • La Chine publie ses chiffres sur le commerce : les analystes s'attendent à une baisse de plusieurs pour cents de la valeur des importations de la Chine, notamment en conséquence des confinements stricts imposés par le gouvernement, qui pèsent sur l'activité économique.
  • Coupe du Monde : la France se qualifie pour les quarts de finales et rencontrera l'Angleterre. Les Pays-Bas et l'Argentine sont les deux autres pays qualifiés (et se rencontreront pour un remake de la finale de 1978).
  • Les prix à la production aux US : les économistes s'attendent à une hausse de seulement 7,1% sur une base annualisée, ce qui serait le niveau le plus bas depuis le mois de mai 2021. Cela tendrait à démontrer que la politique de hausse de taux aggressive menée par la Fed commence à porter ses fruits.
  • L'inflation en baisse en Turquie ? C'est difficile à croire, mais si les attentes des économistes se réalisent et que l'inflation pour le mois de novembre ressort à 84,7% (sur une base annualisée) alors elle serait en baisse par rapport au 85,5% atteint en octobre. La banque centrale turque continue de poursuivre sa politique peu orthodoxe de baisse des taux, et a récemment réduit ses taux directeurs à 9%.
  • Les pays membres de OPEP se réunissent. Les investisseurs scruteront la déclaration que cette organisation fera à l'issue de la rencontre afin de se faire une idée des niveaux de production de pétrole sur lesquels les pays producteurs de l'or noir s'accorderont.
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28 novembre 2022

Ce qui vient de se passer

  • Coupe du monde : quelques grosses surprises initiales (défaites initiales de l'Allemagne - contre le Japon - et de l'Argentine - contre l'Arabie Saoudite). L'Espagne impressionne, la France se qualifie pour les huitièmes.
  • Le zéro-COVID peut-elle tenir en Chine ? Alors que les cas de COVID atteignent des records en Chine (40 000 cas officiellement enregistrés), les 3 années de fortes restrictions commencent à peser sur la population. Le weekend dernier, les premiers signes de résistance et de mécontentement public ont filtrés sur les réseaux sociaux,. Des milliers de manifestants, dans des dizaines de métropoles (Shanghai, Beijing, Chengdu, Wuhan...) réclament plus de libertés et même un changement de dirigeants. Une instabilité sociale est-elle à anticiper / craindre ? Le cours des actions chinoises chute.
  • L'ex patron de Disney reprends les reines : 11 mois seulement après avoir cédé sa place, le légendaire PDG Bob Iger revient à la tête de Disney, son successeur Bob Chapek ayant été évincé après des oppositions fortes de certains de ses subordonnés et des résultats décevants. À l'annonce, l'action Disney prend plus de 6%.
  • La Fed réduira probablement l'ampleur de ses hausses de taux : les compte rendus officiels des réunions de la Fed (publiés plusieurs semaines après leur tenues) sont toujours scrutés par les analystes financiers. La phrase qui a cette fois-ci retenu leur attention est : "Une substantielle majorité des participants a jugé qu'un ralentissement dans le rythme de l'augmentation serait probablement bientôt approprié". Le langage laisse de nombreuses portes ouvertes, mais est néanmoins perçu come une indication forte qu'après des hausses successives de 0,75%, la prochaine hausse des taux directeurs aux US ne sera "que" de 0,50%.

La semaine à venir

  • Un calendrier économique chargé aux US : après le long weekend de la Thanksgiving, les investisseurs scruteront de nombreux indicateurs économiques américains qui seront publiés cette semaine. Le 29 novembre, il s'agira d'observer l'indice de confiance des consommateurs. Le lendemain, l'estimation sur l'évolution du PNB pour le 3ème trimestre sera annoncée. Et le 1er décembre ce sera le tour du rapport sur les dépenses de construction. Parmi les indicateurs les plus attendus se trouve le rapport sur l'emploi, qui sera publié le 2 décembre. Les économistes s'attendent à 200 000 emplois de plus pour le mois de novembre et un taux de chômage stable à 3,7%. Ce rapport sera déterminant pour les hausses de taux d'intérêt à venir. En effet, si le rapport sur l'emploi est plus favorable qu'anticipé, le marché actions pourrait s'affaiblir, craignant que la Réserve Fédérale sera alors plus aggressive dans sa politique monétaire, et se sente obligée de relever les taux de façon plus prononcée.
  • Coupe du monde encore : si la France est qualifiée pour les huitièmes de finales, c'est loin d'être le cas pour de nombreuses nations "favourites". Le 3ème tour sera déterminant pour l'Argentine, l'Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas et l'Espagne
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21 novembre 2022

Ce qui vient de se passer

  • Donald Trump de nouveau candidat à la Maison Blanche : malgré les échecs aux élections sénatoriales de mi-mandat de plusieurs candidats républicains pro-Trump, et un courant de plus en plus vocal au sein de son parti qui estime que sa candidature serait contre-productive, l'ancien président a déclaré sa candidature aux élections présidentielles de 2024. Son intention ? "Make America great again!"... again.
  • La coupe de monde de foot débute au Qatar, qui - dans un revirement de dernière minute - interdit les boissons alcoolisées dans les stades. Sans doute un coup dur pour Budweiser, un des principaux sponsors du tournoi. Benzema s'est blessé, un coup dur pour l'équipe de France. Le match d'ouverture se solde par une victoire facile de l'Équateur sur la nation hôte. Un coup dur pour l'équipe du Qatar.
  • L'inflation atteint 11,1% au Royaume-Uni en octobre, un record depuis plus de 40 ans et en hausse par rapport au 10,1% enregistré en septembre. Hors aliments et énergie, le niveau de l'inflation "core" se maintient à 6,5%.
  • La bourse de Paris plus importante que celle de Londres ? La valeur totale des capitalisations boursières de sociétés cotées à la bourse de Paris (2,83 trilliard de dollars) s'approche de celle des entreprises cotées à Londres (2,89 trilliard de dollars), sous l'effet de la faiblesse de la livre sterling et la sous-performance relative des sociétés anglaises. Ne crions pas victoire trop tôt, la bourse de Londres s'accapare toujours la majorité des transactions de change et de produits dérivés. Par ailleurs, en 3 ans elle a su attirer 60 introductions en bourse, contre seulement 19 à Paris.
  • La COP 27 une demi réussite (ou un demi échec ?) : après de longues négociations, un accord a pu être trouvé sur le principe selon lequel les pays riches contribueront à un fonds destiné à financer les réparations des dégâts causées par le dérèglement climatique dans des pays en voie de développement . Mais peu de précisions sur le montant de ce fonds. Et aucune avancée sur la réduction de la consommation mondiale d'énergies fossiles.
  • La débâcle FTX : après le départ du fondateur emblématique Sam Bankman-Fried, FTX est désormais dirigé par John Ray III, un spécialiste des liquidations complexes. Selon lui, FTX constitue le pire cas d'un échec entrepreneurial en 40 ans de carrière (alors qu'il s'est également occupé de la liquidation d'Enron !), constatant une "défaillance totale des systèmes de contrôle et une totale absence de données financières fiables".

La semaine à venir

  • Black Friday : le jour de Thanksgiving attirera sans doute beaucoup plus de trafic piétonnier dans les magasins par rapport aux années COVID. Les volumes des ventes réalisées seront scrutés par les analystes qui tâcheront d'évaluer le risque et l'ampleur d'une possible récession économique.
  • Coupe du monde (encore) : le tournoi de foot, qui se déroule au Qatar jusqu'au 18 décembre, sera visionné par cinq milliard de personnes. Ce qui en fait l'évènement sportif le plus suivi de tous les temps. Les sociétés de paris sportifs (Draftkings, FanDuel, Betway) pourraient en profiter. Tout comme les grands brasseurs (Anheuser-Busch, Ambev, Heineken,...).
  • Les confinements stricts en Chine font chuter les prix du pétrole : la résurgence de cas positifs au COVID, causant plusieurs décès en Chine, conduisent au renouvellement de confinements stricts dans plusieurs mégalopoles chinoises. Ce qui pèsera sans doute sur l'économie du pays et sa consommation de pétrole. La Chine est le second plus grand consommateur de pétrole et la baisse de sa demande pour des hydro-carbures fait chuter les cours de l'or noir. Ainsi le baril de West Texas Intermediate a perdu 10% depuis le début de la semaine dernière. À suivre cette semaine.
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14 novembre 2022

Ce qui vient de se passer

  • Le pic de l'inflation derrière nous ? Aux US, la question peut se poser car le taux d'inflation est tombé à 7,7% en octobre, inférieur au 7,9% attendu, et en nette baisse par rapport au 9,1% enregistrés cet été.
  • Fort rebond du marché actions aux US : les "bons" chiffres de l'inflation front naître l'espoir que la Federal Reserve pourrait adopter une politique de hausse de taux moins aggressive. Par conséquent, les marchés actions se sont envolés. Le S&P 500 termine la semaine en hausse de 5,9%, le Nasdaq prend 8,1%. Sur le marché obligataire, le rendement du Treasury à 10 ans chutant à 3,82% ayant débuté la semaine à 4,16%.
  • Crise majeure dans la crypto : FTX, une des plus grosses plateformes d'échange de crypto-devises, s'est déclarée en banqueroute. Elle avait essayé d'éviter cette issue en demandant à son rivale, Binance, de la racheter à la casse. Ce dernier a retiré son offre de rachat, après quelques jours d'analyse des livres de FTX. La société, qui valait 32 milliards de Dollars il y a encore quelques mois, doit des milliards a des milliers de créditeurs et de clients. Un certain nombre de ses actionnaires, dont les fonds de capital risque Sequoia et Softbank, valorisent leurs participations dans FTX à ... zéro. Cette crise explique sans doute la forte chute du prix des crypto-devises, le cours du bitcoin retombant de 17%, d'un peu plus de 21 000 Dollars à environ 16 000 US Dollars.
  • Le Sénat américain pourrait rester sous contrôle Démocrate : la victoire écrasante des Républicains n'a pas eu lieu aux élections à mi-mandat. Dans de nombreux États clés, le ou la candidat.e Démocrate l'a emporté, permettant au partie démocrate de retenir 50 sur les 100 sièges du Sénat. Or, en cas d'égalité parfaite, la Vice Présidente (démocrate) a le vote décisif.

La semaine à venir

  • Le consommateur américain : les géants de la grande distribution Home Depot, Walmart, Target et Macy's vont tous publier leurs résultats trimestriels. Ils seront scrutés par les analystes, qui chercheront à en déduire des signaux sur la santé du consommateur américain.  
  • Joe Biden rencontre Xi Jinping : à la marge du sommet du G20, le président américain s'entretiendra avec le leader chinois. Étant donné la tension entre les deux super puissances, ces discussions pourraient influencer les tendances boursières.
  • La crise de confiance dans la crypto-sphère : pendant les régulateurs se pencheront sur FTX, et que le liquidateur tâchera d'identifier les actifs de la société, les autres acteurs majeurs du trading et du stockage de crypto-devises, comme Binance et Coinbase, tâcheront de rassurer leurs clients.
  • La politique zéro-Covid chinoise relâchée ? Les premières mesures d'assouplissement sur la politique de confinement ultra-stricte pourrait booster les valeurs chinoises cotées.
  • Happy Birthday King Charles : le nouveau roi d'Angleterre fête ses 74 ans !
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7 novembre 2022

Ce qui vient de se passer

  • Inflation record en Europe : elle atteint 10,7% pour le mois d'octobre, en forte hausse par rapport au 9,9% enregistré en septembre. Il s'agit du niveau le plus élevé jamais enregistré depuis la création de l'euro il y a 23 ans, et plus de 5 fois le niveau cible de 2%. Il est de nature à pousser la Banque Centrale Européenne à poursuivre sa politique de hausse des taux directeurs.
  • La Fed relève ses taux directeurs de 0,75% pour la 4ème fois consécutive. Les taux directeurs sont ainsi amenés à un niveau entre 3,75% et 4% aux US. Les marchés boursiers ont d'abord salué la probabilité accrue que les futures hausses de taux pourraient être d'une taille plus modeste. Mais le rebond initial s'est rapidement inversé lors que Jay Powell (le président de la Fed) a indiqué que le seuil que les taux directeurs devront atteindre pour faire chuter l'inflation serait plus élevé qu'anticipé. Le S&P 500 perd 2,5%, le Nasdaq, 3,4% durant la journée.
  • La Banque d'Angleterre aussi : sa hausse de 0,75% amène les taux directeurs au Royaume-Uni à 3,00%, un record depuis fin 2008. La banque centrale en profite pour préciser qu'elle avait l'intention de modérer la taille et la fréquence des hausses de taux à venir, estimant que les mesures prises à date devraient faire effet dans les mois à venir.
  • Apple au top : fun fact, la capitalisation boursière d'Apple, qui a annoncé des résultats trimestriels rassurants, dépasse la somme des capitalisations boursières d'Amazon, Alphabet (Google) et Meta (Facebook), qui ont plutôt déçus.
  • BNP Paribas affiche de (très) bons résultats trimestriels : les revenus du groupe bancaire ont atteint 12,3 milliards d'euros, en hausse de 8% par rapport à l'année dernière, lui permettant d'afficher des profits de 2,67 milliards d'euros (+10,3%). La hausse des taux contribue significativement à ces résultats.
  • L'économie américaine continue de créer des emplois à un rythme élevé. Alors que 200 000 créations d'emplois étaient attendues, il y en a eu 261 000 au mois d'octobre. C'est certes en baisse par rapport au 315 000 nouveaux jobs du mois de septembre, mais cela inquiète la Fed. Car le manque de main d'oeuvre stimule l'inflation, en mettant la pression sur les salaires.

La semaine à venir

  • Élections "mid-term" aux US : cette semaine, les Américains éliront la totalité des parlementaires qui siègeront à la Chambre des Représentants et un tiers des Sénateurs. De nombreux États éliront également leurs gouverneurs. Il s'agit donc d'un point politique crucial à mi-étape du mandat du Président Biden, qui s'est déplacé dans de nombreux États afin d'apporter son soutien aux candidats Démocrates. Tout comme un certain Barack Obama. Dans le camp Républicain, Donald Trump s'est montré très actif, en préparation d'une éventuelle campagne présidentielle en 2024. Les derniers sondages prédisent que les Républicains gagnerait la majorité des sièges à la Chambre et potentiellement au Sénat également.
  • Consumer Price Index aux US : l'indice des prix à la consommation sera publiée pour le mois d'octobre. Les fortes hausses des taux directeurs successifs commencent-ils à faire leur effet sur l'inflation ?
  • Début de la COP-27 au Caire : 110 dirigeants de pays se réuniront pour débattre des meilleurs façons pour protéger la planète et lutter contre le réchauffement climatique. Le constat de départ est alarmant selon les Nations Unies. Son secrétaire général souligne que "le changement est en cours à une vitesse catastrophique, détruisant des vies et des moyens de subsistance sur tous les continents".
  • Quelques résultats trimestriels : la plupart des sociétés cotées ont publié leurs résultats trimestriels. Ce sera le tour au géant Disney cette semaine. À date, 70% des entreprises incluses dans l'indice S&P 500 ont annoncé des résultats meilleurs qu'attendu. Ce pourcentage atteignait 85% il y a un an.
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31 octobre 2022

Ce qui vient de se passer

  • La "Big Tech" déçoit : les résultats des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) ont - dans l'ensemble - déçu. En une semaine, la capitalisation boursière collective de ces géants de la tech perd plus de 800 milliards de Dollars. Facebook a fait part de revenus publicitaires en baisse, causant une chute de 20% de l'action de son parent, Meta. La veille, Google avait annoncé un ralentissement similaire, faisant baisser le cours de l'action d'Alphabet de 9%. Enfin, Amazon craint une forte baisse des volumes sur sa plateforme durant le 4ème trimestre. Celui-ci est traditionnellement le plus important pour la firme, mais la société détecte les premiers signes de consommateurs qui se serrent la ceinture. Le titre perd 13% dans la foulée. Seul Apple tire son épingle du jeu. Son action s'envole de 7,6%.
  • Taux directeurs en hausse de 0,75% : comme anticipé, la Banque Centrale Européenne a décidé de relever ses taux directeurs à nouveau, afin de lutter contre l'inflation. Sa présidente, Christine Lagarde, annonce que d'autres hausses de taux sont prévues, dont l'ampleur dépendra de l'évolution de l'inflation.
  • Elon Musk achète Twitter ... et vire les dirigeants sur le champ : après de multiples rebondissements, le milliardaire finalise l'acquisition du réseau social. Dans la foulée, il vire le PDG ainsi que le directeur financier, le directeur juridique et le directeur de la sécurité et de la déontologie. "The bird is freed" a-t-il ajouté, via Twitter bien sûr, en allusion au logo de l'entreprise.
  • Le PNB des États-Unis en hausse de 2,6% au 3ème trimestre : après s'être contracté de 1,6% et de 0,6% au 1er et au 2nd trimestre respectivement, le Produit National Brut s'est accru au dernier trimestre. Cela peut surprendre, mais cette hausse est notamment la conséquence d'un affaiblissement de la consommation domestique (ce qui a pesé sur les importations) et la forte demande étrangère pour les produits pétroliers américains.
  • Élections présidentielles au Brésil : après des débats houleux, des accusations de corruption et de fake news, le leader de l'opposition Lula bat le président actuel, le conservateur Bolsenaro par une faible marge de 50,9% voix contre 49,1% et emporte ainsi les élections présidentielles au Brésil.

