Les marchés, en 5 minutes.

Chaque semaine, ou lorsque l’actualité (brûlante) le justifie, nous vous livrons une brève analyse des grandes tendances de marché. Une sorte de petit briefing de l’épargnant.

Briefing du

16 mai 2022

Ce qui vient de se passer

  • Et de sept : malgré un rebond vendredi dernier, la plupart des indices boursiers ont terminé la semaine à nouveau en baisse. Dont notamment l'indie S&P 500,... pour la septième semaine consécutive.
  • Le stable coin pas si stable : les stable-coins, des crypto-devises sensées être backées par des réserves équivalentes en Dollars, représentent aujourd'hui un marché de 180 milliards de Dollars. Une des plus grandes d'entre elles, le stable coin Terra, s'avère ne pas disposer d'autant de Dollars que la valeur théorique de ses Terra-coins en circulation. Résultat : le Terra-coin s'écroule, perd 70% de sa valeur en 24 heures et vaut moins de 0,20 Dollar ce matin. Les régulateurs à travers le monde réitèrent leurs inquiétudes - maintes fois exprimées - sur le manque de réglementation dans le domaine des crypto-devises. Dans la foulée, Tether, la plus importante des stable-coin par montant en circulation, décroche, et s'échange désormais à (un peu) moins d'un Dollar.
  • Pétrole > Tech : mercredi dernier, la capitalisation boursière de société d'exploitation pétrolière Saudi Aramco (+30% depuis le début de l'année) surpasse désormais celle d'Apple (-20% depuis le 1er janvier 2022), jusqu'alors la société la plus chère au monde. Une signe tangible de la correction des valeurs technologiques, et de la hausse des valeurs pétrolières, depuis le début de l'année.
  • Achètera, n'achètera pas : Elon Musk a mis en pause son achat du réseau social Twitter, souhaitant vérifier le nombre de comptes fictifs parmi les abonnés. L'action Twitter perd presque 10%.
  • Le marché de l'art : la société de ventes aux enchères Christie's a organisé une vente d'art moderne à laquelle un tableau d'Andy Warhol a été vendu à 190 million de Dollars. Il s'agit du second prix le plus élevé jamais déboursé pour une oeuvre du 20ème siècle, mais qui n'a pas tout à fait atteint les 200 millions anticipés. La baisse significative des marchés financiers depuis le début de l'année commencerait-elle a peser sur le marché de l'art ?
  • Une victoire de l'Ukraine ... à l'Eurovision : grâce au vote du public, l'Ukraine remporte l'Eurovision.

La semaine à venir

  • Hausse de taux en USD : le président de la Federal Reserve, Jerome Powell, tiendra un discours à la conférence du Wall Street Journal. Selon les spécialistes, il en profitera pour guider le marché vers des nouvelles hausses des taux directeurs de 0,50% en juin et en juillet.
  • Une première ministre : le président Emmanuel Macron devrait accepter la démission de Jean Castex et nommer un nouveau premier ministre dans les jours à venir. Il est probable qu'il s'agira d'une femme, qui formera alors son gouvernement dans la foulée.
  • L'OTAN s'élargit : la Finlande et la Suède demanderont formellement de rejoindre l'OTAN. La demande de la Finlande est particulièrement notable. Si le pays Scandinave rejoint l'OTAN, cela doublerait la frontière commune entre les pays de l'OTAN et la Russie.
  • US retail sales : les chiffres de la vente au détail aux États-Unis en avril seront publiés. Les analystes s'attendent à une nouvelle hausse de 0,7% (d'un mois sur l'autre). Cette hausse est due à une augmentation de la consommation, mais aussi à la hausse des prix.
  • L'impact plus large de la chute des crypto-monnaies : le bitcoin a maintenant perdu 60% de sa valeur depuis novembre dernier. Cette forte baisse pourrait peser plus largement sur la demande pour d'autres actifs risqués, comme les actions. Un rapport de JP Morgan souligne que les nouveaux acheteurs de crypto-devises, qui ont investi dans ce secteur depuis la crise du Covid, sont susceptibles d'également investir habituellement en actions. Leur niveau de confiance et leur appétit pour d'autres actifs risqués sont négativement influencés par leurs positions en crypto, aujourd'hui largement sous l'eau.
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9 mai 2022

Ce qui vient de se passer

  • Yo-yo : L'indice Dow Jones (grandes capitalisations boursières aux US) a fini la semaine en baisse de 0,2% seulement, mais ce chiffre cache des variations significatives durant la semaine. En occurrence, l'indice a connu sa meilleure et sa pire journée depuis 2020 durant la semaine ! Initialement rassuré par la hausse, largement anticipée, des taux directeurs de 0,50%, les investisseurs se sont rapidement mis à douter de la capacité de la banque centrale de combattre l'inflation tout en évitant une récession.
  • Le Nasdaq souffre : L'indice américain, lourdement exposé aux valeurs technologiques, a baissé de 1,5% et se situe maintenant 25% sous son record, atteint en novembre dernier.
  • Nouvelles sanctions : La Commission Européenne prépare de nouvelles sanctions contre la Russie, comprenant notamment une élimination progressive des importations de pétrole bruts en 6 mois, et de pétrole raffiné d'ici la fin de l'année. La Hongrie, très dépendante d'importations en provenance de la Russie, souhaite plus d'assurances sur son approvisionnement de sources alternatives. Anticipant une demande plus forte, le prix du baril est reparti à la hausse, le Brent gagnant 5%. Les sanctions touchent également le système bancaire. En revanche, les livraisons de gaz ne sont pas concernées. La Commission prévient, ces mesures ne seront pas sans impact (négatif) sur la croissance de l'économie européenne.
  • Coupe de France : Nantes bat Nice en finale de la Coupe de France. Le club vainqueur touche un peu plus de 2 millions d'euros de dotations, ce qui représente légèrement moins que le salaire mensuel de Kylian M'Bappé.

