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Comment faire fructifier son argent en 2024
2/2/2024
7 min

Comment faire fructifier son argent en 2024

En bref

Pour quelles raisons est-il crucial de faire fructifier son argent ?

Une fois qu'on a décidé de s'y mettre, par ou commencer ? Distinction entre épargne de précaution et investissements à long term

Dans quelles classes d'actifs (actions, obligations, fonds, ETF, immobilier) investir ? Comprendre son profil de risque

Dans quoi mettre votre argent ? Entre livrets bancaires, le contrat assurance vie, et le PEA, les enveloppes fiscales sont nombreuses en France.

Plan de l'article

Pourquoi est-il important de faire fructifier son argent ?

Commençons par le début. Quels sont les objectifs que vous vous fixez pour votre épargne et pourquoi voulez-vous la faire travailler ? Il y a de nombreuses raisons, souvent complémentaires, pour lesquelles on peut vouloir faire fructifier son argent.

Se protéger contre l’inflation

La première réponse concerne tout épargnant soucieux de son pouvoir d’achat. Il est crucial de faire fructifier son argent afin de lutter contre l'inflation. En effet, l’inflation désigne le rythme auquel les prix des biens augmentent d’une année sur l’autre. Un épargnant qui ne place pas l’argent qu’il a mis de côté voit donc la valeur de son épargne diminuer au fil du temps, au rythme du taux d’inflation. 

Si l’inflation atteint 4% par exemple, un épargnant qui conserve son épargne sous son matelas perdra 4% de son pouvoir d’achat en une année.

Chercher à faire fructifier cette épargne et investir judicieusement devrait donc - a minima - avoir pour objectif de générer un rendement égal au taux d’inflation, afin de préserver le pouvoir d’achat de l’épargne accumulée au fil des années.

Constituer un patrimoine financier

Par ailleurs, faire fructifier son argent offre la possibilité d’assurer une sécurité financière à long terme. Les investissements, qu'ils soient dans des actions, des obligations, des biens immobiliers ou des fonds de placement de tout type, ont typiquement pour objectif de générer des gains en capital et/ou des revenus réguliers (sous forme d’intérêts ou de dividendes par exemple). Le rendement généré par ces placements permet alors à l’épargnant de constituer un patrimoine. 

Patrimoine qui est un terme chic pour désigner un portefeuille de placements dont l’épargnant peut disposer en cas de besoin (la perte d’emploi par exemple) ou qui peut être destiné à la transmission de fortune aux héritiers.

Investir pour réaliser des objectifs financiers

Investir soigneusement et régulièrement peut également permettre de réaliser des objectifs personnels à long terme. Que ce soit l'achat d'une maison ou d’un appartement, le financement des études des enfants ou la préparation de la retraite, la croissance de l'épargne permet de concrétiser des projets personnels. 

Exprimer ses convictions personnelles

Et n’oublions pas qu’en investissant, vous financez l’économie réelle. À votre échelle, en sélectionnant vos placements (et en excluant certains investissements) selon vos convictions personnelles, vous contribuez donc à orienter l’économie.

L’exemple le plus parlant est sans doute celui des investissements responsables, qui dirigent votre épargne vers des sociétés vertueuses en matière d’empreinte carbone et/ou d’équité sociale.

En somme, faire fructifier son argent ne se limite pas à la simple accumulation de richesse, mais peut englober la préservation du pouvoir d'achat, la création de sécurité financière et d’un patrimoine transmissible, la concrétisation de projets personnels et la mobilisation de votre épargne pour des causes qui vous tiennent à cœur. C'est un pilier essentiel d'une gestion financière responsable.

La diversification : la clé pour faire fructifier son argent

Avant de parler de fructification de l’épargne, posons quelques principes. À moins d’être un expert financier, qui peut consacrer du temps quotidiennement à l’investissement, il sera important de diversifier ses placements. Selon le principe de ne pas mettre tous ses oeufs dans un même panier.