La semaine à venir

  • Publications des résultats du T3 : grosse semaine aux US, où un tiers des sociétés incluses dans l'indice S&P 500 publient leurs résultats trimestriels. Ceux des géants Pfizer (pharmaceutique), Avis (location de voitures), AirBnB (plateforme de location de résidences) et Starbucks (chaîne de café) seront scrutés par les investisseurs, en quête de signes de récession.
  • Données économiques aux US : au milieu de la semaine, le président de la Réserve Fédérale, Jay Powell tiendra sa conférence de presse habituelle lors de laquelle il confirmera sans doute le maintien de la politique monétaire restrictive adoptée depuis le début de l'année afin de lutter contre l'inflation. Par ailleurs, le chiffre de création d'emplois sera annoncé pour le mois d'octobre, à la fin de la semaine.
  • Dernière ligne droite pour les élections "Mid Term" aux US : le 8 novembre, les Américains iront voter pour élire les membres de la Chambre des Représentants. Pendant l'été, le partie Démocrate semblait tenir la corde. En revanche, depuis quelques semaines, les Républicains remontent fortement dans les sondages, les sujets du pouvoir d'achat et de l'inflation étant prioritaires dans l'esprit de la majorité des électeurs, par rapport au droit à l'avortement, ou encore à la possession d'armes.
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24 octobre 2022

Ce qui vient de se passer

  • Liz Truss sera remplacée : la première ministre, sous pression depuis l'annonce du "mini-budget" jugé irresponsable par l'ex-chancelier Kwazi Kwarteng, a fini par démissionner de son poste, seulement 44 jours après l'avoir obtenu. Elle sera formellement remplacée dans le courant de la semaine à venir. Dans la foulée de son annonce, la livre Sterling se renforce, et les taux longs baissent.
  • Le livret Cashbee toujours plus attractif : dans le contexte de hausse des taux, la banque partenaire de Cashbee, My Money Bank, relève les intérêts qu'elle verse sur son livret. À son ouverture, le livret Cashbee verse désormais 3% pendant 4 mois (dans la limite de 150 000 euros), suivi de 1,20% !
  • Bonne semaine sur les marchés actions : la présidente de la réserve fédérale de San Francisco, Mary Daly, a indiqué vendredi que les futures hausses de taux directeurs pourraient se faire par des incréments plus modestes. Même si cela ne remet pas cause l'anticipation générale que la Fed procèdera à nouveau à une hausse de 0,75% en novembre, il semblerait qu'un débat existe au sein de la banque centrale américaine sur l'ampleur des hausses de taux à suivre. Cela a suffit pour pousser les actions à la hausse, l'indice S&P 500, le Dow Jones et le Nasdaq montant de 4,8%, 4,9% et 5,2% respectivement durant la semaine.
  • L'inflation dépasse 10% au Royaume-Uni : sur une base annualisée elle atteint 10,1% en septembre, en hausse par rapport au 9,9% du mois d'août (et désormais à plus de 5 fois le niveau cible de 2%, visé par la Banque d'Angleterre).
  • Netflix rebondit : après plusieurs trimestres de déclin, Netflix gagne 2,7 millions de souscripteurs au 3ème trimestre, portant le nombre de souscripteurs payants à 223 million, en hausse de 2,6% sur un an glissant. L'action gagne plus de 15% dans la foulée.

La semaine à venir

  • La course au Premiership : Au Royaume-Uni, le partie conservateur sélectionnera deux candidats pour le poste de Premier Ministre, en remplacement de Liz Truss, parmi lesquels il faudra alors désigner le gagnant à la fin de la semaine. Après que Boris Johnson ait abandonné ses tentatives pour un possible retour au pouvoir, l'ex-Chancelier Rishi Sunak (dont la démission en juillet a - pour parti - causé la chute du gouvernement de Boris Johnson) est la favori, face à Penny Mordaunt, qui dirige la chambre des communes.
  • Amazon, Microsoft et Apple annonceront leurs résultats pour le dernier trimestre. Ils seront sans doute scrutés par les intervenants de marché qui essaieront d'évaluer l'impact de l'inflation sur le modèle d'affaires et la profitabilité future de ces mastodontes de la tech.
  • Au tour de la BCE de relever ses taux directeurs à nouveau. L'inflation dans la zone Euro ayant atteint 9,9% en septembre, une nouvelle hausse de 0,75% est largement attendue, jeudi prochain. Cela fixerait le taux directeur en Europe à 1,50%.
  • La Banque du Japon bougera-t-elle ? Rien n'est moins sûr. Alors que sa devise, le Yen, continue de se déprécier contre le Dollar (le cours de change a dépassé 150 Yen pour un US Dollar la semaine dernière), la banque centrale japonaise n'augmentera probablement pas ses taux directeurs, pourtant parmi les rares à être encore en territoire négatif (à -0,1%). L'inflation y reste faible, même si elle a atteint 3% en septembre.
  • Musk finalise l'achat de Twitter : son acquisition doit s'exécuter le 28 octobre, après des va-et-vient sur ses intentions de conclure cette transaction.
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17 octobre 2022

Ce qui vient de se passer

  • L'inflation toujours pas maîtrisée aux US : l'indice des prix à la consommation s'est accrue de 8,2% au mois de septembre (sur une base annualisée), en légère baisse par rapport au 8,3% enregistré au mois d'août. Mais corrigé de l'énergie et de l'alimentation, le taux est en hausse et a atteint 6,6% en septembre vs. 6,3% en août. Dit autrement, les pressions inflationnistes continuent de s'exercer.
  • "Kami-"Kwazi Kwarteng viré : la première ministre Liz Truss a remercié son Chancelier de l'Échiquier quelques jours après l'annonce d'un mini-budget, jugé fantaisiste par les économistes et la presse. Elle change de politique fiscale et rassure ainsi - quelque peu - les marchés financiers. Le rendement sur l'obligation d'État à 30 ans retombe de 0,24% à 4,31%. La popularité du parti conservateur accuse le coup. Il ne bénéficie plus que de 19% de soutien dans l'opinion publique. La première ministre serait-elle a risque ?
  • (Bientôt) un compte rémunéré chez Apple ? La marque à la pomme se développe de plus en plus dans le domaine des services financiers. Après Apple Pay et l'introduction de paiements fractionnés, la société annonce la prochaine arrivée d'un compte rémunéré, en partenariat avec la banque d'affaires Goldman Sachs. Pour l'instant, uniquement aux États-Unis.
  • JP Morgan rassure : la plus grosse banque au monde annonce des résultats trimestriels solides. Les revenus de la banque d'affaires sont en baisse, car les fusions, les acquisitions et les introductions en bourse se font rares. Mais le revenu d'intérêt net - la différence entre les intérêts que la banque verse sur les dépôts qu'elle collecte et ceux qu'elle perçoit sur les prêts qu'elle fait - est en hausse de 34%.

La semaine à venir

  • Résultats trimestriels aux US : après JP Morgan, Citigroup et Morgan Stanley la semaine dernière, c'est au tour de Bank of America et Goldman Sachs de publier leurs résultats trimestriels. Parmi les géants des biens de consommation, les résultats de Johnson & Johnson et de Proctor & Gamble seront également scrutés.
  • Xi Jinping renforce son pouvoir : le congrès du Parti Communiste chinois devrait nommer le président du parti actuel pour un 3ème mandat à ce poste, qui fait de lui le chef des armées et le leader du pays. Dans sa déclaration d'ouverture du congrès, Xi Jinping a souligné que la réunification de la Chine et Taiwan constituait toujours un objectif majeur, et un sujet "pour le peuple chinois, à décider par le peuple chinois". Les relations entre la Chine et les États-Unis resteront sans doute tendues.
  • L'inflation au UK à 10% ? Le chiffre pour septembre sera publié mercredi. Ayant atteint 9,9% en août (sur une base annualisée) les économistes s'attendent à 10%. Corrigé des coûts de l'énergie et de l'alimentation, ils anticipent un niveau de 6,4%, en légère hausse par rapport au mois août, et un plus haut depuis 1992.
  • Une baisse de taux contre-intuitive de plus en Turquie ? Alors que le taux d'inflation y dépasse les 80%, le président Erdogan maintient sa conviction singulière qu'il faut baisser les taux directeurs afin de combattre l'inflation. Il est donc possible que la banque centrale turque décide - une fois de plus - de réduire ses taux directeurs de 12% à 11%. Le président a promis des taux directeurs inférieurs à 10% d'ici la fin de l'année. En attendant, la livre turque a perdu plus de 30% par rapport au US Dollar depuis le début de l'année (ce qui renchérit le coût des importations et stimule l'inflation).
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10 octobre 2022

Ce qui vient de se passer

  • La création d'emplois aux US n'était "que" de 265 000 au mois de septembre (vs. 315K et 537K en août et juillet respectivement). Mais dans le même temps, le taux de chômage est retombé à son plus bas historique de 3,5% ce qui témoigne de la tension inflationniste qui continue d'exister dans le marché (américain) de l'emploi. Ce qui fait craindre une nouvelle hausse des taux directeurs de 0,75% par la Fed en novembre. À la publication de ces chiffres, les indices actions américains replongent.
  • Binance hacké : des hackers ont réussi à pénétrer les systèmes de sécurité de la plus importante plateforme d'échange de crypto-devises et ont réussi à voler 570 millions de Dollars de tokens.
  • Elon Musk (re-)change d'opinion sur Twitter : après avoir annoncé puis renoncé à l'achat du réseau social, et avoir entamé une procédure judiciaire, le multi-milliardaire confirme finalement son acquisition au prix initial de 44 milliards de Dollars. Les banques qui s'étaient engagées à financer une partie de la transaction se retrouvent à devoir lui fournir des milliards de dette, à des tarifs négociés en janvier. Elles pourraient donc accuser des pertes significatives, les conditions de financement ayant radicalement changé depuis.
  • L'OPEP décide de réduire la production de pétrole : alors que le cours du baril se situe autour de 90 US Dollars, c'est-à-dire à un niveau historiquement élevé, l'Organisation des Pays Producteurs de Pétrole a décidé de réduire la production de l'or noir, malgré les requêtes répétées des États-Unis de les maintenir.
  • Crédit Suisse sous les projecteurs : en attendant l'annonce d'un énième plan stratégique à la fin du mois, le titre a été très chahuté. Les actionnaires craignent une recapitalisation dilutive. L'action, qui a perdu plus de 50% depuis le début de l'année, rebondit de 13% à la fin de la semaine, à l'annonce d'un plan de rachat de dette.

La semaine à venir

  • L'indice des prix à la production (le "PPI") aux US sera publié pour le mois de septembre. Les spécialistes s'attendent à une baisse de 0,1% par rapport au mois d'août, mais aussi à une hausse de 0,3%, si l'on exclut les coûts de l'énergie et de l'alimentation.
  • L'indice des prix à la consommation (le "CPI") sera publié le lendemain aux États-Unis. Le chiffre de l'inflation est attendue à 8,1% (sur une base annualisée) pour le mois de septembre, en légère baisse par rapport au 8,3% enregistré en août. Mais pour cette donnée également, la version "core", excluant l'énergie et l'alimentation, est attendue en hausse, de 6,3% en août à 6,5% en septembre. Ces données seront scrutées par les membres de la Federal Reserve, qui les prendront en compte pour déterminer de combien il faudra augmenter les taux directeurs en novembre. Le scénario d'une 4ème hausse consécutive de 0,75% est pour l'instant privilégié par les économistes.
  • Le bal des résultats du 3ème trimestre commencera cette semaine. Des sociétés phares comme Pepsico , Domino's Pizza et Walgreens Boots Alliance publieront leurs résultats du T3, tout comme les grandes banques JPMorgan Chase, Citigroup et Morgan Stanley. Ces chiffres trimestriels seront scrutés par les analystes qui tâcheront d'évaluer l'impact de l'inflation et de la hausse des taux sur les revenus (actuels et futurs) de ces mastodontes.
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3 octobre 2022

Ce qui vient de se passer

  • La Banque d'Angleterre obligée d'intervenir : après l'annonce d'un plan de relance, fiscalement irresponsable, par le nouveau chancelier la livre s'effondre (tombant jusqu'à 1,04 contre le Dollar, un record historique) et le coût de la dette britannique s'envole. Face à un "risque majeur d’instabilité financière", la banque centrale décide d'intervenir, et annonce qu'elle va acheter 65 milliards de Gilts dans les 13 jours à venir. L'intervention fonctionne, la livre remonte fortement et efface la quasi-totalité de sa chute, les taux longs retombent sous les 4%, après avoir atteint un pic au-delà de 5%.
  • Bonne nouvelle pour les épargnants Cashbee : notre banque partenaire My Money Bank augmente son taux de base de 0,7% à 0,8% sur son livret d'épargne rémunéré. Pour les nouveaux inscrits le taux de bienvenue est de 3% pendant les 4 premiers mois (dans la limite de 75 000 euros).
  • La Russie annexe 4 provinces ukrainiennes : sans surprise les référendums organisés par la Russie dans 4 régions Ukrainiennes occupées par son armée se soldent par un "vote" massif en faveur de l'annexion. Dans le même temps, la contre-offensive Ukrainienne progresse (y compris dans les provinces officiellement annexées). Enfin, la mobilisation des réserves militaires en Russie demeure très impopulaire.
  • (Encore) un trimestre en baisse sur les marchés actions : les indices S&P 500 et Nasdaq ont baissé de 5,3% et 4,1% respectivement au 3ème trimestre 2022, le 3ème trimestre consécutif où ils déclinent. Cela n'était pas arrivé depuis la crise financière de 2008.
  • Un nouveau PDG pour la Société Générale : pour succéder à Frédéric Oudéa, qui a dirigé la banque pendant 15 ans et qui quittera son poste en mai prochain, le choix s'est porté sur Slawomir Krupa, l'actuel patron de la banque d'investissement.

La semaine à venir

  • Élections présidentielles au Brésil : l'ancien président (et anciennement condamné pour corruption) Lula s'oppose, entre autres, au président actuel Bolsonaro, ultra-libéral et très critiqué pour sa gestion de la crise sanitaire, qui a conduit à plus de 700 000 morts du Coronavirus. Le premier a gagné le premier tour, mais sans obtenir la majorité absolue. Un second tour sera nécessaire en octobre.
  • Création d'emplois aux US : les économistes s'attendent toujours à des créations d'emplois (d'environ 300 000) en septembre, en légère baisse par rapport au 315 000 emplois créés en août.
  • Le chancelier de l'échiquier Kwazi Kwarteng sous pression : il défendra son "mini-budget" et notamment sa proposition de réduire l'impôt sur les revenus des plus fortunés devant le parlement. L'annonce initiale de son plan avait causé un risque réel d'instabilité financière, forçant la Banque d'Angleterre d'intervenir en urgence.
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26 septembre 2022

Ce qui vient de se passer

  • Et de trois pour la Fed : comme anticipé, la banque centrale américaine a décidé de relever ses taux directeurs de 0,75%, pour la 3ème fois consécutive, soulignant sa détermination de poursuivre sa lutte contre l'inflation, au risque de plonger l'économie en récession. Elle amène les taux directeurs à 3%.
  • Autres hausses de taux directeurs : dans la même semaine, la banque d'Angleterre a décidé d'augmenter ses taux directeurs de 0,50% (à 2,25%), et celles de Norvège et de la Suisse ont relevé leurs taux de 0,50% (à 2,25%) et de 0,75% (à +0,50%) respectivement. Toutes signalent que la politique de resserrement reste d'actualité, et que des hausses de taux futures sont très probables.
  • Hausse des taux chez Cashbee : les hausses des taux directeurs n'ont pas que des impacts négatifs. Chez Cashbee, pour les nouveaux clients individuels, c'est désormais 3% pendant quatre mois, puis 0,7%. Pour les pros, le compte à terme Cashbee Pro verse maintenant 2,25% à 12 mois !
  • La Russie mobilise ses réservistes : la Russie, de plus en plus isolée sur le plan politique et ayant essuyé plusieurs revers sur le champ de bataille, a décidé de mobiliser une partie de ses réserves militaires. Dans le même temps, elle organise en toute hâte des référendums dans des régions occupées de l'Ukraine afin de réaliser leur annexation à la Russie. De nombreux pays ont d'ores et déjà indiqué que les résultats de ces référendums seront ignorés. La posture aggressive de la Russie pèse sur les marchés, stimule la demande pour les valeurs refuge et conduit, entre autres, au renforcement de l'US Dollar par rapport aux autres devises majeures.
  • La banque du Japon soutient le Yen : avec des taux directeurs encore ultra-bas (le taux au jour le jour est à -0,1%), la devise japonaise a dégringolé face aux autres devises internationales. Cela a conduit la Banque du Japon d'intervenir sur les marchés pour soutenir sa devise, ce qu'elle n'avait pas fait depuis plus de 30 ans. En quelques minutes, le Yen monte de 145,83 à 142,39 contre le Dollar.
  • M6 à vendre : suite à l'abandon du projet de fusion avec TF1, le groupe Bertelsmann, actionnaire de M6 à hauteur de 48,3%, a décidé de solliciter des offres pour cette participation. Les parties intéressées avaient jusqu'à vendredi pour exprimer leur marques d'intérêt.