La semaine à venir

  • L'inflation (enfin) contenue ? Les analystes s'attendent à ce que l'inflation du mois d'avril aux US reste forte (+8,1%) mais baisse par rapport au mois précédent (+8,5%). Il s'agirait du premier ralentissement depuis août dernier. Ce rapport sur les prix à la consommation est l'un des deux dont disposeront les gouverneurs de la banque centrale américaine avant de décider de la prochaine hausse des taux à leur réunion en juin. Une nouvelle hausse de 0,50% est anticipée, mais toute déviation dans l'évolution des prix par rapport aux attentes influera sur leur analyse.
  • D'où viendra le blé cet hiver ? Jeudi, le département de l'agriculture américain publiera son rapport mensuel qui comprend les estimations de la production de blé et d'huile de tournesol pour cet hiver. La Russie et l'Ukraine représentent ensemble 30% des exportations de blé et 60% des échanges en huile de tournesol. La guerre en Ukraine a créé de fortes tensions sur les marchés agricoles. De nombreux pays doivent trouver de nouveaux fournisseurs. Il sera donc important de suivre les niveaux de production attendus dans les grands pays exportateurs.
  • Défilé militaire : aujourd'hui, les Russes célèbreront à leur tour la fin de la Seconde Guerre mondiale. Au-delà du défilé militaire, le discours du Président Putin sera scruté à travers le monde.
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2 mai 2022

Ce qui vient de se passer

  • Les bourses chutent (à nouveau) : ce sont les valeurs technologiques qui ont le plus souffert, plusieurs d'entre elles annonçant des résultats trimestriels en-dessous des attentes. Par conséquent le Nasdaq a prolongé sa baisse, perdant 13,3% en avril. Il s'agit du pire mois depuis la crise financière en octobre 2008. Le S&P 500 ne perd "que" 8,8% sur la même période.
  • Le Dollar se renforce : les hausses récentes et anticipées des taux d'intérêt aux US attirent les investisseurs, au détriment des autres devises. Le Dollar s'est ainsi renforcé contre la plupart des devises étrangères. Un Euro ne vaut plus que 1,055 Dollars (contre 1,13 au début de l'année).
  • L'inflation se rapproche de 5% en France : elle a atteint 4,8% annuel en avril selon l'INSEE
  • Le SMIC : il augmente de 2,65 % au 1er mai, pour s'établir à 1645,58 euros bruts mensuel
  • Amazon déçoit, Apple prévient : l'action du mastodonte chute de 14% dans la seule journée de vendredi. La société a annoncé un perte trimestrielle et perçoit plusieurs difficultés pour les trimestres à venir. Apple annonce des résultats financiers pour le 1er trimestre meilleurs qu'attendu, mais en soulignant des tensions dans ses chaines d'approvisionnement, fait perdre 3,7% à son titre en bourse.
  • Elon Musk vend (un peu) de Tesla pour se payer Twitter : le patron de Tesla a vendu pour presque 4 milliards de Dollars d'actions du producteur de voitures électriques afin de financer, en partie, son acquisition du réseau social Twitter. Il a en effet promis de contribuer 21 milliards de Dollars sur le prix d'acquisition de 44 milliards. En outre, il mettra en gage des actions de Tesla valant 65 milliards de dollars, afin d'obtenir les prêts nécessaires pour financer le solde. L'action Tesla a perdu 15% de sa valeur dans la foulée des différentes annonces, sous la pression de la vente significative par Musk mais aussi par crainte que le patron de Tesla, également PDG de la société SpaceX, sera obligé de partager son temps entre ses multiples projets entrepreneuriaux. La pression sur l'action Tesla est retombée un peu lorsque Musk a annoncé qu'il ne vendrait pas plus d'actions Tesla. Via Twitter bien sûr !

La semaine à venir

  • La Fed et les taux directeurs : la banque centrale américaine publiera sa décisions sur les taux directeurs. Afin de contenir l'inflation galopante, une hausse de 0,50% est très largement attendue, selon toute probabilité accompagnée des premières mesures de réduction du programme d'achat d'actifs.
  • Le rapport sur l'emploi américain : les analystes prévoient un gain de 390 000 emplois, en baisse légère mais toujours représentatif d'une économie robuste. Le taux de chômage est attendu stable à 3,9%, un niveau proche du plein emploi.
  • La Banque d'Angleterre et ses taux directeurs : les analystes anticipent que la Banque d'Angleterre relèvera ses taux directeurs de façon plus modeste que sa consoeur américaine et de procéder à sa 4ème hausse de 0,25% pour amener le taux directeur à 1%.
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25 avril 2022

