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Les marchés,
en 5 minutes.

Tous les lundis, un court récap’ de la semaine passée, et ce qu’il faut surveiller dans celle à venir.

Briefing du

October 26, 2026

- La dette française toujours plus coûteuse. Le rendement des OAT françaises à 10 ans a atteint 5,14 %, un niveau inédit depuis 2002. L'écart avec le Bund allemand de même échéance s'est creusé à environ 174 points de base, au plus haut depuis la crise de la zone euro de 2011. Les inquiétudes sur le déficit public, l'instabilité politique et la capacité du gouvernement à faire adopter un budget crédible poussent les investisseurs à exiger une prime de risque toujours plus élevée. Une mauvaise nouvelle pour les finances publiques.

- Meta fait dérailler la Bourse et refroidit l'enthousiasme pour l'IA. Le titre Meta a chuté de plus de 7 % jeudi, malgré des revenus trimestriels en hausse de 26 %, à 64,6 Md$. En cause : l'envolée des investissements massifs dans l'intelligence artificielle et un projet de financement faisant craindre une dilution des actionnaires. Le groupe a notamment relevé ses prévisions de dépenses d'investissement annuelles de 5 Md$, à une fourchette de 135 à 145 Md$. Les investisseurs s'interrogent désormais sur la rentabilité de cette course à l'IA. La sanction a dépassé Meta : le Nasdaq a perdu 2,6 % et les valeurs des semi-conducteurs ont fortement reculé : le marché devient plus exigeant sur le rendement des investissements dans l'IA.

- Carrefour paie le prix des émeutes. Le distributeur a revu à la baisse ses objectifs annuels après les violences, pillages et couvre-feux qui perturbent ses magasins en France. Il table désormais sur une croissance stable à légèrement positive de son bénéfice ajusté par action en 2026, contre une progression auparavant attendue à 7 à 9 %. Environ 50 magasins ont été directement touchés et les coûts liés aux marchandises volées, aux dégâts matériels, aux fermetures et à la sécurité se chiffrent déjà en dizaines de millions d'euros. Un nouveau coup dur pour la distribution, déjà confrontée à des consommateurs fragilisés par la hausse des prix de l'énergie.

- Les valeurs refuge retrouvent leur attrait. Face aux tensions géopolitiques, aux inquiétudes sur la dette et aux doutes sur la rentabilité des investissements dans l'IA, les investisseurs se replient vers les actifs jugés plus sûrs. Le rendement des Treasuries américains à 10 ans est tombé sous les 5 % jeudi, à environ 4,95 %, après avoir dépassé 5,14 % la veille : un mouvement qui traduit une hausse de la demande pour les obligations américaines. Le yen profite lui aussi de ces arbitrages. Le dollar est passé autour de 156,3 yens vendredi, tandis que l'euro est tombé jusqu'à 175,2 yens, son plus bas niveau depuis un an.

- Tesla et SpaceX bientôt réunis ? La perspective d'un rapprochement entre les deux entreprises d'Elon Musk alimente les spéculations à Wall Street. Les deux entreprises ont nommé des comités qui étudient ce qui serait une méga-fusion. Certains analystes envisagent une opération qui pourrait être annoncée avant l'assemblée annuelle de Tesla, prévue le 3 décembre. SpaceX, portée notamment par la croissance de Starlink, et Tesla, engagée dans les véhicules électriques et l'IA, pourraient trouver des synergies autour des infrastructures, des technologies et des ambitions spatiales du milliardaire. Mais attention : aucune fusion n'a été officiellement annoncée.

- La défense reste un secteur en pleine forme. Lockheed Martin a publié des résultats trimestriels solides : son chiffre d'affaires a progressé de 11 % sur un an, à 20,7 Md$, et son bénéfice net de 14 %, à 1,8 Md$. Surtout, son carnet de commandes a atteint un record de près de 292 Md$, en hausse de 27 % par rapport au deuxième trimestre, porté notamment par les contrats de missiles intercepteurs PAC-3. Fort de cette visibilité, le groupe a relevé ses perspectives financières pour 2026 et augmenté son dividende pour la 24e année consécutive. Dans un contexte de tensions géopolitiques persistantes et de réarmement, les industriels de défense bénéficient d'une demande soutenue et de commandes pluriannuelles.