La semaine à venir

  • L'Italie sera gouvernée par l'extrême droite : pour la première fois de son histoire, le pays sera gouverné par une première ministre, Giorgia Meloni, dirigeante du partie politique ultra-conservateur Frères d'Italie. Elle a su collecter 25% des voix, un résultat remarquable quand on se souvient que son parti n'avait obtenu que 4% des votes aux élections de 2018. Combinés avec les 9% et 8% qu'ont obtenu La Ligue de Matteo Salvini et Forza Italia de Silvio Berlusconi, la coalition de droite va maintenant former un gouvernement. Notons un taux de participation en forte baisse, a seulement 64%. Sur la scène politique internationale, les grands acteurs surveilleront notamment l'attitude qu'adoptera le nouveau gouvernement italien envers l'Union Européenne et au sujet de la guerre en Ukraine.
  • L'inflation pour la zone euro sera annoncée pour le mois de septembre, à la fin de la semaine. Les économistes s'attendent à un chiffre toujours en hausse qui pourrait atteindre 9,6% (sur une base annualisée), par rapport au 9,1% du mois d'août.
  • Dépenses à la consommation aux US : le chiffre du mois d'août est attendu en hausse de 0,2%.
  • Twitter et Elon Musk continuent leur bataille juridique : le réseau social veut forcer le milliardaire d'acquérir Twitter au prix qu'il avait initialement soumis. Musk a retiré son offre, justifiant sa décision par la découverte (selon lui) d'un nombre significatif des faux comptes sur Twitter. Une nouvelle confrontation entre les parties aura lieu cette semaine.
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19 septembre 2022

Ce qui vient de se passer

  • L'inflation surprend à la hausse aux US : attendue à 8,1%, l'inflation pour le mois d'août a atteint 8,3% aux États-Unis. C'est certes en légère baisse par rapport au mois de juillet (8,5%) mais le chiffre excluant le coût de l'énergie et des produits alimentaires est en hausse. Or cette donnée corrigée est très suivie par les membres de la Fed. Qui pourraient donc poursuivre leur politique de hausse des taux aggressive dans les mois à venir (voir ci-dessous, la semaine à venir).
  • Les marchés actions corrigent fortement : dans la foulée de cette annonce, l'indice S&P 500 a perdu 4,3%, avec 99% des actions qui la composent finissant la journée en baisse. Le Nasdaq, très exposé aux valeurs de croissance, a chuté de 5,2%. La crainte de la hausse de taux a également pesé sur le marché obligataire, le rendement du Treasury à deux ans grimpant jusqu'à 3,79% (un plus haut depuis 2007).
  • Le "Merge" d'Ethereum a été exécuté : la grande bascule informatique transformant la façon dont les transactions sont validées sur la blockchain de la cryptodevise Ethereum a été exécuté. Il permet de réduire de 99,95% la consommation énergétique de la crypto, la rendant ainsi plus attractive aux yeux d'utilisateurs actuels et futurs. L'anticipation de cette évolution importante explique pourquoi le cours de l'Ethereum a monté de 75% depuis le plus bas atteint en juin (à comparer avec un plus modeste rebond de +15% pour le Bitcoin).
  • TF1 et M6 abandonnent leur projet de fusion : l'autorité de la concurrence a émis des objections majeures, préoccupée notamment par une possible concentration de parts de marché, puisqu'ensemble les deux chaînes représentent environ 70% du marché publicitaire télévisé. Les deux chaines abandonnent leur projet de fusion, tout en soulignant à nouveau l'évolution rapide du marché des médias plus largement, au sein de laquelle la part des chaines nationales ne cesse de baisser (au profit du streaming).
  • La Banque Centrale de Russie ... baisse ses taux directeurs, pour la 6ème fois consécutive après les avoir relevé de façon dramatique à 20% dans la foulée de l'invasion par la Russie de l'Ukraine. Le taux directeur est ainsi ramené à 7,5%. La directrice de la banque centrale souligne néanmoins qu'il s'agit probablement de la dernière réduction, les "forces dés-inflationnistes s'amenuisant, et les risques inflationnistes étant en hausse."
  • Roger Federer prend sa retraite : vainqueur de 20 tournois du Grand Chelem, le joueur suisse était le numéro 1 mondial de façon ininterrompue de février 2004 à août 2008 (et a retrouvé ce classement à plusieurs reprises depuis).

La semaine à venir

  • Funérailles royales : le Royaume-Uni et le reste du monde assisteront aux funérailles de la reine Elizabeth II. La cérémonie réunira un très grand nombre de têtes couronnés et de chefs d'État (dont le président français Emmanuel Macron). La Russie fait partie des quelques nations qui n'ont pas été invitées.
  • Que fera la Fed ? +0,75% ou ... +1% ? Les dirigeants de la banque centrale américaine se réuniront afin de définir la politique monétaire et de déterminer la taille de la prochaine hausse des taux directeurs. Si une troisième hausse consécutive de 0,75% constitue toujours le scénario central, certains experts envisagent une hausse de 1%, étant donné que l'inflation a ralenti moins qu'anticipé la semaine dernière.
  • La Banque d'Angleterre également attendue : avec une inflation autour de 10% (soit 5 fois la cible officielle de 2%), il est anticipé que la Banque d'Angleterre relèvera - elle aussi - ses taux directeurs pour la 6ème fois consécutive. Le débat se focalise sur l'ampleur de cette hausse. Les pronostics se concentrent sur une nouvelle hausse de 0,50%, mais une hausse de 0,75% n'est pas exclue.
  • Élections générales en Italie auront lieu le weekend prochain. Selon les sondages, l'alliance entre trois parties de (extrême) droite - Frères d'Italie, dirigé par Giorgia Meloni, la Ligue, de Matteo Salvini et Forza Italia, mené par le milliardaire Silvio Berlusconi - les gagneront.
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12 septembre 2022

Ce qui vient de se passer

  • La reine Elizabeth II décède à 96 ans, après 70 ans de règne. Son fils Charles devient roi, à 73 ans. Parmi ses premières actions, il a rencontré Liz Truss, récemment installée à 10 Downing Street en tant que Première Ministre du pays. God save the King !
  • La BCE relève les taux directeurs de 0,75% : après une première hausse de 0,50% en juillet, la Banque Centrale Européenne intensifie sa lutte contre l'inflation et porte ses taux directeurs à +0,75% (ils étaient à 0%). Faut dire que la facture énergétique continue d'augmenter et de stimuler l'inflation. Le gouverneur de la banque centrale allemande Joachim Nagel estime d'ailleurs que le coût de l'énergie va pousser l'inflation en Allemagne au-dessus de 10%. Un niveau jamais atteint depuis 1951.
  • L'euro de nouveau à parité avec le Dollar : la décision de l'ECB d'agir avec plus de détermination contre l'inflation a permis à l'euro de se renforcer contre le US Dollar et de retrouver la parité avec le greenback. Depuis le début de l'année, la devise européenne est en baisse d'environ 11% par rapport au Dollar.
  • Kim Kardashian se lance dans le private equity : l'influenceuse et star de la télé-réalité était déjà entrepreneuse. Elle a fondé SKKY Partners, un fonds de private equity qui investira dans des sociétés dans le secteur du luxe et des médias sociaux. La star a déjà prouvé son sens des affaires : sa marque de sous-vêtements Skims a été valorisé à plus de 3 milliards de Dollars et sa marque de cosmétiques KKW aurait dépassé la barre du milliard de dollars de valorisation.

La semaine à venir

  • L'inflation aux US en baisse ? Le rapport pour le mois d'août sera publié cette semaine. Les analystes s'attendent à une inflation à 8,1% (vs 8,5% en juillet), ce qui représenterait le second mois consécutif de décélération. Ces mêmes analystes n'anticipent pourtant pas que cette baisse suffise pour faire dévier les membres de la Fed de leur intention d'augmenter les taux directeurs une nouvelle fois de 0,75% en septembre, étant donné le ton très conservateur adopté par son président Jay Powell. Il a clairement rappelé l'objectif de la Fed, qui est de ramener l'inflation à des niveaux se rapprochant de 2%. Nous sommes encore loin du compte.
  • L'inflation aux UK en hausse ? Au Royaume-Uni l'inflation avait atteint 10,1% en juillet. Pour le mois d'août les experts s'attendent à 10,4% (sur une base annualisée), malgré 6 hausses de taux consécutifs. Cela fait du UK le seul pays du G7 a souffrir d'une inflation supérieure à 10%. La banque d'Angleterre estime que le pic ne sera atteint qu'en janvier, aux alentours de 13%. Ce qui plongera probablement le pays dans une récession. Il est trop tôt pour savoir comment les mesures chocs annoncées par la Première Ministre nouvellement nommée, incluant notamment un cap sur la facture énergétique des citoyens britanniques, pourrait impacter la tendance inflationniste.
  • The Merge pour l'ethereum : après des années de programmation, la crypto devise ethereum pourrait basculer cette semaine d'un système basé sur le "proof-of-work" vers un modèle fondé sur le "proof-of-stake". Sans rentrer dans les détails techniques, cela réduirait de 99% l'énergie consommée pour son fonctionnement. Quand on sait que l'empreinte carbone de l'ethereum est équivalente à celle de la Finlande, cela fait beaucoup. Si la bascule réussit, cela pourrait donc stimuler l'adoption de la blockchain ethereum plus largement. Nous restons au conditionnel, car la bascule d'une technologie à l'autre - aussi appelé "The Merge" - a été comparée à essayer de changer les moteurs d'un avion ... en plein vol !
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5 septembre 2022

Ce qui vient de se passer

  • L'inflation atteint 9,1% en zone euro : le chiffre pour le mois d'août confirme que la tendance reste haussière. Des hausses de taux directeurs plus significatifs de la part de la Banque Centrale Européenne sont donc anticipées. Ce qui a déclenché une remontée des taux sur les obligations d'état. Pendant le mois d'août, le rendement sur le Bund à 10 ans a cru de 0,70% pour atteindre 1,54% par exemple.
  • Mikhail Gorbatchev : le dernier dirigeant de l'Union Soviétique est décédé à l'âge de 91 ans. En 7 ans à la tête de son pays, à travers ses politiques de Perestroika et de Glasnost (transparence) et ses relations cordiales avec l'Ouest (le président américain Ronald Reagan et le premier ministre britannique Margaret Thatcher), il a radicalement transformé la scène géopolitique mondiale. Entre autres pour son soutien de la réunification allemande, il a reçu le Prix Nobel de la Paix en 1990.
  • Apple dépasse Android aux US : selon Counterpoint, l'iPhone et son système iOS a dépassé l'ensemble des smartphones Android aux États-Unis pour avoir une part de marché supérieure à 50%. 
  • Le marché de l'emploi se tasse aux US : les 315 000 emplois créés aux mois d'août sont en baisse par rapport au plus de 500 000 emplois créés en juillet. Le taux de chômage augmente légèrement pour atteindre 3,7%. Des signes qui pourrait indiquer que la politique de hausse de taux directeurs commence à porter ses fruits.
  • La Russie coupe le gaz : Gazprom a coupé son approvisionnement en gaz à l'Europe, en fermant le gazoduc Nord Stream 1 (qui ne tournait déjà qu'à 20%). Probablement en réponse à l'intention des pays du G7 d'imposer un cap sur le prix du pétrole en provenance de la Russie. Rappelons que le gaz russe représentait 40% de l'approvisionnement total en gaz de l'Europe avant la guerre en Ukraine. La coupure totale pourrait stimuler une récession en Europe et conduire à des coupures de courant.
  • Serena Williams prends sa retraite : après avoir perdu au 3ème tour de l'US Open, la record woman du tennis (23 titres en Grand Chelem) qui avait gagné l'US Open en 1999 pour la 1ère fois, a décidé de s'éloigner du tennis. Elle se consacrera désormais sur Serena Ventures, la société de capital risque qu'elle a fondé.

La semaine à venir

  • 0,50% ou 0,75% de plus ? C'est à la BCE d'annoncer ses prochaines mesures pour combattre l'inflation. Au regard du niveau atteint (>9%), les analystes tablent sur une nouvelle hausse des taux directeurs, qui pourrait atteindre 0,75% pour souligner la détermination de la banque centrale. Une augmentation de cette ampleur n'a été décidée qu'une fois dans son histoire.
  • Sortie des nouveaux iPhones : Apple organise son évènement "Far Out", auquel la marque à la pomme a l'habitude de dévoiler ses nouveaux modèles et gadgets.
  • L'OPEP se réunit : avec pour but de convenir d'une stratégie commune pour maintenir le prix de l'or noir à un niveau autour de 100 Dollars par baril.
  • Les services ralentissent aux US : l'indice ISM non-manufacturing sera publié. Il indique l'activité de services aux US et est attendu à 54,8 pour le mois d'août, en baisse par rapport au 56,7 du mois de juillet. Pour rappel, un chiffre supérieur à 50 indique un secteur en expansion. Cet évolution soulignerait donc un ralentissement de la croissance des services, après une forte expansion post-Covid.
  • Le parti conservateur britannique élit son candidat : la choix final se fera entre les finalistes Liz Truss, actuelle Foreign Secretary (ministre des affaires étrangères) et Rishi Sunak, l'ancien chancelier de l'échiquier. La première est largement favorite.
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29 août 2022

Ce qui vient de se passer

  • La Fed très prudente : à la conférence de Jackson Hole, Jay Powell, le président de la banque centrale des États-Unis a indiqué qu'il s'attendait à devoir maintenir une politique monétaire restrictive de hausse des taux directeurs "pendant une période considérable". Ce qui pourrait peser sur la croissance économique, mais qui lui paraît indispensable pour combattre l'inflation avec succès. Son speech de huit minutes a fait dégringoler les bourses, le S&P 500 perdant 3,4% et le NASDAQ 3,9% dans la foulée.
  • La BCE aussi : Isabel Schnabel, membre du comité exécutif de la Banque Centrale Européenne, et François Villeroy de Gallau, gouverneur de la Banque de France, également présents à Jackson Hole, se font l'écho de leur homologue américain, et affirment à leur tour que la politique monétaire en Europe restera restrictive tant que l'inflation n'est pas sous contrôle. Avec les mêmes conséquences probables sur la croissance économique pour la zone euro.
  • La discographie de Pink Floyd aux enchères : après Bob Dylan et Bruce Springsteen, c'est au tour des Pink Floyd de vendre leur catalogue musical, incluant des tubes comme "Money", "Another Brick in the Wall" et "Comfortably Numb". Plusieurs fonds d'investissements sont sur les rangs et un prix de vente de 500 millions de Dollars semble atteignable.
  • Les US effacent (une partie de) la dette étudiante : en ligne avec ses promesses de campagne, le Président américain Joe Biden a décidé d'effacer des milliards de dette étudiante. Le coût de l'éducation supérieure étant très élevé aux États-Unis, des milliers jeunes diplômés commencent leurs vies professionnelles avec des dizaines, voire des centaines de milliers de Dollars de dette. Ceux qui bénéficient d'un salaire annuel inférieur à 125 000 Dollars verront 10 000 Dollars de leur dette s'effacer. Les opposants à cette mesure décrient une subvention qui renforce les pressions inflationnistes.
  • L'Union Européenne alerte à la sècheresse : selon ses experts, 47% de l'Union Européenne souffre de la sècheresse, avec 17% du territoire en état d'alerte. Ils prédisent par ailleurs que les conditions ne vont pas s'améliorer à l'automne, estimant que les conditions climatiques resteront plus chaudes et plus sèches jusqu'en novembre.
  • Djokovic se retire du US Open : non-vacciné, le joueur ne peut pas se rendre à New York pour participer au dernier tournoi du Grand Chelem de l'année.

La semaine à venir

  • Inflation à 9% en zone euro ? Le chiffre pour le mois d'août sera publié mercredi. Il est attendu à 9% sur une base annualisée, un nouveau record, après le 8,9% du mois dernier. La très forte hausse du prix du gaz naturel continue de stimuler l'inflation.  
  • Création d'emploi aux US : les analystes s'attendent au 20ème mois consécutif de création d'emplois aux US, mais à un rythme plus modéré que les mois précédents. Il anticipent 290 000 nouveaux emplois, à contraster avec les 582 000 postes créés au mois de juillet.
  • À la lune : dans le cadre de la mission Artemis, la NASA a l'intention de lancer sa fusée sans équipage afin d'effectuer des travaux et des tests préparatifs à une future mission visant à mettre à nouveau des astronautes sur la surface de la lune dans les années à venir.
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22 août 2022

Ce qui vient de se passer

  • 1,3 trilliard Dollars de revenus supplémentaires : selon le Fonds Monétaire International, à cause de la hausse des prix du pétrole provoquée par la guerre en Ukraine, les états du Moyen-Orient vont collectivement empocher 1 300 milliards de Dollars de revenus supplémentaires pendant les 4 prochaines années. Cela renforcera considérablement la puissance financière de leurs fonds souverains (dont par exemple le Qatar Investment Authority, propriétaire du PSG).
  • Les marchés actions en légère baisse : après 4 semaines de fort rebond, les marchés actions ont corrigé, le S&P 500 et le Nasdaq finissant la semaine en baisse de 1,2% et 2,6% respectivement. Faut dire que l'inflation reste élevée des deux côtés de l'Océan Atlantique, tout comme les tensions géopolitiques.
  • La très surprenante politique monétaire turque : alors que l'inflation y est galopante (plus de 80% sur une base annualisée), et que la lire turque a déjà perdu plus de 25% contre les devises internationales depuis le début de l'année, la banque centrale turque a pris la décision surprenante de réduire ses taux directeurs de 14% à 13%. Le gouverneur semble souscrire à la théorie peu orthodoxe, défendue par le président Erdogan, selon laquelle les taux d'intérêt élevés causeraient l'inflation. La vaste majorité des économistes tendent à penser qu'il faut relever les taux directeurs pour lutter contre l'inflation.
  • Le compte rendu de la Fed publié : le procès verbal de la réunion des gouverneurs des banques centrales fédérales aux US au mois de juillet souligne l'engagement de la Fed de poursuivre leur politique monétaire restrictive (de hausse de taux directeurs) afin de contenir l'inflation et la ramener à un taux "proche de 2%". Mais les banquiers centraux ont également bien conscience des risques associés avec des hausses de taux trop brutales, qui pourraient causer une récession économique. Bref, un rapport très nuancé, qui laisse présager plusieurs hausses de taux à venir, mais dont la magnitude reste à définir en fonction de l'évolution de l'état de l'économie.
  • La Chine stimule son secteur immobilier en réduisant les taux directeurs pour les emprunts hypothécaires. Celui à 5 ans a ainsi été réduit de 0,15% pour tomber à 4,30%. Le gouvernement souhaite ainsi alléger la charge financière pour les propriétaires endettés et soutenir le secteur immobilier dans son ensemble. En effet, de nombreux promoteurs immobiliers sont en risque de défaut et ont stoppé leurs travaux de construction d'appartements. En conséquence, des dizaines de milliers de futurs propriétaires - ne pouvant prendre possession de leurs résidences - refusent de rembourser leurs emprunts immobiliers.