Ce qui vient de se passer

  • Élections présidentielles : Emmanuel Macron est réélu avec 58,5% des voix. Il promet une "nouvelle ère" pour son second quinquennat et une nation plus écologique. Le Rassemblement National de Marine Le Pen réalise son meilleur score historique en recevant 41,5% des voix, et s'engage immédiatement dans la bataille des élections législatives, prévues pour juin.
  • Netflix chute en bourse : après avoir accru le nombre de ses souscripteurs pendant plus de 10 ans consécutifs, Netflix a perdu 200 000 clients au 1er trimestre de 2022 (et s'attend à en perdre 2 millions de plus au 2nd trimestre). Le cours de son action chute et fait perdre presque 40% de la capitalisation boursière de l'entreprise en moins de 24 heures.
  • Les taux montent, les marchés actions baissent : les déclarations des gouverneurs de la banque centrale américaine insistent de plus en plus sur la nécessité de relever significativement et rapidement les taux directeurs afin de combattre l'inflation. Une augmentation d'au moins 0,50% est maintenant clairement attendue au mois de mai (certains analystes n'excluent plus une augmentation de 0,75%), suivi d'une augmentation de la même ampleur en juin. Au total, le marché anticipe maintenant une hausse des taux directeurs de 2,70% au courant de l'année en cours. En réaction, les taux longs ont poursuivi leur remontée, le rendement du US Treasury à 10 ans se rapprochant de 3% jeudi dernier. Les marchés actions accusent le coup. La semaine dernière, l'indice Dow Jones a terminé en baisse de 1.9%, pour sa neuvième baisse hebdomadaire sur les 11 dernières semaines, le S&P 500 a chuté de 2.8% et le Nasdaq de 3.8%.
  • L'industrie de l'armement a le vent en poupe : depuis le début de l'année, l'indice des sociétés aérospatiales et d'armement a sur-performé le marché actions de 17%. Sans surprise, cette sur-performance s'est notamment manifestée depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie, en anticipation d'une hausse considérable des budgets alloués en Europe et aux États-Unis à la défense. Ces entreprises sont typiquement exclues des portefeuilles labellisés Investissement Socialement Responsable (ISR) ou Environnement, Social et Gouvernance (ESG).

La semaine à venir

  • Résultats trimestriels : les quatre plus grosses entreprises américaines par capitalisation boursière (Apple, Microsoft, Amazon et Alphabet) annonceront leurs résultats trimestriels. À date, les résultats trimestriels se distinguent par leurs écarts, entre les bonnes surprises (comme Tesla) et les déceptions (Netflix).
  • Croissance économique et inflation en Europe : jeudi seront publiées les premières statistiques pour l'inflation du mois d'avril (les spécialistes tablent sur un taux stable par rapport au 7,4% du mois de mars), suivi vendredi des chiffres de la croissance économique pour la zone euro au premier trimestre (anticipée aux alentours de 0,3%, sous l'impact de la guerre en Ukraine).
  • Ralentissement de la croissance aux US : jeudi, le département du commerce annoncera les chiffres de la croissance du PNB aux US pour le 1er trimestre de 2022. Un taux de 1% est anticipé par les économistes, en forte baisse par rapport au 6,9% affichés au dernier trimestre de 2021.
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19 avril 2022

Ce qui vient de se passer

  • L'inflation galopante : Aux US, l'indice des prix à la consommation a grimpé de 8,5% au mois de mars par rapport à l'année précédente, un record depuis 1981 ! Les marchés financiers anticipent maintenant que la Banque Centrale américaine relève ses taux directeurs de 0,50% à la prochaine opportunité, c'est-à-dire au mois de mai (probabilité de 90%)
  • Elon Musk veut Twitter : Après avoir pris une part minoritaire dans le réseau social qu'il adore utiliser, l'homme le plus riche du monde souhaite aller plus loin, et tout simplement acheter l'entreprise. Il a tablé une offre à 54 milliards de Dollars, jugée insuffisante par le management, qui résiste à l'attaque.
  • Les résultats des banques US sont mixtes : Les grandes banques américaines ont publié leurs résultats trimestriels. Ils sont très surveillés par les investisseurs qui les perçoivent comme de bons indicateurs de la santé de l'économie en général. Les profits ont chuté, souffrant notamment de la forte contraction des opérations de fusions & acquisition et de levées de capitaux. Par ailleurs, les niveaux de provisionnement sont en hausse, reflétant un contexte plus volatil et incertain, qui pourrait conduire à des défauts d'entreprises. Du côté positif, les marges nettes d'intérêts augmentent, dans le prolongement de la remontée des taux d'intérêts.
  • La croissance en Chine surprend : Le produit national brut a augmenté de 4,8% au premier trimestre de l'année, plus qu'anticipé par les économistes. En revanche, les confinements durs et longs imposés dans de nombreuses grandes villes, dont Shanghai, font craindre un ralentissement de cette croissance économique.
  • L'Euro faiblit contre le Dollar : Après avoir perdu 6,9% en 2021, l'Euro poursuit sa baisse contre le Dollar et vient de passer sous la barre de 1,08 Dollar. La cause ? Des remarques faites par Christine Lagarde, la présidente de la Banque Centrale Européenne, qui observe que les risques d'un ralentissement économique se sont substantiellement accrus depuis l'invasion de l'Ukraine. Et qui pourraient donc signaler une attitude plus accommodante sur les taux d'intérêts.

La semaine à venir

  • Élections présidentielles : Emmanuel Macron débattra avec Marine Le Pen mercredi soir, quelques jours avant le vote du second tour, dimanche prochain. Les sondages donnent le président sortant gagnant, mais d'une courte marge. Le face-à-face a donc toute son importance.
  • Résultats trimestriels en cascade : Plusieurs références de marché, les fameux "blue chip companies", comme Johnson & Johnson, Procter & Gamble, IBM et Bank of America, annonceront à leur tour leurs résultats du premier trimestre.
  • Annonce Cashbee ? L'application d'épargne qui aide un nombre croissant de Français à épargner plus et mieux préparerait une annonce. À suivre !
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11 avril 2022

Ce qui vient de se passer

  • Premier tour des élections présidentielles : en ligne avec les sondages, le président Emmanuel Macron est arrivé en tête au premier tour et fera face à Marine Le Pen au second. Le résultat s'annonce plus serré qu'il y a 5 ans.
  • Marchés actions sous pression : les pressions inflationnistes se font plus fortes, les banques centrales, la Fed américaine en tête, commencent à considérer des mesures plus fermes pour les combattre. Par anticipation, les taux d'intérêts continuent de monter, ce qui fait craindre un fort ralentissement de la croissance économique. Le risque de récession pèse sur la bourse.
  • Un syndicat chez ... Amazon : malgré ses efforts, Amazon n'a pas réussi à bloquer les efforts de certains de ses employés pour créer une représentation syndicale au sein du dépôt d'Amazon à Staten Island. Il s'agit de la première représentation syndicale chez Amazon sur le sol américain.
  • Elon Musk chez Twitter : l'homme le plus riche du monde s'introduit chez Twitter (dont il est un utilisateur fréquent) en achetant 9,2% de l'entreprise. Il est invité à rejoindre le conseil de surveillance, mais refuse. Le titre de Twitter bondi de 30% le jour de l'annonce de la prise de participation par Musk.