La diversification vous permet ainsi de faire fructifier votre argent dans un monde financier changeant, régulièrement volatil et incertain. Elle se réalise en répartissant les investissements sur différentes classes d'actifs (actions, obligations, immobilier, or et matières premières, ..) et secteurs économiques (banques, luxe, grande distribution, construction, industrie automobile, …). À laquelle on peut rajouter une diversification géographique en investissant dans des actions et obligations émises par des sociétés de pays différents.

L’objectif étant d'ainsi réduire les risques associés à une exposition unique. En effet, les marchés financiers sont sujets à des fluctuations imprévisibles (et parfois brutales), et la diversification agit comme un rempart contre les chocs extrêmes de valeur. 

Par exemple, combiner au sein d’un portefeuille des actions, des obligations, des actifs immobiliers, du private equity et des placements en matières premières permet de minimiser l'impact d'une sous-performance dans une catégorie spécifique.

La diversification offre également la possibilité de tirer parti des opportunités de croissance dans différentes industries, ou dans différentes zones géographiques du monde. Alors que certains secteurs ou marchés peuvent être orientés à la baisse (on parle de “bear market”), d'autres peuvent être en plein essor. En investissant dans un éventail large d'actifs, les investisseurs sont mieux positionnés pour bénéficier des tendances positives tout en atténuant les effets des fluctuations négatives. Cette approche contribue à optimiser le rendement global du portefeuille, tout en vous protégeant contre des grosses corrections.

Ainsi, la diversification est un outil puissant pour faire fructifier votre épargne de manière plus stable et résiliente, dans un environnement financier complexe et régulièrement volatil.

Faire fructifier son argent sans risques

Les livrets bancaires traditionnels

Lorsqu'on s’intéresse à l’investissement, la première étape consiste à créer une poche d’épargne, disponible rapidement en cas de coup dur. Cette poche est appelée épargne de précaution. Hors de question de mettre cette épargne à risque, ou de la bloquer, son objectif principal étant d’être immédiatement accessible, en cas de besoin.

Cela ne veut pas dire pour autant que l’épargne de précaution ne peut pas travailler pour vous. Mais il s’agit de la faire fructifier sans prendre de risques.

Les livrets bancaires servent à ça. On pense notamment au Livret A. Sur ce livret réglementé, les dépôts sont garantis par l’État. Par ailleurs, vos dépôts bénéficient d’un taux d’intérêt (fixé par l’État) qui, même s’il est relativement modeste, vous permet de lutter contre l’effet de l’inflation et de protéger votre pouvoir d’achat.

Mais attention, le Livret A est plafonné à 22 950 euros par personne. D’autres livrets réglementés, comme le LDDS (pour Livret de Développement Durable et Social), existent qui permettent de faire travailler des liquidités en toute sécurité. Une fois de plus, il faudra tenir compte de son plafond, de 12 000 euros par personne.

Les super livrets

Ensuite, ou en parallèle, il existe également des livrets bancaires. Dans les banques traditionnelles, ceux-ci sont typiquement faiblement rémunérés. Cela se comprend, les grandes enseignes bancaires collectent énormément de dépôts sur les comptes courants de leurs clients. Ces dépôts ne sont pas rémunérés et constituent donc un ressource pour la banque très peu onéreuse. Offrir un livret d’épargne attractif à côté reviendrait à se tirer une balle dans le pied, car les dépôts sur les comptes courants (gratuits pour la banque) se transfèreraient en masse sur les livrets (plus coûteux pour la banque).

En revanche, pour certaines banques spécialisées, qui ne disposent pas de réseaux d’agences et qui ne collectent donc pas naturellement des dépôts, la situation est différente. Celles-ci souhaitent attirer les dépôts pour financer leur activité de crédit. Elles sont structurellement disposées à les rémunérer et proposent donc des taux d’intérêt bien plus élevés que leurs consoeurs, les grandes banques de réseau.