La semaine à venir

  • Dépenses de consommation personnelles aux US : l'indice phare que la Fed surveille de près est celui des prix des Personal Consumption Expenditures (dépenses personnelles). Il sera publiée vendredi pour le mois de juillet et est attendu en baisse par rapport au 6,8% affiché en juin. Hors biens alimentaires et énergie, deux éléments historiquement volatils, l'indice avait atteint 4,8% le mois dernier.
  • L'indice des directeurs d'achats en Europe anticipé en baisse : l'indice pour le mois d'août est attendu à 49,5, en baisse par rapport au 49,9 du mois de juillet. Pour rappel, il s'agirait alors du 2ème mois consécutif où cet indice s'établirait sous la barre des 50, signalant une contraction économique. Malgré la bonne tenue du tourisme, la hausse des prix du gaz, l'incertitude politique en Italie et les effets de l'inflation record sur la consommation des ménages et l'investissement par les entreprises pèsent sur le moral des directeurs d'achat.
  • Jackson Hole : il s'agit d'une ville au Wyoming d'une beauté naturelle exceptionnelle, où se réunissent annuellement les gouverneurs des banques fédérales pour une conférence sur la politique monétaire américaine. Leurs déclarations seront scrutées pour tout indice sur la politique de hausse des taux que la Fed adoptera pour les mois à venir, dans le but de lutter contre l'inflation, idéalement sans causer de récession économique.
  • Triste anniversaire : cela fera 6 mois que la Russie a envahi l'Ukraine. Par coïncidence, l'Ukraine célèbrera son indépendance le même jour.
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15 août 2022

Ce qui vient de se passer

  • Le FBI effectue une descente chez Trump : sur instruction du département de la justice, des agents du FBI ont fouillé Mar-a-Lago, le domicile de l'ancien président des États-Unis dans le cadre de leurs investigations sur Donald Trump. Ce dernier aurait collecté et stocké des documents top secrets - dont des documents concernant "le président de France" - dans son lieu de résidence, en contravention de la loi sur l'espionage. L'intervention a provoqué un tollé parmi les supporters de Trump.
  • Les prix des Rolex et sacs Hermès chutent en Chine : le consommateur chinois sous pression ? La site marchand spécialisé Watcheco signale que les prix pour les Rolex Submariner, un modèle très convoité, a chuté de 46%, sous l'effet d'un nombre croissant de propriétaires qui cherchent à vendre leurs montres pour lever du cash. Même constat pour le sac-à-main Birkin d'Hermès, dont le prix a baissé de 20% chez plusieurs marchands revendeurs d'objets de luxe.
  • L'inflation aux US plus faible qu'anticipée : sur une base annualisée, elle s'établit à 8,5% pour juillet, en-dessous des 8,7% attendus et un signe tangible d'un possible ralentissement de la hausse de l'inflation. Il n'en fallait pas plus soutenir les marchés actions, qui ont continué leurs progressions. Ainsi, le Nasdaq a bondi de 3,1% la semaine dernière. Ce qui permet à l'indice d'enregistrer une hausse de plus 24% depuis le creux atteint au mois de juin. Le S&P 500 s'est adjugé 3,3% et est maintenant en hausse de près de 18% depuis son plus bas.
  • Le consommateur (américain) plus confiant : l'indice de confiance des consommateur, publié par l'université du Michigan, est en hausse au mois d'août et ressort à 55,1 (contre 51,5 en juillet). Un signal supplémentaire que les pressions inflationnistes pourraient baisser aux US. L'inflation reste néanmoins la première source de préoccupation pour 48% des consommateurs interrogés.
  • Production industrielle en hausse dans la zone Euro : elle augmente de 2,4% au mois de juin, sur une base annuelle, bien plus que les 0,8% anticipé par les économistes. Cela pourrait indiquer que les difficultés d'approvisionnement sont en train de se résorber.
  • Salman Rushdie attaqué au couteau : l'auteur des "Versets Sataniques" était sous une fatwa imposée par l'Ayatollah Ruhollah Khomeini en 1989. Un assaillant a essayé de l'assassiner, alors qu'il donnait une conférence aux États-Unis. Blessé à la gorge, Rushdie a été transporté à l'hôpital.

La semaine à venir

  • L'inflation, toujours l'inflation : La Fed publiera le compte rendu de sa dernière réunion. Le marché s'attend à y trouver l'affirmation que la banque centrale américaine reste fermement engagée dans sa lutte contre l'inflation. Ces notes donneront-elles un indice sur l'amplitude de la prochaine hausse des taux directeurs en septembre ? Car les données plutôt rassurantes de la semaine dernière alimentent le débat sur une hausse possible de "seulement" 0,50%, à comparer avec les deux récentes hausses de 0,75% chacune.
  • Le consommateur américain : deux géants de la grande distribution, les groupes Walmart et Target, publieront leurs résultats trimestriels cette semaine. Par ailleurs, le département du commerce américain rendra compte de l'évolution des ventes au détail au mois de juillet. Une légère hausse de 0,2% est attendue, notamment grâce à la baisse des prix à la pompe.
  • L'inflation au Royaume-Uni : elle avait atteint 9,4% en juin (sur une base annualisée), le chiffre pour le mois de juillet est attendue à 9,7% ! La Banque d'Angleterre a déjà prévenu qu'elle s'attend à ce que l'inflation atteigne 13%, notamment à cause de la hausse des prix de l'énergie.
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8 août 2022

Ce qui vient de se passer

  • Plus de jobs aux US : en juillet, l'économie américaine a créé 528 000 jobs, plus du double de ce qui était attendu et en hausse par rapport au mois de juin, durant lequel 398 000 positions furent créées. Le taux de chômage tombe de 3,6% à 3,5%. L'ensemble des jobs perdus durant la pandémie ont maintenant été rétablis. Cette statistique indique que le risque d'une récession semble contenu, ce qui pourrait enhardir la Federal Reserve de poursuivre sa politique aggressive de hausse des taux directeurs.
  • Tensions accrues entre les US et la Chine : suite à la visite éclair de Nancy Pelosi, US House Speaker, à Taiwan, la Chine a lancé des exercices militaires intenses autour de l'île, qu'elle considère comme faisant partie de sa nation. Elle a par ailleurs interrompu "indéfiniment" un certains nombre de négociations bilatérales avec les US.
  • Taux directeurs en hausse au Royaume-Uni : en ligne avec les attentes, la Banque d'Angleterre a une fois de plus relevé ses taux directeurs de 0,50% (à 1,75%), afin de combattre l'inflation, dont le taux a atteint 9,4% en juin outre-Manche. La banque centrale en a profité pour également réviser ses prognostics, prévoyant maintenant un niveau d'inflation qui dépassera les 10% dans les mois à venir et qui prendra plus de temps pour être ramené à l'objectif fixé de 2%.
  • Les exportations ukrainiennes de céréales reprennent : suite à l'accord conclu avec la Russie, sous l'impulsion des Nations Unies, les premiers navires céréaliers exportent à nouveau les céréales ukrainiens à destination de pays importateurs, comme le Liban.

La semaine à venir

  • Batterie d'indices économiques aux US : l'indice des prix à la consommation et à la production ainsi qu'une mise-à-jour sur les coûts unitaires du travail tomberont cette semaine. Autant d'indices que les analystes économiques scruteront afin de se faire une idée du niveau d'inflation (et donc des mesures plus ou moins drastiques que pourrait prendre la Fed sur les taux directeurs pour la contenir). L'indice des prix à la consommation affichait +9,1% sur une base annualisée en juin. Les experts s'attendent à une légère baisse à 8,7% pour le mois de juillet.
  • Encore quelques résultats trimestriels : quelques grandes entreprises publieront leurs résultats financiers, dont notamment Tyson Foods (agro-alimentaire), Disney (parcs d'attractions, studios d'animation, chaînes télévisées) et Take-Two Interactive (jeux électroniques).
  • L'Ethereum de proof-of-work à proof-of-stake : c'est assez technique mais cela tient le monde des crypto-devises en haleine. La façon dont les transactions sont validées sur la blockchain d'Ethereum (la seconde crypto-devise la plus populaire après Bitcoin) pourrait radicalement changer et passer de la méthode "proof-of-work", très énergivore, à la méthode de "proof-of-stake", permettant de réduire la consommation énergétique de plus de 90%. Cette bascule pourrait avoir lieu dans les jours à venir et explique sans doute en partie la forte remontée du cours de l'Ethereum depuis quelques semaines. Après être tombé sous la barre symbolique des 1 000 euros en juin, le cours de la crypto-devise dépasse à nouveau les 1 700 euros (soit une hausse de plus de 70%).
  • Production industrielle pour la zone Euro : cet indicateur sera annoncé pour le mois de juin à la fin de la semaine. Au mois de mai, il était en légère hausse (+0,8%) mais les analystes s'attendent à un chiffre de 0% pour juin, tenant compte de la forte hausse du coût énergétique et de la disruption des chaînes d'approvisionnement.
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1er août 2022

Ce qui vient de se passer

  • La Fed augmente ses taux : comme anticipé, les taux directeurs aux États-Unis ont été relevés de 0,75% à une fourchette de 2,25% à 2,50%. Le marché s'attend à de nouvelles hausses dans les mois à venir, et anticipe 1% de plus d'ici la fin de l'année. Le marché actions a réagi favorablement à l'annonce, le président de la Fed indiquant qu'il serait "ouvert à des augmentations de taille plus modestes" dans le futur.
  • Résultats financiers - des gagnants et des perdants : de très nombreuses sociétés ont publié leurs résultats semestriels et ont profité de l'occasion pour ajuster leurs perspectives pour le reste de l'année. Certaines à la hausse, comme Amazon, la société pharmaceutique GSK, ou encore le fabricant de voiture de luxe Mercedes. Les sociétés pétrolières comme Shell, Exxon et Chevron ont tout simplement annoncé des résultats records. D'autres ont déçu, comme le fabricant de puces électroniques Intel, ou encore la banque Crédit Suisse, qui a annoncé son 3ème trimestre consécutif de pertes. La banque change de PDG et nomme Ulrich Körner - aussi connu sous le surnom "Uli le couteau" - à sa tête.
  • Énorme rebond des marchés actions : l'atténuation de anticipations de hausses de taux à venir, et les résultats encourageants des géants de la tech et des sociétés pétrolières ont fait rebondir les bourses américaines. Le S&P 500 s'adjuge 9,1% et le NASDAQ - très exposé aux valeurs technologiques - augmente de 12,3% en juillet ! Cela contraste avec le 1er semestre, lors duquel ces deux indices ont perdu 21% et 29% respectivement, la pire perf sur le 1er semestre depuis un demi-siècle.
  • La confiance des consommateurs au plus bas : l'indice de confiance pour la zone euro, qui mesure la perception des ménages de leur situation financière, est tombé à son plus bas historique de -23,8 en juin à -28 en juillet. C'est en Espagne, en Italie, en Allemagne et en Pologne que les consommateurs ont le plus de craintes sur l'avenir.
  • Et pourtant l'économie française continue de croître : au second trimestre, la croissance était de +0,5% en France, au-dessus des attentes de +0,2%. Car malgré des consommateurs anxieux (dépenses en baisse), le tourisme a permis de sauver la mise.
  • Les États-Unis techniquement en récession : au second trimestre, le Produit National Brut des US s'est à nouveau contracté (de -0,2%). Deux trimestres successifs de contraction plongent les États-Unis en récession technique. Malgré la baisse du PNB, la consommation personnelle a augmenté de 1%, indiquant la résilience des consommateurs américains.
  • L'Angleterre gagne la coupe d'Europe de foot féminin : en battant l'Allemagne en finale (2 - 1), l'équipe féminine réalise un exploit. En effet, le Royaume-Uni n'avait plus gagné de tournoi de foot international depuis ... 1966. La nation anglaise peut enfin chanter "Football's coming home" !

La semaine à venir

  • L'emploi aux États-Unis : le rapport sur l'emploi du mois de juillet sera publié le 5 août. Il donnera des indications sur les difficultés que rencontrent les entreprises pour recruter et donc sur les risques d'inflation. Les analystes s'attendent à ce que l'économie américaine ait créé 250 000 nouveaux emplois, pour un taux de chômage stable à 3,6% (proche ou équivalent au plein emploi).
  • Nouvelle vague de résultats trimestriels : le géant chinois Alibaba, la plateforme de location de logement Airbnb, les sociétés pétrolières BP et ConocoPhilips, les firmes technologiques Uber et Pinterest et le producteur d'un jeux sportifs virtuels Draftkings publieront à leur tour leurs résultats financiers du 1er semestre.
  • Les résultats de Starbucks particulièrement scrutés : parmi les résultats semestriels annoncés, ceux de Starbucks seront sans doute minutieusement analysés. En effet, l'évolution de son chiffre d'affaires est généralement perçue comme un bon indicateur de l'état de la demande générale des consommateurs. Car le latté grande à 5 euros fait partie des achats plaisir que l'on réduit quand on se serre la ceinture. Par ailleurs, la chaîne de café mise beaucoup sur son expansion en Chine, où les analystes s'attendent à un rebond du volume de ventes réalisées.
  • L'Italie continue d'inquiéter : la semaine dernière, l'Italie a émis des obligations à 10 ans à un taux de 3,46%. La veille, l'Allemagne avait levé de la dette sur la même échéance à un tarif de ... 0,94%. Soit un écart de taux de 2,52% qui reflète l'inquiétude grandissante du marché envers l'Italie, très endettée et où le premier ministre Mario Draghi a récemment démissionné. À surveiller.
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25 juillet 2022

Ce qui vient de se passer

  • La BCE relève ses taux : comme anticipée, la BCE a relevé ses taux, pour la première fois depuis 11 ans. De 0,50% d'un coup, et non de 0,25% comme la banque centrale l'avait pendant longtemps fait miroiter. Cette hausse conclue une période de 8 ans durant laquelle les taux directeurs étaient négatifs et souligne la détermination de l'ECB de lutter contre l'inflation qui a atteint 8,6% pour la zone euro en juin, soit plus de 4 fois plus que l'objectif de 2%, officiellement visé.
  • Draghi démissionne, et déstabilise (un peu plus) le marché des taux : ayant perdu la confiance du parlement italien, l'ancien directeur de la BCE quitte son poste de premier ministre à un moment particulièrement crucial pour l'Italie, qui doit se conformer à certaines conditions pour pouvoir recevoir les prochaines tranches des 200 milliards d'euros de financement de l'Union Européenne. L'inquiétude des investisseurs monte d'un cran. Elle se traduit notamment par la vente d'obligations de l'état italien, dont le rendement à 10 ans a atteint 3,7%, soit plus de 2,30% de plus que les taux à 10 ans de l'Allemagne.
  • Biden atteint par le Covid : le président américain, âgé de 79 ans, a contracté le virus jeudi dernier, mais ne souffre que de symptômes mineurs.
  • Royaume-Uni . Et à la fin, il n'en restera qu'un(e) : après plusieurs débats télévisés, le parti conservateur anglais a réduit le nombre de candidats pour succéder à Boris Johnson à deux finalistes : Rishi Sunak, l'ancien Chancelier de l'Échiquier fera face à Liz Truss, l'ancienne ministre des affaires étrangères. Le résultat final sera connu le 5 septembre.
  • L'indice des directeurs d'achat sous la barre des 50 : l'indice américain est tombé de 52,3 en juin à 47,5 en juillet. En-dessous de 50, cet indice indique l'anticipation d'une contraction économique.

La semaine à venir

  • Nouvelle hausse des taux de la Fed : la seule question concerne l'envergure de la hausse. Le marché table toujours sur une hausse de 0,75% des taux directeurs, mais accorde 20% de chance que la banque centrale augmente les taux d'un pour cent d'un coup, afin de lutter contre l'inflation aux US.
  • Grosse semaine d'annonce de résultats trimestriels : les mastodontes de la tech comme Amazon, Meta (le nouveau nom de Facebook), Microsoft et Apple annonceront tous leurs résultats financiers pour le 1er trimestre. Les grands groupes industriels comme UPS, Boeing et Pfizer en feront autant. Les investisseurs les scruteront afin de savoir comment l'inflation, la hausse des taux, un dollar fort, et les tensions géopolitiques dans le monde impactent leurs plans d'affaires. La semaine dernière, les résultats d'American Express ont rassuré, mais ceux de Snap, déçu. Un ralentissement prononcé de la croissance des revenues de Snap a suffit pour faire chuter son course de bourse de 39%.
  • Exportation du blé ukrainien... ou pas : 24 heures après avoir signé un accord, élaboré par les Nations Unis, permettant l'exportation de millions de tonnes de céréales de l'Ukraine vers le reste du monde, la Russie bombarde le port d'Odessa. L'accord tiendra-t-il ? À suivre.
  • France vs Allemagne : après la victoire contre les Pays-Bas, suivi par 5,1 millions de téléspectateurs, la France rencontrera l'Allemagne en demie-finale de la Coupe d'Europe de foot féminin. Allez les Bleues !
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18 juillet 2022

Ce qui vient de se passer

  • L'inflation US à nouveau en hausse : alors qu'elle était attendue en légère baisse, l'inflation aux États-Unis a atteint 9,1% (sur une base annuelle) en juin, un record depuis 40 ans. Cela renforce les anticipations des spécialistes que la Fed augmentera bientôt à nouveau ses taux directeurs de 0,75%, certains anticipent même une hausse de 1%.
  • "See you in court" (rendez-vous au tribunal) : Elon Musk renonce à l'acquisition de Twitter pour 44 milliards de Dollars. Twitter riposte et l'attaque en justice. Les avocats des deux parties se battent actuellement sur la date du procès. L'action de Twitter est retombée à environ 37 Dollars, bien en-dessous des 54,20 Dollars que Musk avait déclaré vouloir payer par action.
  • Le taux du livret A (bientôt) à 2% : la rémunération sur le Livret le plus populaire de France sera doublée à partir du 1er août pour atteindre 2%.
  • La banque centrale canadienne surprend : elle a décidé de relever ses taux directeurs de 1% (au lieu des 0,75% attendus), signalant ainsi sa détermination à combattre l'inflation.
  • La parité EUR/USD : les craintes d'une récession en Europe, combinée avec les hausses de taux (réalisées et à venir) aux US ont stimulé le renforcement du US américain par rapport à l'Euro, qui a perdu 12% contre le "greenback" depuis le début de l'année.
  • La Chine impacté par les confinements : la croissance du PNB est tombée à seulement 0,4% au second trimestre, contre 1,2% attendu et 4,8% enregistrés au premier trimestre. Conséquence directe du confinement strict et long de plusieurs grandes villes, en application de la politique "zéro Covid", imposée par le gouvernement.