La semaine à venir

  • Les résultats trimestriels : les grandes banques américaines JP Morgan, Goldman Sachs et Citi annonceront leurs résultats trimestriels. Ils seront très suivis : les taux d'intérêt plus élevés devraient booster les revenus des banques, mais cela ne suffira sans doute pas pour compenser les fortes baisses de revenus dans les fusions acquisitions et les marchés de capitaux. Car dans ces secteurs d'activité, les volumes ont fortement chutés.
  • L'inflation américaine : l'indice des prix à la consommation sera publié mardi. Pour le mois de mars, une hausse des prix de 1,1% par rapport au mois précédent est anticipée. Ce qui correspondrait à une hausse de 8,4% d'une année à l'autre, le taux d'inflation le plus élevé depuis 1981.
  • La BCE discute : les membres du conseil de la Banque Centrale Européenne se rencontreront jeudi pour débattre de la politique monétaire à mener. Deux lignes de pensée se font face : soit remonter les taux d'intérêt bientôt et rapidement pour combattre l'inflation, soit attendre encore, afin de soutenir la croissance économique, déjà en train de ralentir suite à la guerre en Ukraine.
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4 avril 2022

Ce qui vient de se passer

  • Le prix du pétrole ... chute : la Maison Blanche annonce la mise à disposition de 180 millions de barils de pétrole de ses réserves stratégiques, la plus grosse mise sur le marché de celles-ci depuis leur création en 1975. Le prix du baril chute de 10% environ pour retomber autour de 100$.
  • La courbe des taux américaine s'inverse : le rendement du US Treasury à 2 ans dépasse (brièvement) celui du US Treasury à 10 ans. C'est rare, et on dit que la courbe des taux s'inverse, car elle est naturellement en pente croissante. Historiquement, l'inversion de la courbe signale la crainte des investisseurs que les hausses de taux à venir de la banque centrale pourraient déclencher une récession.
  • Les entreprises lèvent (beaucoup) moins de capital : les levées de capitaux propres ont chuté en 2022. Au 1er trimestre, 131 milliard de dollars ont été émis dans le monde, soit environ 50% du volume du 1er trimestre 2021 (certes, une année extraordinaire). Et cela est notamment dû à quelques grosses introductions en bourse en Asie. Aux US, les ventes d'actions sont tombées à leur plus bas niveau depuis 2009, notamment à cause de la volatilité importante sur les marchés financiers.
  • Flux positifs : les fonds actions ont enregistré une collecte nette de l'ordre de 19 milliards de dollars la semaine dernière contre des retraits nets de 2 milliards de dollars lors de la semaine précédente.
  • L'action de l'appli de trading Robinhood s'envolent : le cours a pris 24% mardi dernier. Robinhood a annoncé étendre ses horaires afin de permettre à ses utilisateurs d'acheter et de vendre des actions de 7 heures du matin à 8 heures du soir.

La semaine à venir

  • La Fed publie son compte rendu : mercredi, la Federal Reserve (la banque centrale américaine) publiera le compte rendu de sa réunion du mois dernier. Les analystes l'étudieront afin de se faire une idée de l'agressivité avec laquelle la Fed a l'intention de combattre l'inflation. Le débat se concentrera notamment sur l'amplitude de la prochaine hausse des taux au mois de mai (0,25% ou 0,50%). Pour l'instant, la seconde option, plus radicale, tient la corde.
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28 mars 2022

Ce qui vient de se passer

  • Les taux d'intérêts en USD continuent de grimper (en anticipation de futures hausses de taux par la Fed). Le taux à 2 ans dépasse maintenant les 2%. L'écart de taux entre les obligations de l'état américain à 2 et à 10 ans tombe à 0,14%. Le Président de la Banque Centrale américaine souligne clairement son intention de poursuivre sa lutte contre l'inflation en n'exclue plus une hausse possible de 0,50% à la prochaine occasion
  • Malgré cela, les marchés actions aux US ont terminé la semaine dans le vert, notamment grâce à la hausse des valeurs pétrolières. Le cours du baril de pétrole s'approchant des 120 dollar, le secteur a le vent en poupe.
  • Nike impressionne : l'action s'adjuge 5,5% suite à l'annonce de ses résultats, jugés impressionnants. La baisse de son activité en Chine a été plus que compensée par la hausse des ventes sur les autres continents. Les ventes en ligne, directement aux consommateurs, explosent.
  • Bitcoin: rebond de la cryptodevise au-dessus de $47k. Le bitcoin affiche désormais une performance positive depuis le début de l'année.