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Briefing du

October 16, 2026

- L'inflation française grimpe à 3,1 %, son plus haut niveau depuis début 2024. Selon l'Insee, les prix ont progressé de 3,1 % sur un an en septembre, un chiffre révisé en hausse de 0,1 point par rapport à l'estimation provisoire, et à comparer à 1,2 % un an plus tôt. Ce sont surtout les prix de l'énergie qui tirent la hausse. Sur un mois, les prix reculent toutefois de 0,3 %, avec la fin de la saison touristique.
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- Les banques américaines rassurent, sauf Bank of America. Goldman Sachs a largement battu les attentes, avec un bénéfice de 17 $ par action contre environ 13 $ attendus, et Citi affiche son meilleur troisième trimestre en dix ans côté revenus. JPMorgan passe de peu sous les attentes, mais le crédit reste sain. Bank of America fait figure d'exception : son bénéfice chute de 17 %, à 6,9 Md$, plombé par une amende de 1,2 Md$ du Trésor américain et un trading décevant. Son titre cède près de 5 %.
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- Plusieurs experts parient sur un rebond de l'or. Après une baisse de 8,5 % en septembre, malgré des entrées record de 31 Md$ dans les fonds cotés, l'once s'échange autour de 4 150 $, soit 26 % sous son sommet de janvier. Les participants à la conférence annuelle de la LBMA, l'association du marché de l'or, anticipent en moyenne 5 000 $ d'ici un an, portés par les achats des banques centrales.
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- ASML très confiant : ses clients veulent plus de machines qu'elle ne peut en produire. Le fabricant néerlandais de machines à puces affiche un chiffre d'affaires record de 11,7 Md€ au troisième trimestre et relève pour la troisième fois cette année ses prévisions 2026, à 44-45 Md€. Son PDG reconnaît que l'offre prévue pour 2027 et 2028 ne suffira pas, certains clients voulant déjà commander pour 2029. Avec environ 670 Md$ de capitalisation, ASML est de loin la plus grosse entreprise européenne, presque deux fois HSBC.
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- Le CAC 40 décroche par rapport à la zone euro. L'indice parisien recule d'environ 3 % depuis janvier, quand les Bourses européennes gagnent plus de 7 %, et se dirige vers sa plus forte sous-performance annuelle face au Stoxx 600 depuis 2010. Les inquiétudes budgétaires, la flambée des taux français et l'approche de la présidentielle d'avril 2027 pèsent sur les investisseurs, en particulier sur les banques.
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- Forte correction sur la dette des bâtisseurs de l'IA. Les obligations 2032 de CoreWeave, émises à 9,6 % en juin, ont vu leur rendement grimper jusqu'à près de 15 % cette semaine, et celles d'Oracle ont lâché près de 9 % en une séance dans leur sillage. Des banques, dont JPMorgan, peinent par ailleurs à replacer 38 Md$ de prêts liés à des centres de données loués à Oracle. De quoi rappeler que le boom de l'IA se finance de plus en plus à crédit, et que les prêteurs commencent à regarder la facture.

Briefing du

September 14, 2026

  • Le pétrole s'envole au-dessus de 105 $ le baril. Le Brent a atteint son plus haut niveau depuis mai, porté par l'escalade au Moyen-Orient : les Houthis, alliés de l'Iran, ont frappé plusieurs installations énergétiques en Arabie saoudite cette semaine, dont la production a chuté de près de 1,9 M de barils/jour en août. Le marché redoute désormais un conflit qui s'éternise.
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  • Les notaires proposent de diviser par deux les impôts sur les donations. Le Congrès des notaires de France veut ramener de 20 % à 10 % le taux maximal sur les transmissions familiales comprises entre 15 000 € et 500 000 €, pour inciter les Français de moins de 75 ans à transmettre plus tôt leur patrimoine. Les droits de succession ont rapporté plus de 16 Md€ à l'État l'an dernier, un sujet déjà clivant entre gauche et droite à l'approche de la présidentielle.
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  • L'inflation américaine résiste, la Fed sous pression. Les prix à la production ont grimpé de 5,4 % sur un an en août, au-dessus des attentes, tirés par le diesel (+24 %). Le CPI d'août se maintient à 3,4%, toujours sous l'effet d'un prix du pétrole élevé, à une semaine d'une réunion de la Fed où une hausse des taux est désormais l'hypothèse privilégiée par le marché. L'inflation sous-jacente, hors aliments et énergie, tombe légèrement, à 2,4%.
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  • La BCE relève ses taux, et prépare le terrain pour d'autres hausses. Christine Lagarde a annoncé jeudi un relèvement de 25 points de base, portant le taux directeur à 2,50 %, face à une inflation de 3,3 % en zone euro alimentée par la flambée du pétrole. C'est la deuxième hausse de l'année après celle de juin, et le marché en anticipe déjà deux autres d'ici fin 2026.
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  • Trump, à la peine dans les sondages, mise tout sur lui-même. Sa cote de popularité est tombée à son plus bas niveau historique, l'inflation et le coût de la vie dominant les préoccupations des électeurs (43 %) à quelques semaines des midterms. Le président promet un chèque de 5 000$ à tous les Américains si les Républicains l'emportent, sans préciser comment ces quelques 1 200 Mrds de dollars seraient financés.
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  • Les élèves français signent leur pire classement PISA depuis 2000. La France recule à la 27e place sur 91 pays, avec un niveau en mathématiques en baisse de 16 points depuis 2022 et de 18 points en compréhension de l'écrit. La Chine et les pays asiatiques dominent largement ce classement de l'OCDE.

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