Les livrets d’épargne qu’elles proposent sont aussi appelés les super livrets, en reconnaissance des taux d’intérêts plus attractifs qu’elles paient. C’est bien un de ces super livrets que Cashbee propose à ses clients sur son application.

L’avantage de ces livrets est qu’ils sont gratuits, toujours accessibles et que l’argent qui s’y trouve bénéficie de la garantie du Fonds de Garantie des Dépôts et Résolution, dans la limite de 100 000 euros par personne et par banque. C’est donc une solution d’épargne sans risques et liquide, idéale pour l’épargne de précaution.

Faire fructifier son argent en prenant plus de risques

Faire fructifier son argent avec l'assurance vie

Maintenant que votre épargne de précaution est constituée, vous savez que vous pouvez faire face aux dépenses inattendues et aux coups durs. Vous pouvez donc probablement prendre quelques risques - toujours considérés - avec l’épargne supplémentaire. Et investir en dehors des banques.

Une des façons pour le faire sans nécessairement prendre trop de risques c’est à travers des placements logés dans un contrat assurance vie. En effet, le contrat d’assurance vie offre de nombreux avantages aux investisseurs, que ce soit pour faciliter la constitution d’un portefeuille d’investissement diversifié, en termes de liquidité ou encore d’un point de vue de la fiscalité.

Prenons ces trois avantages dans l’ordre.

L’assurance vie est facile à utiliser

Premièrement, le contrat assurance vie offre à son souscripteur une grande souplesse d’usage et d’allocation de son épargne. En effet, la plupart des contrats assurance vie ne nécessitent qu’une modeste mise de départ (chez Cashbee par exemple 1000 euros suffisent). Ensuite, les sommes d’argent qui y sont investies, via des versements, peuvent être allouées à une très grande diversité de placements, selon votre appétence pour le risque, votre horizon de placement et votre aisance en finance.

Pour les plus prudents, il existe le contrat d’assurance vie en euros. Ce type de contrat se distingue par le fait que le capital qui y est alloué est garanti par la société d’assurance. Votre argent fructifie sans jamais être à risque de perte. En contrepartie de cette sécurité, le rendement annuel sur ce type de contrat reste modeste, de l’ordre de plusieurs pourcents.

Une assurance vie en euros peut tout à fait être combinée avec un contrat en unités de compte. Cette seconde catégorie de contrats d’assurance vie est conçue pour permettre à son souscripteur d’investir dans des classes d’actifs différentes, et donc de prendre plus ou moins de risques. Ainsi, un investisseur peut y loger des actions, des obligations, des parts de fonds commun de placement, de SCPI, d’OPCI, et d’ETF, selon ses convictions et son profil de risque.

L’assurance vie offre une grande liquidité aux souscripteurs

On voit donc bien comment un épargnant peut diversifier ses placements au sein d’un ou plusieurs contrats assurance vie, et ainsi se constituer un portefeuille diversifié par classes d’actifs.

L’assurance vie offre également une liquidité importante. Cela veut dire qu’il est facile, non seulement d’abonder l’argent investi dans un contrat assurance vie (via des versements), mais aussi qu’il est toujours possible d’effectuer des retraits (via ce qu’on appelle des rachats partiels). Il est vrai que le traitement fiscal des gains réalisés peut être plus avantageux si ces retraits ne se font qu’au bout de 8 ans, mais ce qu’il faut retenir est que le souscripteur a toujours accès aux fonds logés au sein de son contrat assurance vie.

Une fiscalité attractive

En résumé, le contrat assurance vie est une enveloppe fiscale qui offre des avantages à son souscripteur sur le plan de l’imposition des gains réalisés, ainsi qu’en cas de transmission de patrimoine (au décès du souscripteur).

Pour l’imposition des plus-values, l’assurance vie fait bénéficier le souscripteur de certains abattements si les plus-values sont réalisées 8 ans ou plus après l’ouverture du contrat.