La semaine à venir

  • Le pétrole : jeudi l'Organisations des Pays Exportateurs de Pétrole (l'OPEP) se réunira, après avoir reçu la demande des leaders du G7 de booster leurs niveaux de production de l'or noir, afin de compenser la réduction d'approvisionnement en pétrole résultant de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Au-delà de la volonté de produire plus, certains spécialistes se demandent si les pays membres de l'OPEP ont les capacités pour accroître significativement leurs niveau de production.
  • Les chiffres de l'emploi aux US seront annoncés vendredi pour le mois de mars. Le marché anticipe un 3ème mois de gains (c'est-à-dire de créations d'emplois), tablant sur 488000 nouveaux postes créés, contre 678000 en février. Cela ferait tomber le taux du chômage à 3,7%.
  • La totalité des marchés russes réouvre. Il sera intéressant de suivre les cotations des valeurs russes durant la semaine.
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21 mars 2022

Ce qui vient de se passer

  • Rebond des actions : les actions ont connu la meilleure semaine depuis novembre dernier, l'indice Dow Jones termine en hausse de 5,5%, le S&P500 bondi de 6,1% et le Nasdaq gagne 8,2%. Le CAC, l'indice phare de la Bourse de Paris, s'adjuge également plus de 5%.
  • La Fed en ligne avec les attentes : la banque centrale américaine a annoncé sa 1ère hausse des taux depuis 2018. Cette hausse, de 0,25% était très largement anticipée. Le discours rassurant de Jay Powell, le président de la banque centrale, a contribué au rebond des marchés actions, même si les analystes prévoient maintenant des taux directeurs à 1,9% à la fin de l'année (contre 0,9% en décembre dernier).
  • La courbe US s'inverse : si les investisseurs en actions ont repris confiance, le marché obligataire reste prudent. Le taux à 10 ans est maintenant inférieur que celui à 5 ans. On appelle cela une courbe des taux inversé, ce qui est rare et typiquement un signal que les intervenants de marché anticipent une récession.
  • La Russie pas (encore) en défaut de paiements : le pays devait verser 117 million de Dollars d'intérêts à ses créanciers obligataires la semaine dernière. Les détenteurs des obligations étaient devenus très dubitatifs sur le sujet, et les obligations avaient chuté en valeur, pour s'échanger à 20% de leurs valeurs nominales (signalent une forte crainte de défaut de paiements). Mais la Russie a viré l'argent, qui est en cours de transfert vers les détenteurs de titres, dont les prix ont logiquement bondi, pour s'échanger à 50% environ de leurs valeurs nominales.
  • Chaine d'approvisionnement : alors que dans de nombreuses parties du monde les restrictions sanitaires disparaissent, le COVID gagne du terrain en Chine, qui adhère à sa stratégie "Zéro COVID", imposant des mesures de confinement stricts sur une partie croissante du pays. Cela impact très directement les chaines d'approvisionnements. Les opérations de Foxconn, un fournisseur clé d'Apple, sont ainsi à l'arrêt à Shenzen.
  • Rebond des actions chinoises : L'engagement du gouvernement chinois d'introduire des "politiques favorables au marché" donne du baume au coeur aux investisseurs. Malgré les restrictions sanitaires, et après une forte correction, les valeurs chinoises ont fortement rebondi. Mercredi dernier, l'action du géant technologique Alibaba gagne plus de 30% en une journée par exemple.

La semaine à venir

  • Le Royaume-Uni publiera le taux d'inflation du mois de février. Les analystes tablent sur un taux de 5,9% en hausse par rapport au 5,5% affiché en janvier. La Banque d'Angleterre a pourtant déjà entamé son cycle de hausse des taux directeurs, ayant procédé à la 3ème hausse de celui-ci la semaine dernière.
  • Activité économique : jeudi, l'agence de sondage IHS Markit publiera les résultats de son sondage auprès des directeurs d'achat. On peut s'attendre à une baisse de l'activité commerciale, notamment dans les secteurs industriels (par opposition aux services) dans la foulée de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
  • Nike publiera ses résultats trimestriels : les actions de l'équipementier sportif sont dans de très nombreux portefeuilles. Ses résultats seront donc scrutés de près, notamment pour les indications qu'ils pourront donner sur la gravité des disruptions dans les chaines d'approvisionnement.
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14 mars 2022

Ce qui vient de se passer

  • Inflation en Europe : La Banque Centrale Européenne a décidé de réduire ses achats obligataires à 30 milliards d'euros par mois à partir de mai, afin de combattre la hausse de l'inflation. Sa décision était moins accommodante que certains l'espéraient, dans le contexte de la guerre en Ukraine.
  • L'inflation aux US a atteint 7,9% (et 6,4% hors énergie et nourriture), en ligne avec les attentes du marché.
  • Le Hang Seng, l'indice de la bourse de Hong Kong, chute de près de 9%. Les autorités américaines considèrent à nouveau de d'enlever de la cotation les sociétés chinoises, actuellement listées aux US. L'action Alibaba, qui avait touché les 300 HK$ en octobre 2020, ne vaut plus que 90 HK€.
  • L'exode continue : c'est maintenant aux grandes banques de quitter la Russie. Goldman Sachs et JP Morgan ont annoncé la fermeture de leurs bureaux à Moscou la semaine dernière. Elles s'ajoutent ainsi à la longue liste de sociétés internationales ayant décidé de cesser leurs activités en Russie.
  • Gel des avoirs : dans le cadre des sanctions visant les oligarches Russes, le milliardaire Roman Abramovich a perdu le contrôle effectif de son club de foot de Chelsea, qu'il avait pourtant mis en vente après que la Russie ait envahi l'Ukraine.
  • Reflétant la grande fébrilité des marchés financiers, l'once d'or a brièvement touché la barre des 2000 $. Quant au baril de pétrole, il finit la semaine en hausse de plus de 3%, à 112,67 Dollars.