La semaine à venir

  • La saison des résultats trimestriels bat son plein : après plusieurs grandes banques la semaine dernière, c'est au tour de Tesla, Netflix et Bank of America d'annoncer leurs résultats du second trimestre. Les investisseurs scruteront notamment les perspectives des dirigeants sur les trimestres à venir, à la recherche d'indices sur le comportement des consommateurs, dans le contexte inflationniste actuel. Les grandes entreprises maintiendront-elles leurs objectifs de revenus pour l'année ?
  • Semaine cruciale en Italie : après une période de relative stabilité, des tensions sont apparues entre le premier ministre (et ancien président de la BCE) Mario Draghi et le parti populiste Cinq Étoiles, membre de la coalition gouvernementale. Après s'être vu refuser sa démission, Draghi s'adressera au Parlement italien mercredi. Une instabilité politique en Italie pourrait aggraver l'écart de taux de l'Italie par rapport aux autres grandes économies européennes et renchérir considérablement le coût de la dette italienne. Or, le pays a 200 milliards d'euros de dette à refinancer dans les trimestres à venir.
  • L'état du marché immobilier aux US : le nombre de nouvelles constructions et le volume des ventes de biens résidentiels seront publiés dans le courant de la semaine à venir, permettant aux acteurs de marché de se faire une idée sur l'état du marché de la pierre aux États-Unis. Les récentes hausses de taux commencent-elles à peser sur les prix de l'immo ?
  • Twitter publie ses résultats trimestriels : dans la contexte de la bataille juridique opposant la société à son acquéreur potentiel Elon Musk, les résultats trimestriels de Twitter seront sans doute plus scrutés que d'habitude.
  • Les gouverneurs des banques fédérales américaines muselés : en amont de l'annonce de la prochaine hausse de taux aux US à l'occasion de leur prochaine réunion le 26 et 27 juillet prochain, les gouverneurs des différentes banques centrales sont rentrés dans la période d'embargo - la période de "blackout" - durant laquelle ils cessent de communiquer en public.
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11 juillet 2022

Ce qui vient de se passer

  • Boris Johnson démissionne : le scandale de trop. Après avoir autorisé et participé à des fêtes durant les périodes de confinement, le premier ministre britannique est accusé d'avoir promu Chris Pincher, ministre d'état au logement, au poste de "deputy chief whip", alors qu'il savait que celui-ci était accusé d'attouchements sexuels. Une quarantaine de membres du gouvernement démissionnent en 24 heures, et, sous la pression, le premier ministre britannique annonce sa prochaine démission. Il restera dans son rôle, en attendant que le parti conservateur élise un successeur. À l'annonce, la Livre Sterling rebondit et le Footsie (l'indice boursier anglais) s'adjuge 1,14%.
  • Shinzo Abe assassiné : alors qu'il était en train de faire campagne dans la ville de Nara, l'ancien premier ministre a été fatalement atteint de deux balles. Le choc est grand dans un pays où la possession d'armes est rare.
  • EDF (re-)nationalisé : l'Etat français souhaite reprendra le plein contrôle d'EDF (elle en possède déjà 84%). La société avait été introduite en bourse en 2005, mais elle croule sous les dettes, qui atteignent 43 milliards d'euros à la fin 2021. L'action EDF a perdu environ 90% de sa valeur record, atteinte en 2007.
  • La création d'emploi aux US : en juin, l'économie américaine a créé 372 000 emplois, bien plus que les 265 000 attendus. L'économie a continué de tourner à plein régime le mois dernier, malgré les récentes hausses des taux directeurs. Ce qui pourrait conduire la Fed à poursuivre, voire à accélérer sa politique de hausse des taux pour contrer l'inflation.
  • Le USD se renforce : depuis le début de l'année, la devise américaine gagne de la valeur contre la grande majorité des devises étrangères. Le Dollar bénéficie de sa réputation de valeur refuge, mais aussi de la hausse des taux récente et anticipée aux États-Unis, qui le rend plus attractif. L'euro se rapproche de la parité avec le US Dollar, un niveau pas observé depuis plus de 20 ans.
  • La crypto-sphère chahutée : après l'arrêt des retraits chez le prêteur de crypto-devises Celsius, c'est le courtier et prêteur de crypto-devises Voyager Digital qui se déclare en banqueroute. Il ne sait pas comment rembourser ce qu'il doit à ses plus de 100 000 investisseurs en crypto.
  • Elon Musk renonce à Twitter : une bataille juridique se profile à l'horizon. Le multi-milliardaire Elon Musk a annoncé ne plus vouloir acheter Twitter pour 44 milliards de Dollars, car le taux de faux comptes serait bien plus élevé que les 5% initialement estimés. La direction de Twitter a déjà entamé une procédure juridique pour forcer l'acquéreur à honorer son engagement, et conclure la vente.

La semaine à venir

  • L'inflation au mois de juin aux US : les analystes s'attendent à un taux de 8,7%, en légère hausse sur le 8,6% en mai. Les hausses de taux directeurs consécutives appliquées par la Fed devraient commencer à faire leur effet.
  • Quel impact a eu le confinement strict en Chine ? Les économistes s'attendent à un taux de croissance du PNB de seulement 1,2% pour le second trimestre, reflétant un ralentissement fort, notamment dû aux confinements stricts de plusieurs mégapoles sur les trois derniers mois. Si ce chiffre se matérialise, l'objectif de croissance de 5,5% pour l'année sera difficile à atteindre.
  • Plus de croissance au Royaume-Uni : le chiffre de la croissance économique au Royaume-Uni pour le mois de mai sera publié mercredi. Un niveau de 0% est attendu, correspondant à un Produit National Brut inchangé.
  • La saison des résultats trimestriels débute : les mastodontes PepsiCo, Delta Airlines et Taiwan Semiconductor, et les banques JP Morgan, Wells Fargo et US Bancorp vont publier résultats du premier semestre. Ils seront scrutés pour tout signe de ralentissement économique.
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4 juillet 2022

Ce qui vient de se passer

  • L'inflation en hausse en Europe : selon Eurostat, l'inflation de la zone Euro a encore augmenté pour atteindre 8,6% en juin (contre 8,1%) au mois de mai, notamment sous l'influence de la forte hausse du prix de l'énergie. En revanche l'inflation de base (qui exclut l'énergie et la nourriture) est en légère baisse et s'affiche à 3,7% en juin (vs. 3,8% en mai).
  • Un semestre noir pour les actions américaines : c'est l'heure du bilan du 1er semestre. Depuis le début de l'année l'indice boursier S&P 500 a perdu 20,6%, la pire performance semestrielle depuis plus de 50 ans. Pour l'indice du Nasdaq, proportionnellement très exposé aux valeurs de la tech, c'est pire. Il est en baisse de près de 30% sur la même période. Tous les secteurs sont en baisse, à l'exception des valeurs énergétiques (les sociétés pétrolières), en hausse de ... 29% !
  • L'UE régule les crypto devises : l'Union Européenne a publié des standards de marché s'appliquant au secteur des crypto-devises. Les fournisseurs de cryptos devront obtenir l'autorisation d'opérer par l'une des autorités de tutelle nationale et seront supervisés par l'Autorité Bancaire Européenne. La réglementation se focalise notamment sur la protection des clients, mais oblige aussi les acteurs supervisés de publier des données sur leur empreinte carbone.
  • M'Bappé devient l'ambassadeur de Sorare : l'attaquant star de l'équipe de France s'associe (comme Antoine Griezmann, Serena Williams et Rio Ferdinand avant lui) à la licorne française spécialiste du fantasy sport via des cartes de joueurs en format NFT.
  • Argentine - Le ministre des finances démissionne : le pays connaît de graves difficultés financières, souffre d'une inflation à 70%. Sous pression d'une partie de la coalition gouvernementale pour accroître les dépenses (contrairement aux termes de l'accord qu'il avait trouvé avec le Fond Monétaire International), le ministre Guzman a préféré démissionner. Les obligations de l'état argentin, déjà sous pression, pourraient continuer à perdre de la valeur, reflétant la crainte des investisseurs d'un possible défaut.

La semaine à venir

  • Long weekend aux US : les marchés américains seront fermés lundi, le pays célébrant son indépendance.
  • Non farm payrolls : c'est le nom anglais du rapport sur l'emploi qui sera publié cette semaine aux États-Unis. Les analystes anticipent que l'économie américaine ait créé 250 mille nouveaux emplois en juin. Ce qui ne fera qu'augmenter la pression sur les salaires, le taux de chômage étant déjà très bas.
  • Remaniement gouvernemental : la première ministre Élizabeth Borne devrait annoncer la composition de son nouveau gouvernement (le précédent incluait 3 ministres qui ont perdu aux élections législatives et qui doivent donc démissionner).
  • L'appli Cashbee pourrait faire peau neuve : une nouvelle version de l'appli, enrichie en fonctionnalités et en solutions d'investissement serait sur le point d'être lancée. Une annonce pourrait être faite dans le courant de la semaine. La presse internationale et les intervenants de marché retiennent leur souffle.
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27 juin 2022

Ce qui vient de se passer

  • Les marchés actions en hausse : le S&P et le Nasdaq ont fortement rebondi, et terminent la semaine en hausse de 6,5% et de 7,5% respectivement (après avoir significativement corrigés depuis le début de l'année).
  • L'Allemagne craint de manquer de gaz naturel : le pays passe au niveau 2 d'alerte, maintenant que la Russie a réduit le volume de gaz fournit au pays de 60% environ. Initialement, le gouvernement a encouragé sa population de réduire sa consommation de gaz (niveau 1). À ce 2nd palier, il autorise les fournisseurs de gaz de transmettre la hausse de leurs coûts d'achat aux consommateurs. Si le 3ème niveau était adopté, des mesures de rationnement pourrait être imposées.
  • Les directeurs d'achats moins positifs : pour le mois de juin, l'indice des directeurs d'achats est ressortie à 51,9, en-dessous des 54 attendues. Cela signifie que les directeurs d'achats interrogés étaient moins optimistes sur la croissance économique qu'anticipé.
  • La Banque Centrale de Norvège surprend : elle décide de relever ses taux directeurs de 0,50%, le double des 0,25% attendus, soulignant ainsi sa détermination de lutter contre l'inflation.
  • Ronaldo signe avec Binance : alors que le bitcoin vaut autour de 20 000 Dollars (soit en baisse de plus de 50% depuis le début de l'année), le monde des crypto-devises et des NFT (pour Non-Fungible Tokens) continue d'attirer des célébrités. Le footballeur Ronaldo vient de signer un partenariat avec Binance afin de créer une collection de NFTs qui sera distribuée exclusivement par la plateforme.
  • Roe vs Wade : la plus haute court des États-Unis a aboli la loi Roe vs Wade qui avait établi le droit à l'avortement, vieille de 50 ans. La décision confirme ainsi que le Mississippi avait bien le droit d'adopter une loi interdisant l'avortement au-delà de 15 semaines de grossesse. Cette décision, politiquement très chargée, permet aux États d'individuellement introduire des lois sur l'avortement. Dans la foulée, plusieurs États "conservateurs" adoptent des lois interdisant l'avortement.

La semaine à venir

  • Taux d'usure : vendredi 1 juillet seront publiés les nouveaux taux d'usure en France. Celui s'appliquant aux prêts immobiliers sera particulièrement scruté car la formule de calcul (la moyenne des taux d'emprunts immobiliers des 3 derniers mois augmenté d'un tiers) est contestée par les banques, qui craignent que l'augmentation automatique qui en résulterait soit insuffisante dans le contexte d'une forte hausse des taux longs. Bercy réfléchit à une mesure d'ajustement.
  • L'inflation pourrait elle se tempérer aux US ? après un mesure de l'inflation alarmante pour le mois de mai, jeudi sera publié l'indice des dépenses personnelles à la consommation. Cet indice exclut les dépenses en nourriture et en énergie, typiquement volatils, et pourrait faire apparaître des premiers signes de fléchissement de l'inflation.
  • L'inflation toujours en hausse dans la zone euro ? Vendredi, l'Eurostat publiera son estimation du taux d'inflation pour la zone Euro pour le mois de juin. Après avoir atteint 8,1% au mois de mai, les analystes s'attendent à 8,3%.
  • Pétrole : à la fin de la semaine, les pays producteurs et exportateurs de pétrole se réuniront. Les analystes scruteront leurs intentions d'accroître les volumes de production de pétrole, comme convenu à leur dernière réunion.
  • La Russie en défaut de paiements ? Le pays devait verser 100 millions de Dollars d'intérêts aux détenteurs de certaines obligations d'État et avait jusqu'à dimanche soir pour le faire. La banque centrale dispose de suffisamment de fonds pour le faire (les exportations de gaz et de pétrole continuent de fournir des devises au pays), mais les sanctions économiques ont progressivement exclu la Russie du système financier international.
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20 juin 2022

Ce qui vient de se passer

  • L'ours sort de son hibernation (le Bear Market est arrivé) : après une nouvelle baisse des marchés actions, provoquée par des chiffres d'inflation alarmants, certains sont maintenant formellement entrés en "Bear Markets", c'est-à-dire en baisse de 20% ou plus depuis leurs plus haut. C'est notamment le cas des marchés actions américains, avec le S&P500 en baisse de plus de 20% depuis janvier, alors que le NASDAQ a perdu plus de 30%. Sur le marché des crypto-devises, c'est pire. Le Bitcoin a perdu plus de 70% de sa valeur depuis son plus haut et s'échange à moins de 20 000 Dollars.
  • Les crypto-devises s'effondrent : le cours de nombreuses crypto-devises (Bitcoin, Ether, ..) ont violemment corrigés en quelques jours. La cause ? Des doutes de plus en plus répandus sur l'infrastructure qui soutient les échanges de ces devises, notamment alimentés par la décision de Celsius, une importante plateforme de cryptos, d'interdire "temporairement" les retraits des crypto-devises détenues par ses clients. Selon CryptoCompare, le marché des cryptos dans son ensemble, qui valait 3,2 trilliards de Dollars en novembre dernier, ne vaut plus qu'un trilliard de Dollars.
  • Excellente nouvelle, le Livret Cashbee booste ses taux : dans un contexte de hausse des taux directeurs, la banque partenaire de Cashbee, My Money Bank, augmente ses taux d'intérêts. Le livret Cashbee, ouvrable en 5 minutes via l'appli, propose désormais 3% pendant 3 mois (dans la limite de 75 000 euros), suivi de 0,7% ! Une offre valable jusqu'au 31 août prochain.
  • La Fed relève ses taux ... de 0,75% : pour lutter contre l'inflation, qui est à son plus haut depuis 40 ans, la banque centrale américaine est devenue plus aggressive et a décidé de relever ses taux directeurs de 0,75%. En outre, elle signale qu'elle en fera sans doute encore autant à la prochaine occasion. Elle en profite aussi pour réduire, une fois de plus, ses prévisions de croissance économique, désormais à 1,7% pour 2022 et 2023 (à contraster avec le 2% ou plus annoncé en mars dernier).
  • La BCE convoque une réunion d'urgence : pour débattre de la forte hausse du coûts de financement de certains États européens, comme l'Italie ou la Grèce. Des mesures pour contrer les risques d'une nouvelle crise financière pour certains États membres seront bientôt précisées. Cette annonce réconforte les investisseurs et se traduit par un resserrement de l'écart de taux entre l'Allemagne et l'Italie.
  • Législatives : Ensemble, le parti d'Emmanuel Macron, n'a pas obtenu la majorité à l'assemblée nationale. Plusieurs membres du gouvernement devront démissionner, n'ayant pas réussi à se faire élire dans leurs circonscriptions respectives.

La semaine à venir

  • L'inflation au Royaume-Uni : les chiffres pour le mois de mai seront publiés cette semaine. Les analystes s'attendent à un niveau d'inflation de 9,1%. De façon étonnante, ce niveau élevé ne devrait pas bousculer les acteurs de marché, la barre des 9% ayant été atteinte le mois précédent.
  • C'est au tour de la Norvège : après la Fed et la banque centrale suisse la semaine dernière, c'est au tour de la banque centrale norvégienne de décider de relever ses taux ou pas. Une hausse de 0,25% est attendue.
  • L'indice des directeurs d'achat : cet indice est publié tous les mois, et reflète la confiance des directeurs d'achat. Il s'agit d'une note sur 100, toute note au-delà de 50 indiquant une économie en croissance. Un résultat de 54 est anticipé pour le mois de juin.
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13 juin 2022

Ce qui vient de se passer

  • La BCE relèvera ses taux directeurs : l'annonce attendue est tombée, la Banque Centrale Européenne relèvera bien ses taux directeurs (actuellement à un niveau historiquement bas de -0,50%) de 0,25% en juillet. Elle signale qu'elle le fera sans doute à nouveau en septembre, pour au moins autant, en se réservant le droit de faire plus, si les pressions inflationnistes se maintiennent ou s'aggravent. La BCE en a également profité pour revoir ses estimations sur l'inflation. Elle passerait de 2,6% l'année dernière à 6,8%, pour retomber à 3,5% puis 2,1% en 2023 et 2024 respectivement.
  • L'inflation alarmante aux US : les prix à la consommation ont augmenté de 1% au mois de mai, bien plus que les 0,7% attendus. L'inflation atteint ainsi 8,6% sur une base annuelle, mettant la pression sur la Fed d'augmenter ses efforts pour la contrôler. Craignant de plus fortes hausses de taux à venir, les marchés corrigent. Après l'annonce, l'indice action S&P500 perd 2,9%, le NASDAQ baisse de 3,5% et le taux d'intérêt de l'obligation d'état américaine à 2 ans dépasse 3%.
  • Nupes & Ensemble : l'alliance dirigée par Jean-Luc Mélenchon et le parti du président Emmanuel Macron finissent en tête des votes au premier tour des élections législatives, marquées par une taux d'abstention record.
  • Des investisseurs plus défensifs : selon le gestionnaire d'actifs Blackrock, au mois de mai, les investisseurs ont acheté pour un montant record de 26 milliards de dollars d'ETF dédiés aux obligations gouvernementales. Ces obligations font parties des actifs les moins risqués possibles, vers lesquels les investisseurs se tournent lors qu'ils craignent des conditions de marché plus volatiles et baissières. Par comparaison, ces mêmes ETF n'avait attiré que 15,9 milliards de dollars d'achats en avril.
  • Apple se lance dans les paiements fractionnés : toujours sans devenir une banque régulée, Apple est de plus en plus active dans le domaine des services financiers. Les utilisateurs d'Apple Pay pourront bientôt régler leurs achats en 4 fois sans frais (aux US).

