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Le CAC 40 en 2025 : tops, flops et leçon de diversification

Publié le :
06.01.2026
Mis à jour le :
09.01.2026

Le CAC 40 en 2025, une année de contrastes

Sur l'ensemble de 2025, le CAC 40, l’indice phare de la Bourse de Paris, a gagné 10,42%. Cette performance peut paraître très satisfaisante, surtout lorsqu’on se souvient du recul de 2,15% que ce même indice a affiché en 2024.

Derrière cette performance, se cache la performance individuelle des 40 valeurs qui composent l’indice. Et force est de constater que les écarts entre les meilleurs élèves de la classe et les lanternes rouges sont saisissants.

D’un côté, Société Générale (+153,02%), ArcelorMittal (+74,28%) et Thales (+65,45%) ont caracolé en tête, accompagnés par Crédit Agricole (+32,05%) et BNP Paribas (+22,93%).

De l’autre, Pernod Ricard (–32,94%), Dassault Systèmes (–28,84%), Stellantis (–25,66%), Renault (–24,72%) et Edenred (–42%) ont lourdement pesé sur la performance du CAC 40.

Plongeons-nous dans ces statistiques, afin d’en tirer quelques conclusions utiles pour les épargnants qui investissent (ou qui songent à investir) en bourse.

Les meilleurs élèves : banques, acier et défense

Parmi les cinq entreprises dont les actions ont le mieux performé en 2025, il y a trois banques. Le secteur était sans doute un peu décoté, mais l’évolution de l’environnement de taux et notamment la pentification de la courbe, a structurellement aidé les titres bancaires. La rationalisation des activités de la Société Générale, imposée par son nouveau PDG il y a quelques trimestres, a commencé à porter ses fruits et cet effort a été salué par les investisseurs l’année dernière : la Société Générale a ainsi vu son cours bondir de +153,02%.

Mais les grandes banques partagent le podium avec ArcelorMittal (+74,28%), qui a bénéficié d’une amélioration des perspectives dans l’acier, tandis que Thales (+65,45%) a surfé sur la hausse durable des dépenses de défense.​

Autrement dit, ce sont des secteurs très différents, allant des services financiers à l’industrie lourde, qui ont délivré les meilleures performances en 2025.

Les flops : spiritueux, logiciels et automobile sous pression

À l’opposé du classement, les flops de 2025 montrent que même des « belles valeurs de croissance » ainsi que des marques iconiques peuvent décevoir fortement. 

Pernod Ricard, plus forte baisse du CAC 40 avec –32,94%, a souffert d’un ralentissement des ventes sur des marchés clés comme la Chine et les États‑Unis, ainsi que d’une pression sur le haut de gamme. De façon générale, les jeunes générations boivent moins de boissons alcoolisées que leurs aînés et cette tendance de fond pèse sur l’ensemble des acteurs dans les spiritueux.

Dassault Systèmes (–28,84%) et Edenred (environ –42%) ont payé cher leur valorisation élevée, dans un contexte de rotation sectorielle défavorable aux valeurs de croissance.​

Dans l’automobile, Stellantis (–25,66%) et Renault (–24,72%) ont été confrontés à la concurrence chinoise dans l’électrique, à la pression réglementaire et à des inquiétudes sur leurs marges. 

Un investisseur très exposé à ces segments a donc pu voir une part significative de son portefeuille passer dans le rouge, malgré la bonne tenue globale de l’indice.​

Diversifier pour lisser les extrêmes

Alors on pourrait se dire que ces tendances, en faveur d’un rattrapage des valeurs bancaires et en défense et en défaveur des acteurs dans les domaines des spiritueux ou encore l’automobile, étaient identifiables par un épargnant affûté.

Et qu’il aurait donc fallu miser sur les premiers, pour rester à l’écart des seconds.

Oui, c’est vrai, mais ce type d’analyse ex post est toujours plus facile à faire, une fois les résultats en main. « Hindsight is 20/20 » ironisent les experts anglo-saxons, pour signifier qu’avec du recul, tout est toujours très clair.

Nous préférons utiliser ces statistiques relatives au CAC 40 en 2025 pour souligner l'efficacité de la diversification. Celle-ci permet d’éviter que le sort d’un portefeuille ne dépende d’un seul scénario sectoriel ou d’une seule valeur, aussi « évidente » qu’elle puisse paraître a priori.​

En combinant des banques (Société Générale, Crédit Agricole, BNP Paribas), de l’industrie (ArcelorMittal), de la défense (Thales), mais aussi des valeurs de consommation, de technologie et d’automobile, l’investisseur transforme la volatilité des composants du CAC 40 en une courbe plus régulière. Certaines lignes flambent, d’autres déçoivent, mais l’ensemble progresse avec plus de constance – et avec beaucoup moins de sueurs froides.​

La diversification, meilleure alliée de l’investisseur

Les tops et les flops du CAC 40 en 2025 ne sont pas seulement des anecdotes de fin d’année, ils sont une démonstration chiffrée de l’efficacité de la diversification. Qui devient un allié précieux pour l’investisseur qui ne peut, ou ne veut, pas consacrer beaucoup de temps à l’analyse financière de centaines d’entreprises cotées pour sélectionner celles dont il ou elle estime qu’elles vont sur-performer.

Entre Société Générale à +153,02% et Edenred autour de –42%, le message est clair : il est très complexe et très chronophage de prédire avec certitude quels seront les gagnants et les perdants de demain. Surtout qu’un facteur exogène, comme par exemple un changement de la réglementation, l’imposition de droits de douane, ou encore une fraude, peut venir bousculer les meilleures analyses de départ.

En construisant un portefeuille diversifié, l’investisseur accepte cette incertitude, la neutralise en partie, et se donne les meilleures chances de faire croître son patrimoine, sans dépendre d’un seul pari.

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