La semaine à venir

  • Aux US, la Réserve Fédérale se réunira pour annoncer sa décision sur les taux directeurs. Une hausse de 0,25% est fortement anticipée, dans un contexte de fortes pressions inflationnistes. Si elle était annoncée, il s'agirait de la 1ère hausse depuis 2018. Les commentaires de la Fed seront particulièrement scrutées, afin d'essayer d'en apprendre plus sur le rythme probable des futures hausses de taux.
  • Au Royaume-Uni, la Banque d'Angleterre pourrait, elle aussi, décider de rehausser ses taux, afin de combattre l'inflation qui a atteint 5,50% en janvier. Ce serait la 3ème hausse des taux directeurs depuis la pandémie.
  • Cela fait maintenant une semaine que le London Metal Exchange a fermé les échanges sur le nickel, pour cause de trop forte volatilité. La réouverture est attendue, tout autant que le cours d'ouverture du métal très prisé et dont le prix s'envole depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
  • L'or va-t-il atteindre un nouveau record ? Nous n'étions pas loin la semaine dernière, à 2070 Dollars l'once, mais le cours a terminé la semaine juste en-dessous des 2000 Dollars. La demande pour le métal jaune est forte depuis le début de l'année, en provenance d'investisseurs cherchant à mettre une partie de leur épargne à l'abri. Elle pourrait être renforcée par une demande émanant des banques centrales, à la recherche de diversification de leurs réserves.
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7 mars 2022

Ce qui vient de se passer

  • Une guerre plus intensive : une nouvelle semaine de forte baisse sur les marchés actions, en sympathie avec la tournure de plus en plus violente qu'à prise l'invasion russe en Ukraine. Les indices boursiers français (CAC40) et allemand (le DAX) perdent plus de 10%, reflétant la sensibilité des économies européennes aux conséquences financières du conflit armé. L'économie américaine l'est beaucoup moins, mais le S&P500 accuse le coup, en baisse de 1,3% sur la semaine, le Nasdaq (plus exposé aux valeurs technologiques) chute de 2,8%.
  • Les sanctions mordent : après une chute de 30%, la devise russe tombe à son plus bas contre le Dollar, malgré les efforts de la banque centrale russe pour la soutenir, en doublant son taux d'intérêt directeur, désormais à 20%. La bourse de Moscou est restée fermée toute la semaine. Les Russes ne peuvent plus transférer leurs devises étrangères au-delà des frontières nationales.
  • La Russie, État paria : les unes après les autres les grandes enseignes quittent ou se désengagent de la Russie. British Petroleum vendra les 20% qu'elle détient dans Rosneft. Shell et Exxon cèderont également leurs intérêts dans le pays. De Nike à Chanel, en passant par Apple, tous ferment leurs magasins. Les cabinets de conseil McKinsey et BCG cessent de travailler pour le secteur publique en Russie. Samedi, Visa et Mastercard ont décidé de suspendre leurs activités en Russie. Dans la pratique, cela signifie que leurs cartes de crédit émises en Russie ne fonctionneront plus à l'étranger et que de nouvelles cartes ne seront plus émises.
  • Le matières premières s'envolent : le prix du baril de pétrole dépasse 135 Dollars à l'ouverture lundi matin, à son plus haut depuis 2008. Celui du blé a pris plus de 50% depuis le début du conflit.
  • La crypto, valeur refuge... pour les Russes ? Les prix des crypto-devises ont fortement fluctué durant la semaine. Certains y voient le moyen pour les Russes de se protéger contre la chute du rouble, et de contourner les sanctions.

La semaine à venir

  • Ce sera (selon toute probabilité) 0,25% : Le président de la Fed annonce la couleur, et a confirmé son soutien pour une hausse des taux directeurs aux États-Unis de 0,25% au prochain meeting FOMC (Federal Open Markets Committee). Avant la guerre en Ukraine, il était question d'une remontée plus forte - de 0,50% - mais la banque centrale américaine procèdera de façon plus mesurée, dans un contexte devenu plus incertain.
  • Les dirigeants de l'Union Européenne se réuniront jeudi et vendredi. Leurs conclusions seront sans doute à suivre de près.
  • Jeudi, la Banque Centrale Européenne (la BCE) publiera ses conclusions sur l'évolution des taux directeurs, dans un contexte de hausse rapide de l'inflation (qui a atteint 5,8% en février et qui plaide en faveur d'une hausse des taux directeurs) et de grandes tensions géo-politiques accompagnées de sévères sanctions économiques (qui favorisent une disposition plus accomodante de la BCE). Pas facile !
  • Le même jour, sera publié le rapport sur les prix à la consommation aux US. Ce rapport donnera une indication sur le niveau de l'inflation aux États-Unis et sera donc scruté par les analystes financiers, notamment pour voir si le ralentissement de la hausse de prix sur certains biens (comme les voitures d'occasion) se confirme.
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28 février 2022

Ce qui vient de se passer

  • Le rebond étonnant ! L'indice actions américain S&P500 a terminé la semaine avec un gain de 0,8%, après avoir chuté de 5,5% dans la foulée de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Le NASDAQ a fini la semaine en hausse de 1,1% après avoir perdu plus de 7%. Le CAC perd quand même plus de 2%.
  • Les explications ? (1) Le président Biden a bien annoncé des sanctions économiques, mais ceux-ci n'affectent pas les exportations de pétrole et de gaz russes. Et (2) le choc de la guerre en Europe pourrait décourager les banques centrales d'adopter des politiques agressives de hausse de taux.
  • Le prix du baril de pétrole dépasse (brièvement) 100 Dollars, avant de retomber à 90. Faut-il s'inquiéter d'une inflation durablement plus élevée ?
  • L'or noir n'est pas la seule commodité dont le prix a flambé. La tonne d'aluminium dépasse son niveau de 2008, l'once d'or (valeur refuge) se rapproche de 2000 dollars. Les cours du blé et du mais décollent, l'Ukraine étant un des plus gros exportateurs de ces biens agricoles.
  • Le marché financier russe s'effondre : l'indice de la bourse de Moscou perd 45% à l'annonce de l'attaque, la devise russe, le rouble, perd 10% contre le Dollar américain.
  • Notation : l'agence de notation Standard & Poor's a abaissé la note accordée à la Russie de BBB- à BB+. Pour les non-initiés, il s'agit d'un abaissement d'un cran, mais significatif, car il fait basculer la Russie d'un niveau "investment grade" (correspondant à des notes allant de BBB jusqu'à AAA) à la catégorie "junk" (littéralement "poubelle").