Au décès du souscripteur, il existe également des abattements fiscaux qui permettent de transmettre le patrimoine financier constitué au sein d’un contrat assurance vie sans imposition, dans la limite de certains seuils.

Pour plus de détails sur la fiscalité qui s’applique à l’assurance vie, nous vous référons à cet article.

Faire fructifier son argent avec l'immobilier

Investir dans la pierre continue d’être une passion pour un grand nombre d’épargnants français, car c’est une classe d’actif perçue comme étant peu risquée, qui délivre un rendement régulier dans le temps, sous forme de loyers. Puis un possible gain en capital à la revente, si la valeur du bien immobilier augmente.

En théorie, tout cela est vrai, mais dans la pratique, l’investissement en immobilier n’est pas aussi facile que cela, notamment si l’on souhaite le faire en direct.

Les inconvénients de l’investissement immobilier en direct

Premièrement, il faut un capital de départ important pour pouvoir acheter un premier bien immobilier, surtout dans les grandes métropoles. Or, afin de respecter le principe de la diversification, il faudrait dans l’idéal se constituer un portefeuille de biens immobiliers. Et donc acheter plusieurs appartements ou maisons. Car avec un seul locataire, vous vous exposez au risque que celui-ci cesse de verser ses loyers. 

Deuxièmement, les frais de transaction sont importants. Entre les frais de notaires, les frais juridiques, les commissions d’agence et les éventuels travaux, vos dépenses peuvent rapidement représenter plusieurs pourcents du prix d’achat du bien. Qui réduisent proportionnellement la rentabilité de votre investissement. De la même façon, il s’agira de tenir compte des dépenses courantes auxquelles un propriétaire doit faire face, qui pèsent sur le rendement net de son investissement.

Enfin, la liquidité des investissements immobiliers en direct est faible. Entre le moment où vous décidez de mettre en vente votre bien et le moment où vous touchez l’argent de votre acquéreur il s'écoule au moins plusieurs mois si vous avez de la chance, et potentiellement plusieurs années si vous ne trouvez pas preneur.

Les SCPI

C’est pour répondre à toutes ces difficultés pratiques, que le monde de la finance a inventé la pierre papier. C’est-à-dire des instruments financiers qui permettent aux épargnants d’investir dans l’immobilier de façon indirecte, en prenant des parts dans des fonds spécialisés en la matière.

Le plus connu de ce type de fonds est la SCPI, pour Société Civile de Placement Immobilier. Ces SCPI collectent des fonds d’un grand nombre d'investisseurs pour pouvoir acquérir un grand nombre de biens immobiliers. Les investisseurs détenteurs de parts de SCPI deviennent ainsi indirectement des co-propriétaires d’un portefeuille d’actifs immobiliers, dont ils vont percevoir les loyers (après déduction des dépenses annuelles et des commissions de gestion facturées par les gérants de la SCPI). Ils vont également bénéficier - potentiellement - des plus-values, si la SCPI réalise des gains en vendant les biens immobiliers quelques années plus tard.

Les SCPI sont accessibles, souvent dès 1000 euros. Et il en existe de toutes sortes, vous permettant d’investir dans de l’immobilier de bureaux, de l’immobilier commercial ou encore de l’immobilier résidentiel, selon vos convictions. Enfin, certaines SCPI n’investissent qu’en France, alors que d’autres achètent des immeubles et des bâtiments à travers l’Europe. 

Maintenant, nous attirons votre attention sur les frais, notamment d’entrée. Il est commun qu’une SCPI facture des frais d’entrée de plusieurs pourcents. Qu’il s’agira de “récupérer” à travers la performance du fonds, avant de commencer à pouvoir parler de performance positive. Un investissement en SCPI est donc un investissement qui s’envisage sur le long terme. 