La semaine à venir

  • C'est au tour de la Fed : mercredi prochain, la banque centrale américaine annoncera ses prochaines mesures pour lutter contre l'inflation. Une nouvelle hausse de 0,50% de ses taux directeurs est très largement anticipée, même si une minorité des analystes pensent qu'une hausse de 0,75% pourrait être décidée suite à la publication des chiffres de l'inflation plutôt alarmantes de la semaine dernière. Par ailleurs, c'est le discours du président de la Fed qui sera scruté, afin d'analyser ses perspectives sur la fréquence et l'importance des hausses de taux futures.
  • Et de la Banque d'Angleterre : il n'y a peu de doute qu'elle aussi relèvera ses taux directeurs. Si une hausse de 0,25% est anticipée, certains analystes tablent sur une hausse plus importante de 0,50%, l'inflation ayant atteint des records au Royaume-Uni. Une telle approche plus aggressive pourrait pousser l'économie anglaise vers la récession.
  • Jurassic World Dominion : le blockbuster sera sur les écrans de 4600 cinémas américains. Ayant connu un succès notable dans 15 marchés internationaux, il est anticipé que ce film réussira à prendre la place de Top Gun Maverick en termes de recettes.
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6 juin 2022

Ce qui vient de se passer

  • Les US au plein emploi ? 390 000 nouveaux emplois ont été créés aux US en mai (malgré les tensions pour trouver du personnel), et le taux de chômage est resté stable à 3,6%. Ces "bons" chiffres soulignent la solidité de l'économie américaine, et font craindre des mesures plus fortes de la part de la banque centrale pour contenir l'inflation. La bourse corrige.
  • L'OPEP soulage : les pays producteurs de pétrole ont décidé d'augmenter leur production quotidienne de 650 000 barils par jour, quelques jours après que l'Union Européenne ait décidé d'imposer un embargo partiel sur les importations de pétrole en provenance de la Russie.
  • God save the Queen : le Royaume-Uni a bénéficié d'un long weekend afin de célébrer dignement le jubilé des 70 ans de règne de la reine Elizabeth II, qui a accédé au trône en 1952. À l'époque, Winston Churchill était son premier ministre. Elle se rapproche ainsi du record détenu par Louis XIV, qui regna de 1643 à 1715, soit 72 ans.
  • Sheryl Sandberg quitte Meta : Harvard, Google, puis Facebook (devenu Meta), Sheryl Sandberg est une des femmes les plus puissantes de la tech. Bras droit de Mark Zuckerberg, elle vient d'annoncer son départ de la société après 14 ans de bons et loyaux services. Quand elle a commencé chez Facebook en 2008, la société affichait un chiffre d'affaires de 272 millions de dollars. L'année dernière, il était de 118 milliards de dollars. L'action de la Meta accuse le coup, et chute de 3%. Le cours de bourse est en baisse de 45% depuis le début de l'année.
  • Tom Cruise au Top (... Gun) : 36 ans après le film original, "Top Gun: Maverick" récolte 248M$ en recettes pendant son premier long weekend sur les écrans, et 320M$ sur les 5 premiers jours. 55% du public aux US a plus de 35 ans, fait rare pour un blockbuster.

La semaine à venir

  • Inflation aux US. Le pic atteint ? Vendredi, les chiffres de l'inflation du mois de mai seront publiés aux États-Unis. Les économistes s'attendent à un taux 8,3%, ce qui représenterait une baisse de 0,2% par rapport au mois d'avril. Ce qui pourrait indiquer que le pic inflationniste (aux US) aurait été passé (tout en restant à un niveau très élevé).
  • Hausse des taux en juin ou en juillet ? Jeudi, les dirigeants de la Banque Centrale Européenne se réuniront à Amsterdam. Il est anticipé que sa présidente, Christine Lagarde, confirmera que la BCE relèvera ses taux directeurs à l'occasion de sa prochaine réunion au mois de juillet. Ce serait la première hausse depuis 2011. La véritable question reste si cette hausse sera de 0,25% ou de 0,50% (comme le souhaitent les directeurs des banques centrales des Pays-Bas et de l'Autriche).
  • La Chine déconfine : les analystes scruteront tout indicateur économique chinois afin de déterminer dans quelle mesure l'économie domestique se relance, maintenant que le pays de déconfine progressivement. En avril, les ventes au détail ont chuté de plus de 11%. On s'attend à une contraction moindre, de 6,8% pour le mois de mai.
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30 mai 2022

Ce qui vient de se passer

  • Enfin en hausse : les marchés actions ont enfin interrompu une longue série de semaines consécutives de baisse. Aux US, le S&P500 affiche une hausse de 6,6% pour la semaine, le Nasdaq fait mieux avec +6,8%. En Europe, l'Eurostoxx 600 s'adjuge +3% et l'indice Footsie 100 au Royaume-Uni profite d'un plus modeste +2,6%. Les investisseurs estiment que les banques centrales resteront prudentes dans la lutte contre l'inflation et voient les premiers signes d'un potentiel fléchissement de l'inflation aux États-Unis. Rappelons néanmoins que malgré ce revirement positif, les indices restent en baisse par rapport au début de l'année. Le S&P 500 affiche -12,8% à date.
  • Le rouble à un niveau record : la devise russe, après s'être effondrée suite à l'invasion de l'Ukraine, atteint son plus haut niveau contre les devises internationales en 4 ans. Elle a été soutenue par les taux d'intérêts élevés en Russie, l'obligation pour les exportateurs russes de convertir 80% de leurs devises étrangères en rouble et celle des acheteurs de pétrole et de gaz russe de régler leurs factures en roubles.
  • Snap souffre en bourse : la société-mère de Snapchat perd 40% de sa valeur en bourse, suite à l'annonce de résultats financiers en baisse, accompagnée par des déclarations prudentes sur sa croissance future.
  • FC Chelsea vendu : le club de foot deviendra la propriété d'un consortium dirigé par l'homme d'affaires américain Todd Boehly, suite à sa vente par l'oligarque russe Roman Abramovich. Le fruit de la vente — quelques 4,25 milliards de livres — sera séquestré et/ou donné à des oeuvres de charité.
  • Les licornes de la tech coupent dans leurs effectifs : que se soit Gorillaz, qui vous promet de livrer vos courses en quelques minutes, ou Klarna, la fintech qui facilite le paiement fractionné, un nombre croissant de stars de la tech annoncent des réductions de personnel. Dans un contexte de marché plus volatil et moins favorable aux levées de capitaux, l'objectif n'est plus de croître à tout prix, mais de maîtriser ses dépenses et d'atteindre ou améliorer la profitabilité au plus vite.
  • Le Real Madrid emporte la Coupe d'Europe : le club espagnol gagne le trophée pour la 14ème fois de son histoire. Le match a débuté avec plus d'une demie heure de retard, les forces de sécurité ayant été un temps débordé par le nombre de fans voulant rentrer dans le stade.

La semaine à venir

  • Focus sur l'UE : les pays de l'Union Européenne se réuniront à Bruxelles cette semaine. Ils discuteront sans doute de nouvelles sanctions possibles à l'encontre de la Russie. Leurs décisions pourront impacter les cours du pétrole et du gaz.
  • Une batterie d'indicateurs économiques aux US : les annonces concernent les dépenses en matériaux de construction, les niveau des commandes aux entreprises, les ventes d'automobiles et les chiffres de l'emploi du mois de Mai. Les économistes s'attendent à la création de 329 000 emplois, ce qui réduirait le taux de chômage de 3,6% à 3,5% (proche du plein emploi).
  • L'inflation en Europe : mardi, les chiffres du mois de mai seront publiés. Les analystes anticipent une 10ème hausse mensuelle consécutive. L'inflation est attendue à 7,7% (par rapport à 7,4% enregistré pour le mois d'avril). Christine Lagarde, présidente de la Banque Centrale Européenne a promis que son institution réagirait et qu'elle relèverait très probablement le taux directeur, de l'actuel -0,5% à "au moins 0% d'ici septembre".
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23 mai 2022

Ce qui vient de se passer

  • Le "bear" se rapproche : lors qu'un marché perd 20% ou plus de son plus haut, il entre dans une phase "bear" (ours en anglais). L'indice phare des actions américaines, le S&P500, a brièvement touché ce palier la semaine dernière, avant de remonter un peu. Il finit la semaine en baisse, et affiche une performance de -18,7% depuis son plus haut, atteint en janvier. L'énergie est le seul secteur en hausse depuis le début de l'année.
  • Gouvernement nommé : parité parfaite, quelques surprises, et immédiatement critiqué par les parties de l'opposition. Les membres du gouvernement d'Élizabeth Borne entrent en campagne pour les élections législatives. Nous rappelons que depuis 2007, la tradition veut qu'un membre du gouvernement démissionne si il ou elle n'est pas élu(e) aux législatives.
  • L'économie Chinoise souffre : la politique zéro-Covid, et ses confinements stricts, impactent l'économie chinoise. Au mois de mars, les ventes au détail ont chuté de plus de 11% (contre une attente d'une baisse de plus de 6%) et la production industrielle était en baisse de 2,9% (vs. une légère hausse anticipée).
  • Inflation record au Royaume-Uni : l'inflation atteint 9% en avril, un record depuis 40 ans, et le niveau le plus élevé parmi les pays du G7. Les mois à venir seront "difficiles" prévient le chancelier de l'Échiquier.
  • La prudence s'impose : selon un sondage très suivi de Bank of America, effectué auprès de 288 gestionnaires de fonds, les investisseurs institutionnels se méfient de plus en plus. Le cash représente désormais 6,1% de leurs portefeuilles en moyenne, un record depuis les attentats du 11 septembre 2001.
  • La paie des PDGs débattue : moins d'un tiers des actionnaires de JPMorgan ont voté en faveur de 52,6 millions de Dollars d'options que le Conseil de Surveillance souhaite allouer à Jamie Dimon, le PDG emblématique de la banque (en plus de son salaire et bonus "habituels"). C'est la 1ère fois depuis que ce type de clause est soumis pour approbation aux actionnaires en 2009 qu'elle n'obtient pas le soutien des actionnaires. Le vote n'est pas déterminant, mais le Conseil de Surveillance a promis de "sérieusement le prendre en compte".
  • M'Bappe reste : l'impact sur l'économie française est incertain, mais pour les fans du PSG, le renouvellement du contrat de l'attaquant star pour 3 ans est un énorme soulagement.

La semaine à venir

  • JP Morgan s'explique : la plus grande banque du monde tiendra son "Investor Day" (journée des investisseurs) cette semaine. L'occasion pour elle de donner sa perspective sur sa profitabilité dans un environnement de hausse des taux et de donner des indications sur ses investissements en technologie, qui devraient dépasser les 15 milliards de Dollars cette année.
  • Davos : depuis dimanche, les PDGs de grands groupes, les présidents de banques centrales et autres dirigeants politiques se réunissent à Davos, pour participer au World Economic Forum. Ils y débattront de la guerre en Ukraine, des difficultés économiques à travers le monde et du changement climatique. Pour souligner une environnement plus fébrile, il y a aura beaucoup moins de réceptions ou de soirées festives privées que lors des éditions précédentes de l'évènement.
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16 mai 2022

Ce qui vient de se passer

  • Et de sept : malgré un rebond vendredi dernier, la plupart des indices boursiers ont terminé la semaine à nouveau en baisse. Dont notamment l'indie S&P 500,... pour la septième semaine consécutive.
  • Le stable coin pas si stable : les stable-coins, des crypto-devises sensées être backées par des réserves équivalentes en Dollars, représentent aujourd'hui un marché de 180 milliards de Dollars. Une des plus grandes d'entre elles, le stable coin Terra, s'avère ne pas disposer d'autant de Dollars que la valeur théorique de ses Terra-coins en circulation. Résultat : le Terra-coin s'écroule, perd 70% de sa valeur en 24 heures et vaut moins de 0,20 Dollar ce matin. Les régulateurs à travers le monde réitèrent leurs inquiétudes - maintes fois exprimées - sur le manque de réglementation dans le domaine des crypto-devises. Dans la foulée, Tether, la plus importante des stable-coin par montant en circulation, décroche, et s'échange désormais à (un peu) moins d'un Dollar.
  • Pétrole > Tech : mercredi dernier, la capitalisation boursière de société d'exploitation pétrolière Saudi Aramco (+30% depuis le début de l'année) surpasse désormais celle d'Apple (-20% depuis le 1er janvier 2022), jusqu'alors la société la plus chère au monde. Une signe tangible de la correction des valeurs technologiques, et de la hausse des valeurs pétrolières, depuis le début de l'année.
  • Achètera, n'achètera pas : Elon Musk a mis en pause son achat du réseau social Twitter, souhaitant vérifier le nombre de comptes fictifs parmi les abonnés. L'action Twitter perd presque 10%.
  • Le marché de l'art : la société de ventes aux enchères Christie's a organisé une vente d'art moderne à laquelle un tableau d'Andy Warhol a été vendu à 190 million de Dollars. Il s'agit du second prix le plus élevé jamais déboursé pour une oeuvre du 20ème siècle, mais qui n'a pas tout à fait atteint les 200 millions anticipés. La baisse significative des marchés financiers depuis le début de l'année commencerait-elle a peser sur le marché de l'art ?
  • Une victoire de l'Ukraine ... à l'Eurovision : grâce au vote du public, l'Ukraine remporte l'Eurovision.

La semaine à venir

  • Hausse de taux en USD : le président de la Federal Reserve, Jerome Powell, tiendra un discours à la conférence du Wall Street Journal. Selon les spécialistes, il en profitera pour guider le marché vers des nouvelles hausses des taux directeurs de 0,50% en juin et en juillet.
  • Une première ministre : le président Emmanuel Macron devrait accepter la démission de Jean Castex et nommer un nouveau premier ministre dans les jours à venir. Il est probable qu'il s'agira d'une femme, qui formera alors son gouvernement dans la foulée.
  • L'OTAN s'élargit : la Finlande et la Suède demanderont formellement de rejoindre l'OTAN. La demande de la Finlande est particulièrement notable. Si le pays Scandinave rejoint l'OTAN, cela doublerait la frontière commune entre les pays de l'OTAN et la Russie.
  • US retail sales : les chiffres de la vente au détail aux États-Unis en avril seront publiés. Les analystes s'attendent à une nouvelle hausse de 0,7% (d'un mois sur l'autre). Cette hausse est due à une augmentation de la consommation, mais aussi à la hausse des prix.
  • L'impact plus large de la chute des crypto-monnaies : le bitcoin a maintenant perdu 60% de sa valeur depuis novembre dernier. Cette forte baisse pourrait peser plus largement sur la demande pour d'autres actifs risqués, comme les actions. Un rapport de JP Morgan souligne que les nouveaux acheteurs de crypto-devises, qui ont investi dans ce secteur depuis la crise du Covid, sont susceptibles d'également investir habituellement en actions. Leur niveau de confiance et leur appétit pour d'autres actifs risqués sont négativement influencés par leurs positions en crypto, aujourd'hui largement sous l'eau.
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9 mai 2022

Ce qui vient de se passer

  • Yo-yo : L'indice Dow Jones (grandes capitalisations boursières aux US) a fini la semaine en baisse de 0,2% seulement, mais ce chiffre cache des variations significatives durant la semaine. En occurrence, l'indice a connu sa meilleure et sa pire journée depuis 2020 durant la semaine ! Initialement rassuré par la hausse, largement anticipée, des taux directeurs de 0,50%, les investisseurs se sont rapidement mis à douter de la capacité de la banque centrale de combattre l'inflation tout en évitant une récession.
  • Le Nasdaq souffre : L'indice américain, lourdement exposé aux valeurs technologiques, a baissé de 1,5% et se situe maintenant 25% sous son record, atteint en novembre dernier.
  • Nouvelles sanctions : La Commission Européenne prépare de nouvelles sanctions contre la Russie, comprenant notamment une élimination progressive des importations de pétrole bruts en 6 mois, et de pétrole raffiné d'ici la fin de l'année. La Hongrie, très dépendante d'importations en provenance de la Russie, souhaite plus d'assurances sur son approvisionnement de sources alternatives. Anticipant une demande plus forte, le prix du baril est reparti à la hausse, le Brent gagnant 5%. Les sanctions touchent également le système bancaire. En revanche, les livraisons de gaz ne sont pas concernées. La Commission prévient, ces mesures ne seront pas sans impact (négatif) sur la croissance de l'économie européenne.
  • Coupe de France : Nantes bat Nice en finale de la Coupe de France. Le club vainqueur touche un peu plus de 2 millions d'euros de dotations, ce qui représente légèrement moins que le salaire mensuel de Kylian M'Bappé.

La semaine à venir

  • L'inflation (enfin) contenue ? Les analystes s'attendent à ce que l'inflation du mois d'avril aux US reste forte (+8,1%) mais baisse par rapport au mois précédent (+8,5%). Il s'agirait du premier ralentissement depuis août dernier. Ce rapport sur les prix à la consommation est l'un des deux dont disposeront les gouverneurs de la banque centrale américaine avant de décider de la prochaine hausse des taux à leur réunion en juin. Une nouvelle hausse de 0,50% est anticipée, mais toute déviation dans l'évolution des prix par rapport aux attentes influera sur leur analyse.
  • D'où viendra le blé cet hiver ? Jeudi, le département de l'agriculture américain publiera son rapport mensuel qui comprend les estimations de la production de blé et d'huile de tournesol pour cet hiver. La Russie et l'Ukraine représentent ensemble 30% des exportations de blé et 60% des échanges en huile de tournesol. La guerre en Ukraine a créé de fortes tensions sur les marchés agricoles. De nombreux pays doivent trouver de nouveaux fournisseurs. Il sera donc important de suivre les niveaux de production attendus dans les grands pays exportateurs.
  • Défilé militaire : aujourd'hui, les Russes célèbreront à leur tour la fin de la Seconde Guerre mondiale. Au-delà du défilé militaire, le discours du Président Putin sera scruté à travers le monde.
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2 mai 2022

Ce qui vient de se passer

  • Les bourses chutent (à nouveau) : ce sont les valeurs technologiques qui ont le plus souffert, plusieurs d'entre elles annonçant des résultats trimestriels en-dessous des attentes. Par conséquent le Nasdaq a prolongé sa baisse, perdant 13,3% en avril. Il s'agit du pire mois depuis la crise financière en octobre 2008. Le S&P 500 ne perd "que" 8,8% sur la même période.
  • Le Dollar se renforce : les hausses récentes et anticipées des taux d'intérêt aux US attirent les investisseurs, au détriment des autres devises. Le Dollar s'est ainsi renforcé contre la plupart des devises étrangères. Un Euro ne vaut plus que 1,055 Dollars (contre 1,13 au début de l'année).
  • L'inflation se rapproche de 5% en France : elle a atteint 4,8% annuel en avril selon l'INSEE
  • Le SMIC : il augmente de 2,65 % au 1er mai, pour s'établir à 1645,58 euros bruts mensuel
  • Amazon déçoit, Apple prévient : l'action du mastodonte chute de 14% dans la seule journée de vendredi. La société a annoncé un perte trimestrielle et perçoit plusieurs difficultés pour les trimestres à venir. Apple annonce des résultats financiers pour le 1er trimestre meilleurs qu'attendu, mais en soulignant des tensions dans ses chaines d'approvisionnement, fait perdre 3,7% à son titre en bourse.
  • Elon Musk vend (un peu) de Tesla pour se payer Twitter : le patron de Tesla a vendu pour presque 4 milliards de Dollars d'actions du producteur de voitures électriques afin de financer, en partie, son acquisition du réseau social Twitter. Il a en effet promis de contribuer 21 milliards de Dollars sur le prix d'acquisition de 44 milliards. En outre, il mettra en gage des actions de Tesla valant 65 milliards de dollars, afin d'obtenir les prêts nécessaires pour financer le solde. L'action Tesla a perdu 15% de sa valeur dans la foulée des différentes annonces, sous la pression de la vente significative par Musk mais aussi par crainte que le patron de Tesla, également PDG de la société SpaceX, sera obligé de partager son temps entre ses multiples projets entrepreneuriaux. La pression sur l'action Tesla est retombée un peu lorsque Musk a annoncé qu'il ne vendrait pas plus d'actions Tesla. Via Twitter bien sûr !