La semaine à venir

  • Les pays Européens et les États-Unis se dirigent vers un accord pour exclure les banques russes du système de messagerie SWIFT et ainsi alourdir considérablement les sanctions économiques contre la Russie. Le diable est dans les détails, avec sans doute des impacts indirects pour l'économie européenne. À surveiller.
  • Il n'y a pas de doute que les sanctions pèseront sur la devise russe. Elle ouvre la semaine en baisse de 28% ...
  • Le président de la banque central américaine, Jerome Powell témoignera au Congress et délivrera sa vision sur comment la Fed compte combattre l'inflation aux US, sans trop freiner la croissance économique. Vaste sujet !
  • Pétrole : mercredi l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (l'OPEP) se réunira pour décider des quotas de production de l'or noir. Dans ce contexte géopolitique, sans doute une réunion dont les conclusions seront scrutées.
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21 février 2022

Ce qui vient de se passer

  • Guerre ou paix ? Pour une seconde semaine consécutive, les marchés actions ont clôturé en baisse, alors que le risque de guerre entre la Russie et l'Ukraine ne fait qu'augmenter, malgré les efforts diplomatiques entre chefs d'État. La France a maintenant également demandé à ses ressortissants de quitter le territoire ukrainien.
  • L'or reprend des couleurs : en toute logique, la demande pour les valeurs refuge augmente. Le prix de l'once d'or touche brièvement les 1900 dollars, avant de retomber un peu. Son cours est en hausse de plus de 4% depuis le début de l'année (alors que le S&P500, lui, a baissé de plus de 8% depuis le premier janvier).
  • L'inflation : elle n'en finit pas d'inquiéter. Au-delà des chiffres, les annonces des résultats annuels permettent aux PDGs de donner leur appréciation de la situation. Ainsi, Dolf van den Brink, PDG d'Heineken, décrit les niveaux de hausses de prix des matières premières comme du "jamais vu".
  • Le bitcoin intéresse : selon une étude de KPMG/Ipsos, 77% des Français ont déjà entendu parler des crypto-devises. Et en 2021, 8% des Français ont déclaré avoir investi dans cette classe d'actifs, contre 3% en 2020.

La semaine à venir

  • L'attention des investisseurs continue de se focaliser sur la tension géopolitique. Celle-ci a déjà provoqué une hausse considérable de la volatilité (c'est-à-dire la vitesse et l'ampleur avec lesquels les prix varient).
  • La publication de l'indice des gestionnaires d'achat (le IHS purchasing managers' index) sera suivi de près. Elle donnera une indication sur la reprise de l'activité économique en Europe, suite à la baisse des infections au COVID.
  • Aux US, le Bureau des Analyses Économiques publiera son rapport sur les dépenses personnelles, à la fin de la semaine. Les économistes s'attendent à un rebond des dépenses de 0,6%, ce qui soutiendrait le mouvement haussier des prix des biens de consommation. Dit autrement, cela continuera de stimuler l'inflation et donc de mettre la pression sur la banque centrale américaine pour remonter ses taux directeur. La question est maintenant si la 1ère hausse, prévue en mars, sera de 0,25% ou de 0,50%.
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14 février 2022

Ce qui vient de se passer

  • Le gouvernement américain a recommandé à tous ses ressortissants de quitter l'Ukraine, indiquant qu'une invasion par la Russie pourrait intervenir avant la fin des Jeux Olympiques d'hiver (c'est-à-dire avant le 20 février). L'Allemagne a donné les mêmes consignes.
  • Le S&P500 (l'indice boursier américain) accuse le coup et chute de 1,9% dans la foulée de ces annonces, en baisse de plus de 7% depuis le début de l'année.
  • À l'inverse, le cours du pétrole s'envole, le baril du Brent Crude prend 4% pour atteindre 94.96 dollars. Et la recherche d'actifs sûrs bénéficie aux obligations d'État. le rendement du US Treasury à 10 ans, qui avait brièvement dépassé les 2%, retombe à 1,93%.
  • Résultats annuels : Disney a agréablement surpris en annonçant avoir attiré 11,8 millions de souscripteurs de plus à sa plateforme de streaming Disney+, qui compte désormais pas loin de 130 millions d'adhérents. Le cours prend 10%

La semaine à venir

  • Inflation : mercredi sera publiée l'évolution des prix à la consommation au Royaume-Uni pour le mois de janvier. Le chiffre est anticipé en ligne avec celui de décembre, à 5,4% (un niveau record depuis 30 ans).
  • Banques centrales : aux US, plusieurs présidents de banques fédérales feront des discours, qui seront sans doute très suivis. James Bullard (Saint Louis) et Loretta Mester (Cleveland) s'exprimeront jeudi, Charles Evans (Chicago) et John Williams (New York) le lendemain. Les premiers favorisent la lutte contre l'inflation, et les remontés significatives et rapides des taux directeurs. Les derniers se situent dans le camp de ceux qui ne souhaitent pas aller trop vite, afin de ne pas étouffer la croissance économique.
  • Ventes aux détail : toujours aux US, les analystes s'attendent à un rebond des ventes au détail ("retail sales") en janvier, après un déclin de 1,9% en décembre, sous l'effet du variant Omicron.
  • Confiance des consommateurs : vendredi, l'UE publiera les résultats de son sondage mensuel mesurant la confiance des ménages.
  • Mardi, les employés de Meta (anciennement Facebook) ont été invités à une réunion interne. Il est anticipé que la direction (Mark Zuckerberg) expliquera à cette occasion comment la société va évoluer vers le metaverse.
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7 février 2022