La semaine à venir

  • La Fed et les taux directeurs : la banque centrale américaine publiera sa décisions sur les taux directeurs. Afin de contenir l'inflation galopante, une hausse de 0,50% est très largement attendue, selon toute probabilité accompagnée des premières mesures de réduction du programme d'achat d'actifs.
  • Le rapport sur l'emploi américain : les analystes prévoient un gain de 390 000 emplois, en baisse légère mais toujours représentatif d'une économie robuste. Le taux de chômage est attendu stable à 3,9%, un niveau proche du plein emploi.
  • La Banque d'Angleterre et ses taux directeurs : les analystes anticipent que la Banque d'Angleterre relèvera ses taux directeurs de façon plus modeste que sa consoeur américaine et de procéder à sa 4ème hausse de 0,25% pour amener le taux directeur à 1%.
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25 avril 2022

Ce qui vient de se passer

  • Élections présidentielles : Emmanuel Macron est réélu avec 58,5% des voix. Il promet une "nouvelle ère" pour son second quinquennat et une nation plus écologique. Le Rassemblement National de Marine Le Pen réalise son meilleur score historique en recevant 41,5% des voix, et s'engage immédiatement dans la bataille des élections législatives, prévues pour juin.
  • Netflix chute en bourse : après avoir accru le nombre de ses souscripteurs pendant plus de 10 ans consécutifs, Netflix a perdu 200 000 clients au 1er trimestre de 2022 (et s'attend à en perdre 2 millions de plus au 2nd trimestre). Le cours de son action chute et fait perdre presque 40% de la capitalisation boursière de l'entreprise en moins de 24 heures.
  • Les taux montent, les marchés actions baissent : les déclarations des gouverneurs de la banque centrale américaine insistent de plus en plus sur la nécessité de relever significativement et rapidement les taux directeurs afin de combattre l'inflation. Une augmentation d'au moins 0,50% est maintenant clairement attendue au mois de mai (certains analystes n'excluent plus une augmentation de 0,75%), suivi d'une augmentation de la même ampleur en juin. Au total, le marché anticipe maintenant une hausse des taux directeurs de 2,70% au courant de l'année en cours. En réaction, les taux longs ont poursuivi leur remontée, le rendement du US Treasury à 10 ans se rapprochant de 3% jeudi dernier. Les marchés actions accusent le coup. La semaine dernière, l'indice Dow Jones a terminé en baisse de 1.9%, pour sa neuvième baisse hebdomadaire sur les 11 dernières semaines, le S&P 500 a chuté de 2.8% et le Nasdaq de 3.8%.
  • L'industrie de l'armement a le vent en poupe : depuis le début de l'année, l'indice des sociétés aérospatiales et d'armement a sur-performé le marché actions de 17%. Sans surprise, cette sur-performance s'est notamment manifestée depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie, en anticipation d'une hausse considérable des budgets alloués en Europe et aux États-Unis à la défense. Ces entreprises sont typiquement exclues des portefeuilles labellisés Investissement Socialement Responsable (ISR) ou Environnement, Social et Gouvernance (ESG).

La semaine à venir

  • Résultats trimestriels : les quatre plus grosses entreprises américaines par capitalisation boursière (Apple, Microsoft, Amazon et Alphabet) annonceront leurs résultats trimestriels. À date, les résultats trimestriels se distinguent par leurs écarts, entre les bonnes surprises (comme Tesla) et les déceptions (Netflix).
  • Croissance économique et inflation en Europe : jeudi seront publiées les premières statistiques pour l'inflation du mois d'avril (les spécialistes tablent sur un taux stable par rapport au 7,4% du mois de mars), suivi vendredi des chiffres de la croissance économique pour la zone euro au premier trimestre (anticipée aux alentours de 0,3%, sous l'impact de la guerre en Ukraine).
  • Ralentissement de la croissance aux US : jeudi, le département du commerce annoncera les chiffres de la croissance du PNB aux US pour le 1er trimestre de 2022. Un taux de 1% est anticipé par les économistes, en forte baisse par rapport au 6,9% affichés au dernier trimestre de 2021.
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19 avril 2022

Ce qui vient de se passer

  • L'inflation galopante : Aux US, l'indice des prix à la consommation a grimpé de 8,5% au mois de mars par rapport à l'année précédente, un record depuis 1981 ! Les marchés financiers anticipent maintenant que la Banque Centrale américaine relève ses taux directeurs de 0,50% à la prochaine opportunité, c'est-à-dire au mois de mai (probabilité de 90%)
  • Elon Musk veut Twitter : Après avoir pris une part minoritaire dans le réseau social qu'il adore utiliser, l'homme le plus riche du monde souhaite aller plus loin, et tout simplement acheter l'entreprise. Il a tablé une offre à 54 milliards de Dollars, jugée insuffisante par le management, qui résiste à l'attaque.
  • Les résultats des banques US sont mixtes : Les grandes banques américaines ont publié leurs résultats trimestriels. Ils sont très surveillés par les investisseurs qui les perçoivent comme de bons indicateurs de la santé de l'économie en général. Les profits ont chuté, souffrant notamment de la forte contraction des opérations de fusions & acquisition et de levées de capitaux. Par ailleurs, les niveaux de provisionnement sont en hausse, reflétant un contexte plus volatil et incertain, qui pourrait conduire à des défauts d'entreprises. Du côté positif, les marges nettes d'intérêts augmentent, dans le prolongement de la remontée des taux d'intérêts.
  • La croissance en Chine surprend : Le produit national brut a augmenté de 4,8% au premier trimestre de l'année, plus qu'anticipé par les économistes. En revanche, les confinements durs et longs imposés dans de nombreuses grandes villes, dont Shanghai, font craindre un ralentissement de cette croissance économique.
  • L'Euro faiblit contre le Dollar : Après avoir perdu 6,9% en 2021, l'Euro poursuit sa baisse contre le Dollar et vient de passer sous la barre de 1,08 Dollar. La cause ? Des remarques faites par Christine Lagarde, la présidente de la Banque Centrale Européenne, qui observe que les risques d'un ralentissement économique se sont substantiellement accrus depuis l'invasion de l'Ukraine. Et qui pourraient donc signaler une attitude plus accommodante sur les taux d'intérêts.

La semaine à venir

  • Élections présidentielles : Emmanuel Macron débattra avec Marine Le Pen mercredi soir, quelques jours avant le vote du second tour, dimanche prochain. Les sondages donnent le président sortant gagnant, mais d'une courte marge. Le face-à-face a donc toute son importance.
  • Résultats trimestriels en cascade : Plusieurs références de marché, les fameux "blue chip companies", comme Johnson & Johnson, Procter & Gamble, IBM et Bank of America, annonceront à leur tour leurs résultats du premier trimestre.
  • Annonce Cashbee ? L'application d'épargne qui aide un nombre croissant de Français à épargner plus et mieux préparerait une annonce. À suivre !
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11 avril 2022

Ce qui vient de se passer

  • Premier tour des élections présidentielles : en ligne avec les sondages, le président Emmanuel Macron est arrivé en tête au premier tour et fera face à Marine Le Pen au second. Le résultat s'annonce plus serré qu'il y a 5 ans.
  • Marchés actions sous pression : les pressions inflationnistes se font plus fortes, les banques centrales, la Fed américaine en tête, commencent à considérer des mesures plus fermes pour les combattre. Par anticipation, les taux d'intérêts continuent de monter, ce qui fait craindre un fort ralentissement de la croissance économique. Le risque de récession pèse sur la bourse.
  • Un syndicat chez ... Amazon : malgré ses efforts, Amazon n'a pas réussi à bloquer les efforts de certains de ses employés pour créer une représentation syndicale au sein du dépôt d'Amazon à Staten Island. Il s'agit de la première représentation syndicale chez Amazon sur le sol américain.
  • Elon Musk chez Twitter : l'homme le plus riche du monde s'introduit chez Twitter (dont il est un utilisateur fréquent) en achetant 9,2% de l'entreprise. Il est invité à rejoindre le conseil de surveillance, mais refuse. Le titre de Twitter bondi de 30% le jour de l'annonce de la prise de participation par Musk.

La semaine à venir

  • Les résultats trimestriels : les grandes banques américaines JP Morgan, Goldman Sachs et Citi annonceront leurs résultats trimestriels. Ils seront très suivis : les taux d'intérêt plus élevés devraient booster les revenus des banques, mais cela ne suffira sans doute pas pour compenser les fortes baisses de revenus dans les fusions acquisitions et les marchés de capitaux. Car dans ces secteurs d'activité, les volumes ont fortement chutés.
  • L'inflation américaine : l'indice des prix à la consommation sera publié mardi. Pour le mois de mars, une hausse des prix de 1,1% par rapport au mois précédent est anticipée. Ce qui correspondrait à une hausse de 8,4% d'une année à l'autre, le taux d'inflation le plus élevé depuis 1981.
  • La BCE discute : les membres du conseil de la Banque Centrale Européenne se rencontreront jeudi pour débattre de la politique monétaire à mener. Deux lignes de pensée se font face : soit remonter les taux d'intérêt bientôt et rapidement pour combattre l'inflation, soit attendre encore, afin de soutenir la croissance économique, déjà en train de ralentir suite à la guerre en Ukraine.
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4 avril 2022

Ce qui vient de se passer

  • Le prix du pétrole ... chute : la Maison Blanche annonce la mise à disposition de 180 millions de barils de pétrole de ses réserves stratégiques, la plus grosse mise sur le marché de celles-ci depuis leur création en 1975. Le prix du baril chute de 10% environ pour retomber autour de 100$.
  • La courbe des taux américaine s'inverse : le rendement du US Treasury à 2 ans dépasse (brièvement) celui du US Treasury à 10 ans. C'est rare, et on dit que la courbe des taux s'inverse, car elle est naturellement en pente croissante. Historiquement, l'inversion de la courbe signale la crainte des investisseurs que les hausses de taux à venir de la banque centrale pourraient déclencher une récession.
  • Les entreprises lèvent (beaucoup) moins de capital : les levées de capitaux propres ont chuté en 2022. Au 1er trimestre, 131 milliard de dollars ont été émis dans le monde, soit environ 50% du volume du 1er trimestre 2021 (certes, une année extraordinaire). Et cela est notamment dû à quelques grosses introductions en bourse en Asie. Aux US, les ventes d'actions sont tombées à leur plus bas niveau depuis 2009, notamment à cause de la volatilité importante sur les marchés financiers.
  • Flux positifs : les fonds actions ont enregistré une collecte nette de l'ordre de 19 milliards de dollars la semaine dernière contre des retraits nets de 2 milliards de dollars lors de la semaine précédente.
  • L'action de l'appli de trading Robinhood s'envolent : le cours a pris 24% mardi dernier. Robinhood a annoncé étendre ses horaires afin de permettre à ses utilisateurs d'acheter et de vendre des actions de 7 heures du matin à 8 heures du soir.

La semaine à venir

  • La Fed publie son compte rendu : mercredi, la Federal Reserve (la banque centrale américaine) publiera le compte rendu de sa réunion du mois dernier. Les analystes l'étudieront afin de se faire une idée de l'agressivité avec laquelle la Fed a l'intention de combattre l'inflation. Le débat se concentrera notamment sur l'amplitude de la prochaine hausse des taux au mois de mai (0,25% ou 0,50%). Pour l'instant, la seconde option, plus radicale, tient la corde.
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28 mars 2022

Ce qui vient de se passer

  • Les taux d'intérêts en USD continuent de grimper (en anticipation de futures hausses de taux par la Fed). Le taux à 2 ans dépasse maintenant les 2%. L'écart de taux entre les obligations de l'état américain à 2 et à 10 ans tombe à 0,14%. Le Président de la Banque Centrale américaine souligne clairement son intention de poursuivre sa lutte contre l'inflation en n'exclue plus une hausse possible de 0,50% à la prochaine occasion
  • Malgré cela, les marchés actions aux US ont terminé la semaine dans le vert, notamment grâce à la hausse des valeurs pétrolières. Le cours du baril de pétrole s'approchant des 120 dollar, le secteur a le vent en poupe.
  • Nike impressionne : l'action s'adjuge 5,5% suite à l'annonce de ses résultats, jugés impressionnants. La baisse de son activité en Chine a été plus que compensée par la hausse des ventes sur les autres continents. Les ventes en ligne, directement aux consommateurs, explosent.
  • Bitcoin: rebond de la cryptodevise au-dessus de $47k. Le bitcoin affiche désormais une performance positive depuis le début de l'année.

La semaine à venir

  • Le pétrole : jeudi l'Organisations des Pays Exportateurs de Pétrole (l'OPEP) se réunira, après avoir reçu la demande des leaders du G7 de booster leurs niveaux de production de l'or noir, afin de compenser la réduction d'approvisionnement en pétrole résultant de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Au-delà de la volonté de produire plus, certains spécialistes se demandent si les pays membres de l'OPEP ont les capacités pour accroître significativement leurs niveau de production.
  • Les chiffres de l'emploi aux US seront annoncés vendredi pour le mois de mars. Le marché anticipe un 3ème mois de gains (c'est-à-dire de créations d'emplois), tablant sur 488000 nouveaux postes créés, contre 678000 en février. Cela ferait tomber le taux du chômage à 3,7%.
  • La totalité des marchés russes réouvre. Il sera intéressant de suivre les cotations des valeurs russes durant la semaine.
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21 mars 2022

Ce qui vient de se passer

  • Rebond des actions : les actions ont connu la meilleure semaine depuis novembre dernier, l'indice Dow Jones termine en hausse de 5,5%, le S&P500 bondi de 6,1% et le Nasdaq gagne 8,2%. Le CAC, l'indice phare de la Bourse de Paris, s'adjuge également plus de 5%.
  • La Fed en ligne avec les attentes : la banque centrale américaine a annoncé sa 1ère hausse des taux depuis 2018. Cette hausse, de 0,25% était très largement anticipée. Le discours rassurant de Jay Powell, le président de la banque centrale, a contribué au rebond des marchés actions, même si les analystes prévoient maintenant des taux directeurs à 1,9% à la fin de l'année (contre 0,9% en décembre dernier).
  • La courbe US s'inverse : si les investisseurs en actions ont repris confiance, le marché obligataire reste prudent. Le taux à 10 ans est maintenant inférieur que celui à 5 ans. On appelle cela une courbe des taux inversé, ce qui est rare et typiquement un signal que les intervenants de marché anticipent une récession.
  • La Russie pas (encore) en défaut de paiements : le pays devait verser 117 million de Dollars d'intérêts à ses créanciers obligataires la semaine dernière. Les détenteurs des obligations étaient devenus très dubitatifs sur le sujet, et les obligations avaient chuté en valeur, pour s'échanger à 20% de leurs valeurs nominales (signalent une forte crainte de défaut de paiements). Mais la Russie a viré l'argent, qui est en cours de transfert vers les détenteurs de titres, dont les prix ont logiquement bondi, pour s'échanger à 50% environ de leurs valeurs nominales.
  • Chaine d'approvisionnement : alors que dans de nombreuses parties du monde les restrictions sanitaires disparaissent, le COVID gagne du terrain en Chine, qui adhère à sa stratégie "Zéro COVID", imposant des mesures de confinement stricts sur une partie croissante du pays. Cela impact très directement les chaines d'approvisionnements. Les opérations de Foxconn, un fournisseur clé d'Apple, sont ainsi à l'arrêt à Shenzen.
  • Rebond des actions chinoises : L'engagement du gouvernement chinois d'introduire des "politiques favorables au marché" donne du baume au coeur aux investisseurs. Malgré les restrictions sanitaires, et après une forte correction, les valeurs chinoises ont fortement rebondi. Mercredi dernier, l'action du géant technologique Alibaba gagne plus de 30% en une journée par exemple.

La semaine à venir

  • Le Royaume-Uni publiera le taux d'inflation du mois de février. Les analystes tablent sur un taux de 5,9% en hausse par rapport au 5,5% affiché en janvier. La Banque d'Angleterre a pourtant déjà entamé son cycle de hausse des taux directeurs, ayant procédé à la 3ème hausse de celui-ci la semaine dernière.
  • Activité économique : jeudi, l'agence de sondage IHS Markit publiera les résultats de son sondage auprès des directeurs d'achat. On peut s'attendre à une baisse de l'activité commerciale, notamment dans les secteurs industriels (par opposition aux services) dans la foulée de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
  • Nike publiera ses résultats trimestriels : les actions de l'équipementier sportif sont dans de très nombreux portefeuilles. Ses résultats seront donc scrutés de près, notamment pour les indications qu'ils pourront donner sur la gravité des disruptions dans les chaines d'approvisionnement.
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14 mars 2022

Ce qui vient de se passer

  • Inflation en Europe : La Banque Centrale Européenne a décidé de réduire ses achats obligataires à 30 milliards d'euros par mois à partir de mai, afin de combattre la hausse de l'inflation. Sa décision était moins accommodante que certains l'espéraient, dans le contexte de la guerre en Ukraine.
  • L'inflation aux US a atteint 7,9% (et 6,4% hors énergie et nourriture), en ligne avec les attentes du marché.
  • Le Hang Seng, l'indice de la bourse de Hong Kong, chute de près de 9%. Les autorités américaines considèrent à nouveau de d'enlever de la cotation les sociétés chinoises, actuellement listées aux US. L'action Alibaba, qui avait touché les 300 HK$ en octobre 2020, ne vaut plus que 90 HK€.
  • L'exode continue : c'est maintenant aux grandes banques de quitter la Russie. Goldman Sachs et JP Morgan ont annoncé la fermeture de leurs bureaux à Moscou la semaine dernière. Elles s'ajoutent ainsi à la longue liste de sociétés internationales ayant décidé de cesser leurs activités en Russie.
  • Gel des avoirs : dans le cadre des sanctions visant les oligarches Russes, le milliardaire Roman Abramovich a perdu le contrôle effectif de son club de foot de Chelsea, qu'il avait pourtant mis en vente après que la Russie ait envahi l'Ukraine.
  • Reflétant la grande fébrilité des marchés financiers, l'once d'or a brièvement touché la barre des 2000 $. Quant au baril de pétrole, il finit la semaine en hausse de plus de 3%, à 112,67 Dollars.

La semaine à venir

  • Aux US, la Réserve Fédérale se réunira pour annoncer sa décision sur les taux directeurs. Une hausse de 0,25% est fortement anticipée, dans un contexte de fortes pressions inflationnistes. Si elle était annoncée, il s'agirait de la 1ère hausse depuis 2018. Les commentaires de la Fed seront particulièrement scrutées, afin d'essayer d'en apprendre plus sur le rythme probable des futures hausses de taux.
  • Au Royaume-Uni, la Banque d'Angleterre pourrait, elle aussi, décider de rehausser ses taux, afin de combattre l'inflation qui a atteint 5,50% en janvier. Ce serait la 3ème hausse des taux directeurs depuis la pandémie.
  • Cela fait maintenant une semaine que le London Metal Exchange a fermé les échanges sur le nickel, pour cause de trop forte volatilité. La réouverture est attendue, tout autant que le cours d'ouverture du métal très prisé et dont le prix s'envole depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
  • L'or va-t-il atteindre un nouveau record ? Nous n'étions pas loin la semaine dernière, à 2070 Dollars l'once, mais le cours a terminé la semaine juste en-dessous des 2000 Dollars. La demande pour le métal jaune est forte depuis le début de l'année, en provenance d'investisseurs cherchant à mettre une partie de leur épargne à l'abri. Elle pourrait être renforcée par une demande émanant des banques centrales, à la recherche de diversification de leurs réserves.
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7 mars 2022

Ce qui vient de se passer

  • Une guerre plus intensive : une nouvelle semaine de forte baisse sur les marchés actions, en sympathie avec la tournure de plus en plus violente qu'à prise l'invasion russe en Ukraine. Les indices boursiers français (CAC40) et allemand (le DAX) perdent plus de 10%, reflétant la sensibilité des économies européennes aux conséquences financières du conflit armé. L'économie américaine l'est beaucoup moins, mais le S&P500 accuse le coup, en baisse de 1,3% sur la semaine, le Nasdaq (plus exposé aux valeurs technologiques) chute de 2,8%.
  • Les sanctions mordent : après une chute de 30%, la devise russe tombe à son plus bas contre le Dollar, malgré les efforts de la banque centrale russe pour la soutenir, en doublant son taux d'intérêt directeur, désormais à 20%. La bourse de Moscou est restée fermée toute la semaine. Les Russes ne peuvent plus transférer leurs devises étrangères au-delà des frontières nationales.
  • La Russie, État paria : les unes après les autres les grandes enseignes quittent ou se désengagent de la Russie. British Petroleum vendra les 20% qu'elle détient dans Rosneft. Shell et Exxon cèderont également leurs intérêts dans le pays. De Nike à Chanel, en passant par Apple, tous ferment leurs magasins. Les cabinets de conseil McKinsey et BCG cessent de travailler pour le secteur publique en Russie. Samedi, Visa et Mastercard ont décidé de suspendre leurs activités en Russie. Dans la pratique, cela signifie que leurs cartes de crédit émises en Russie ne fonctionneront plus à l'étranger et que de nouvelles cartes ne seront plus émises.
  • Le matières premières s'envolent : le prix du baril de pétrole dépasse 135 Dollars à l'ouverture lundi matin, à son plus haut depuis 2008. Celui du blé a pris plus de 50% depuis le début du conflit.
  • La crypto, valeur refuge... pour les Russes ? Les prix des crypto-devises ont fortement fluctué durant la semaine. Certains y voient le moyen pour les Russes de se protéger contre la chute du rouble, et de contourner les sanctions.

La semaine à venir

  • Ce sera (selon toute probabilité) 0,25% : Le président de la Fed annonce la couleur, et a confirmé son soutien pour une hausse des taux directeurs aux États-Unis de 0,25% au prochain meeting FOMC (Federal Open Markets Committee). Avant la guerre en Ukraine, il était question d'une remontée plus forte - de 0,50% - mais la banque centrale américaine procèdera de façon plus mesurée, dans un contexte devenu plus incertain.
  • Les dirigeants de l'Union Européenne se réuniront jeudi et vendredi. Leurs conclusions seront sans doute à suivre de près.
  • Jeudi, la Banque Centrale Européenne (la BCE) publiera ses conclusions sur l'évolution des taux directeurs, dans un contexte de hausse rapide de l'inflation (qui a atteint 5,8% en février et qui plaide en faveur d'une hausse des taux directeurs) et de grandes tensions géo-politiques accompagnées de sévères sanctions économiques (qui favorisent une disposition plus accomodante de la BCE). Pas facile !
  • Le même jour, sera publié le rapport sur les prix à la consommation aux US. Ce rapport donnera une indication sur le niveau de l'inflation aux États-Unis et sera donc scruté par les analystes financiers, notamment pour voir si le ralentissement de la hausse de prix sur certains biens (comme les voitures d'occasion) se confirme.
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28 février 2022

Ce qui vient de se passer

  • Le rebond étonnant ! L'indice actions américain S&P500 a terminé la semaine avec un gain de 0,8%, après avoir chuté de 5,5% dans la foulée de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Le NASDAQ a fini la semaine en hausse de 1,1% après avoir perdu plus de 7%. Le CAC perd quand même plus de 2%.
  • Les explications ? (1) Le président Biden a bien annoncé des sanctions économiques, mais ceux-ci n'affectent pas les exportations de pétrole et de gaz russes. Et (2) le choc de la guerre en Europe pourrait décourager les banques centrales d'adopter des politiques agressives de hausse de taux.
  • Le prix du baril de pétrole dépasse (brièvement) 100 Dollars, avant de retomber à 90. Faut-il s'inquiéter d'une inflation durablement plus élevée ?
  • L'or noir n'est pas la seule commodité dont le prix a flambé. La tonne d'aluminium dépasse son niveau de 2008, l'once d'or (valeur refuge) se rapproche de 2000 dollars. Les cours du blé et du mais décollent, l'Ukraine étant un des plus gros exportateurs de ces biens agricoles.
  • Le marché financier russe s'effondre : l'indice de la bourse de Moscou perd 45% à l'annonce de l'attaque, la devise russe, le rouble, perd 10% contre le Dollar américain.
  • Notation : l'agence de notation Standard & Poor's a abaissé la note accordée à la Russie de BBB- à BB+. Pour les non-initiés, il s'agit d'un abaissement d'un cran, mais significatif, car il fait basculer la Russie d'un niveau "investment grade" (correspondant à des notes allant de BBB jusqu'à AAA) à la catégorie "junk" (littéralement "poubelle").

La semaine à venir

  • Les pays Européens et les États-Unis se dirigent vers un accord pour exclure les banques russes du système de messagerie SWIFT et ainsi alourdir considérablement les sanctions économiques contre la Russie. Le diable est dans les détails, avec sans doute des impacts indirects pour l'économie européenne. À surveiller.
  • Il n'y a pas de doute que les sanctions pèseront sur la devise russe. Elle ouvre la semaine en baisse de 28% ...
  • Le président de la banque central américaine, Jerome Powell témoignera au Congress et délivrera sa vision sur comment la Fed compte combattre l'inflation aux US, sans trop freiner la croissance économique. Vaste sujet !
  • Pétrole : mercredi l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (l'OPEP) se réunira pour décider des quotas de production de l'or noir. Dans ce contexte géopolitique, sans doute une réunion dont les conclusions seront scrutées.
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21 février 2022

Ce qui vient de se passer

  • Guerre ou paix ? Pour une seconde semaine consécutive, les marchés actions ont clôturé en baisse, alors que le risque de guerre entre la Russie et l'Ukraine ne fait qu'augmenter, malgré les efforts diplomatiques entre chefs d'État. La France a maintenant également demandé à ses ressortissants de quitter le territoire ukrainien.
  • L'or reprend des couleurs : en toute logique, la demande pour les valeurs refuge augmente. Le prix de l'once d'or touche brièvement les 1900 dollars, avant de retomber un peu. Son cours est en hausse de plus de 4% depuis le début de l'année (alors que le S&P500, lui, a baissé de plus de 8% depuis le premier janvier).
  • L'inflation : elle n'en finit pas d'inquiéter. Au-delà des chiffres, les annonces des résultats annuels permettent aux PDGs de donner leur appréciation de la situation. Ainsi, Dolf van den Brink, PDG d'Heineken, décrit les niveaux de hausses de prix des matières premières comme du "jamais vu".
  • Le bitcoin intéresse : selon une étude de KPMG/Ipsos, 77% des Français ont déjà entendu parler des crypto-devises. Et en 2021, 8% des Français ont déclaré avoir investi dans cette classe d'actifs, contre 3% en 2020.

La semaine à venir

  • L'attention des investisseurs continue de se focaliser sur la tension géopolitique. Celle-ci a déjà provoqué une hausse considérable de la volatilité (c'est-à-dire la vitesse et l'ampleur avec lesquels les prix varient).
  • La publication de l'indice des gestionnaires d'achat (le IHS purchasing managers' index) sera suivi de près. Elle donnera une indication sur la reprise de l'activité économique en Europe, suite à la baisse des infections au COVID.
  • Aux US, le Bureau des Analyses Économiques publiera son rapport sur les dépenses personnelles, à la fin de la semaine. Les économistes s'attendent à un rebond des dépenses de 0,6%, ce qui soutiendrait le mouvement haussier des prix des biens de consommation. Dit autrement, cela continuera de stimuler l'inflation et donc de mettre la pression sur la banque centrale américaine pour remonter ses taux directeur. La question est maintenant si la 1ère hausse, prévue en mars, sera de 0,25% ou de 0,50%.
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14 février 2022

Ce qui vient de se passer

  • Le gouvernement américain a recommandé à tous ses ressortissants de quitter l'Ukraine, indiquant qu'une invasion par la Russie pourrait intervenir avant la fin des Jeux Olympiques d'hiver (c'est-à-dire avant le 20 février). L'Allemagne a donné les mêmes consignes.
  • Le S&P500 (l'indice boursier américain) accuse le coup et chute de 1,9% dans la foulée de ces annonces, en baisse de plus de 7% depuis le début de l'année.
  • À l'inverse, le cours du pétrole s'envole, le baril du Brent Crude prend 4% pour atteindre 94.96 dollars. Et la recherche d'actifs sûrs bénéficie aux obligations d'État. le rendement du US Treasury à 10 ans, qui avait brièvement dépassé les 2%, retombe à 1,93%.
  • Résultats annuels : Disney a agréablement surpris en annonçant avoir attiré 11,8 millions de souscripteurs de plus à sa plateforme de streaming Disney+, qui compte désormais pas loin de 130 millions d'adhérents. Le cours prend 10%

La semaine à venir

  • Inflation : mercredi sera publiée l'évolution des prix à la consommation au Royaume-Uni pour le mois de janvier. Le chiffre est anticipé en ligne avec celui de décembre, à 5,4% (un niveau record depuis 30 ans).
  • Banques centrales : aux US, plusieurs présidents de banques fédérales feront des discours, qui seront sans doute très suivis. James Bullard (Saint Louis) et Loretta Mester (Cleveland) s'exprimeront jeudi, Charles Evans (Chicago) et John Williams (New York) le lendemain. Les premiers favorisent la lutte contre l'inflation, et les remontés significatives et rapides des taux directeurs. Les derniers se situent dans le camp de ceux qui ne souhaitent pas aller trop vite, afin de ne pas étouffer la croissance économique.
  • Ventes aux détail : toujours aux US, les analystes s'attendent à un rebond des ventes au détail ("retail sales") en janvier, après un déclin de 1,9% en décembre, sous l'effet du variant Omicron.
  • Confiance des consommateurs : vendredi, l'UE publiera les résultats de son sondage mensuel mesurant la confiance des ménages.
  • Mardi, les employés de Meta (anciennement Facebook) ont été invités à une réunion interne. Il est anticipé que la direction (Mark Zuckerberg) expliquera à cette occasion comment la société va évoluer vers le metaverse.
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7 février 2022

Ce qui vient de se passer

  • Le taux du Livret A a été revu à la hausse le 1er février. Bonne nouvelle, il a doublé pour atteindre 1%. Mauvaise nouvelle : l'inflation se situe autour de 3% et il reste plafonné à 22 950 euros par personne.
  • Les investisseurs sont nerveux et leur réaction peut être violente : Meta, PayPal et Spotify en attestent, leurs actions ont chuté de 25% environ, suite à l'annonce de résultats décevants. Amazon et Google, en revanche, tirent leurs épingles du jeu
  • Conformément aux attentes, la Banque d'Angleterre a augmenté ses taux directeurs de 0,25%. Quant à la BCE, si elle a décidé de laisser ses taux directeurs inchangés, elle n'exclut plus de commencer à les remonter avant la fin de l'année. Faut dire que l'indice des prix à la consommation dans la zone euro a affiché une hausse de 5,1% en janvier, bien supérieure au 4,4% attendu et très largement au-dessus de l'objectif de 2%.
  • 467 000 nouveaux emplois ont été créés aux US en janvier, bien plus que les 150 000 attendus. Omicron semble ne pas avoir eu un impact trop important sur l'économie américaine. En revanche, cette tendance haussière pourrait stimuler la pression inflationniste sur les salaires.

La semaine à venir

  • Jeudi sera publié l'indice des prix à la consommation aux US pour le mois de janvier. Une enquête mené par Bloomberg auprès d'économistes prévoit une hausse de l'indice de 7,3%, un record depuis 40 ans. La donnée sera sans doute analysée de façon détaillée par la Fed, et prise en compte dans son analyse de l'inflation et des mesures à prendre afin de la combattre. Tout signal que l'inflation aurait atteint un pic sera reçu avec joie !
  • La tension entre la Russie et l'Ukraine reste au centre des débats. Joe Biden recevra le nouveau chancelier allemand Olaf Scholz à Washington. Pendant ce temps, Emmanuel Macron se rendra successivement à Moscou puis Kiev.
  • Parmi les résultats annuels à être annoncés cette semaine, surveillons ceux de Disney. Ils donneront une indication sur l'évolution du marché du streaming, où la bataille entre Amazon, Apple, Netflix et Disney est intense.
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31 janvier 2022

Ce qui vient de se passer

  • Les marchés actions restent volatils, tiraillés entre la crainte des hausses des taux à venir, et les excellents résultats de certaines valeurs références. Rien que durant la journée de vendredi, l'indice Dow Jones a vascillé entre une baisse de 350 points à l'ouverture, pour finir la journée en hausse de 565 points (soit +2,4% !)
  • Le Nasdaq a rebondit également (+3,3% vendredi) mais finira sans doute le mois de janvier en baisse significative. Le rebond a été stimulé par les résultats records de quelques valeurs phares, dont notamment Apple, qui jouit de la plus importante valorisation boursière au monde. La marque à la pomme a annoncé des résultats en hausse de 11% pour atteindre 123,9 milliards de dollars au dernier trimestre de l'année dernière.
  • L'évènement clé de la semaine fut la conférence de presse de Jay Powell, the président de la Fed. Il a, sans surprise, confirmé que les taux directeurs américains seront sans doute augmentés à la réunion du mois de mars. Quelle sera l'ampleur de cette hausse (+0,25% attendue) ? Et combien de hausses la banque centrale appliquera-t-elle cette année (4 ou 5, selon la plupart des analystes) ?
  • La situation géopolitique en Ukraine continue également d'occuper les esprits, car une invasion par la Russie donnerait sans doute lieu à des sanctions économiques de l'UE, le Royaume-Uni et les US envers la Russie, qui pourrait alors à son tour prendre des mesures économiques, telles que réduire ou arrêter de fournir du gaz à l'Europe
  • La France a enregistré une croissance de +7% en 2021, son meilleur score depuis 50 ans.

La semaine à venir

  • La publication mercredi du nombre de créations d'emplois non-agricoles (les "non-farm payrolls"), pour le mois de janvier, aux États-Unis seront à scruter. Les analystes financiers s'attendent à ce que 175 000 nouveaux emplois aient été créés en janvier, en baisse par rapport au mois de décembre et signalant un modeste ralentissement de la croissance économique. Le taux de chômage est attendu à 3,9%, stable dans le temps alors que le salaire horaire est attendu en hausse de 5,2% (sur une période de 12 mois glissants).
  • La Banque d'Angleterre se réunira pour statuer sur les taux directeurs au Royaume-Uni. Il est largement anticipé qu'elle augmentera à nouveau ses taux directeurs (+0,25%). La question plus ouverte et si elle en profitera pour également annoncer le début de la réduction de son programme d'achat d'actifs (le "quantitative easing").
  • Jeudi, c'est au tour de la BCE de se réunir. Aucun changement de politique monétaire est attendu à cette occasion. Mais avec une hausse de l'inflation au sein de la zone Euro, les mots utilisés lors de la conférence de presse seront sans doute analysés dans le détail, afin de trouver des indices sur l'évolution de la pensée de l'ECB au sujet d'éventuelles mesure qu'elle pourrait déployer dans le futur pour combattre l'inflation.
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