Ce qui vient de se passer

  • Le taux du Livret A a été revu à la hausse le 1er février. Bonne nouvelle, il a doublé pour atteindre 1%. Mauvaise nouvelle : l'inflation se situe autour de 3% et il reste plafonné à 22 950 euros par personne.
  • Les investisseurs sont nerveux et leur réaction peut être violente : Meta, PayPal et Spotify en attestent, leurs actions ont chuté de 25% environ, suite à l'annonce de résultats décevants. Amazon et Google, en revanche, tirent leurs épingles du jeu
  • Conformément aux attentes, la Banque d'Angleterre a augmenté ses taux directeurs de 0,25%. Quant à la BCE, si elle a décidé de laisser ses taux directeurs inchangés, elle n'exclut plus de commencer à les remonter avant la fin de l'année. Faut dire que l'indice des prix à la consommation dans la zone euro a affiché une hausse de 5,1% en janvier, bien supérieure au 4,4% attendu et très largement au-dessus de l'objectif de 2%.
  • 467 000 nouveaux emplois ont été créés aux US en janvier, bien plus que les 150 000 attendus. Omicron semble ne pas avoir eu un impact trop important sur l'économie américaine. En revanche, cette tendance haussière pourrait stimuler la pression inflationniste sur les salaires.

La semaine à venir

  • Jeudi sera publié l'indice des prix à la consommation aux US pour le mois de janvier. Une enquête mené par Bloomberg auprès d'économistes prévoit une hausse de l'indice de 7,3%, un record depuis 40 ans. La donnée sera sans doute analysée de façon détaillée par la Fed, et prise en compte dans son analyse de l'inflation et des mesures à prendre afin de la combattre. Tout signal que l'inflation aurait atteint un pic sera reçu avec joie !
  • La tension entre la Russie et l'Ukraine reste au centre des débats. Joe Biden recevra le nouveau chancelier allemand Olaf Scholz à Washington. Pendant ce temps, Emmanuel Macron se rendra successivement à Moscou puis Kiev.
  • Parmi les résultats annuels à être annoncés cette semaine, surveillons ceux de Disney. Ils donneront une indication sur l'évolution du marché du streaming, où la bataille entre Amazon, Apple, Netflix et Disney est intense.
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31 janvier 2022

Ce qui vient de se passer

  • Les marchés actions restent volatils, tiraillés entre la crainte des hausses des taux à venir, et les excellents résultats de certaines valeurs références. Rien que durant la journée de vendredi, l'indice Dow Jones a vascillé entre une baisse de 350 points à l'ouverture, pour finir la journée en hausse de 565 points (soit +2,4% !)
  • Le Nasdaq a rebondit également (+3,3% vendredi) mais finira sans doute le mois de janvier en baisse significative. Le rebond a été stimulé par les résultats records de quelques valeurs phares, dont notamment Apple, qui jouit de la plus importante valorisation boursière au monde. La marque à la pomme a annoncé des résultats en hausse de 11% pour atteindre 123,9 milliards de dollars au dernier trimestre de l'année dernière.
  • L'évènement clé de la semaine fut la conférence de presse de Jay Powell, the président de la Fed. Il a, sans surprise, confirmé que les taux directeurs américains seront sans doute augmentés à la réunion du mois de mars. Quelle sera l'ampleur de cette hausse (+0,25% attendue) ? Et combien de hausses la banque centrale appliquera-t-elle cette année (4 ou 5, selon la plupart des analystes) ?
  • La situation géopolitique en Ukraine continue également d'occuper les esprits, car une invasion par la Russie donnerait sans doute lieu à des sanctions économiques de l'UE, le Royaume-Uni et les US envers la Russie, qui pourrait alors à son tour prendre des mesures économiques, telles que réduire ou arrêter de fournir du gaz à l'Europe
  • La France a enregistré une croissance de +7% en 2021, son meilleur score depuis 50 ans.

La semaine à venir

  • La publication mercredi du nombre de créations d'emplois non-agricoles (les "non-farm payrolls"), pour le mois de janvier, aux États-Unis seront à scruter. Les analystes financiers s'attendent à ce que 175 000 nouveaux emplois aient été créés en janvier, en baisse par rapport au mois de décembre et signalant un modeste ralentissement de la croissance économique. Le taux de chômage est attendu à 3,9%, stable dans le temps alors que le salaire horaire est attendu en hausse de 5,2% (sur une période de 12 mois glissants).
  • La Banque d'Angleterre se réunira pour statuer sur les taux directeurs au Royaume-Uni. Il est largement anticipé qu'elle augmentera à nouveau ses taux directeurs (+0,25%). La question plus ouverte et si elle en profitera pour également annoncer le début de la réduction de son programme d'achat d'actifs (le "quantitative easing").
  • Jeudi, c'est au tour de la BCE de se réunir. Aucun changement de politique monétaire est attendu à cette occasion. Mais avec une hausse de l'inflation au sein de la zone Euro, les mots utilisés lors de la conférence de presse seront sans doute analysés dans le détail, afin de trouver des indices sur l'évolution de la pensée de l'ECB au sujet d'éventuelles mesure qu'elle pourrait déployer dans le futur pour combattre l'inflation.
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