Par ailleurs, un investissement en SCPI n’est pas dépourvu de risques. La valeur de la part de SCPI peut monter comme elle peut descendre, et cela en fonction de l’évolution du marché immobilier. Si celui-ci est orienté à la hausse, la valeur des biens détenus par la SCPI sera régulièrement révisée à la hausse, impactant favorablement le prix de la part de SCPI. Inversement, lorsque le marché immobilier corrige et qu’il est dans une phase baissière, la valeur du portefeuille de la SCPI devra être ajustée à la baisse, avec un impact tout aussi direct sur la valeur de la part.

Enfin, en termes de liquidité, les parts de SCPI peuvent s’échanger typiquement plusieurs fois par mois. Elle est donc relativement bonne, et permet, dans la très grande majorité des circonstances, à un investisseur dans une SCPI de liquider son investissement pour récupérer son capital, en cas de besoin. Mais il y a un mais. Car ce sont les gérants de la SCPI qui assurent le marché secondaire, et qui proposent les parts des investisseurs qui souhaitent vendre, aux nouveaux investisseurs, positionnés à l’achat. Si le nombre de vendeurs excède très largement le nombre d’acheteurs (ce qui peut se produire lorsque le marché immobilier est en crise), alors la liquidité des parts de SCPI n’est pas garantie. Dans ce contexte, certes rare, où la demande est inexistante, ou insuffisante pour absorber l'offre, il peut arriver que les investisseurs qui souhaitent vendre leurs parts n’y arrivent pas. Ils seront obligés d’attendre un contexte de marché plus favorable.

Faire fructifier son argent avec le crowdfunding

Le crowdfunding est une méthode d’investissement de plus en plus populaire. Plusieurs plateformes digitales de crowdfunding proposent des projets d’investissements dans lesquels les particuliers peuvent investir, pour le financer. En contrepartie de leurs investissements sous forme de prêts, on leur promet un rendement annuel fixe sous forme d’intérêts, aussi appelé coupons. 

Le plus souvent, les projets pour lesquels les financements sont recherchés sont des projets immobiliers ou encore des  projets d’énergies nouvelles (parcs d’éoliennes ou parcs de panneaux solaires).

Les projets sont proposés avec un montant cible, une durée précise et un rendement spécifique, sous forme de taux d’intérêt. Si suffisamment de fonds sont collectés et que le montant cible est atteint, le projet est mis en exécution.

D’un point de vue juridique les investisseurs investissent typiquement dans des obligations (des reconnaissances de dettes) sur lesquelles ils perçoivent les intérêts contractuellement définis au départ.

Ce type de placements présente l’avantage d’être accessible à partir de montants relativement modestes. Par ailleurs, ils permettent de faire fructifier l’argent sur des durées connues d’avance (et typiquement entre 2 et 5 ans), à un taux d’intérêt - le fameux coupon - lui aussi connu d’avance. Cette rémunération est typiquement plus élevée que celle qu’on peut espérer toucher sur des livrets bancaires et/ou un contrat assurance vie en euros.

C’est normal, car le crowdfunding vous expose à des risques plus élevés que ces alternatives sans risques. En effet, tout d’abord, il est difficile (voire impossible) de vendre vos parts dans un projet de crowdfunding avant son terme. Il faut considérer que les investissements de ce type sont bloqués jusqu’à leur échéance. 

Par ailleurs, les projets de crowdfunding vous exposent à un risque de défaut de l’emprunteur. Si tel ou tel projet immobilier ne trouve pas d’acheteurs pour les appartements en construction, le promoteur ne pourra pas verser les intérêts dus sur la dette contractée auprès des participants dans l’opération de crowdfunding. Si un parc de panneaux solaires ne trouve pas d’acheteurs pour l’énergie produite, c’est la même chose.

Faire fructifier son argent avec un risque élevé

Les cryptomonnaies & NFT

Pour les investisseurs les plus dynamiques - et certains diraient agressifs et spéculateurs -, il est possible de viser des rendements plus élevés. Mais en finance il n’y a pas de “déjeuners gratuits” (there is no free lunch). Rendement et risque vont de paire.

C’est certainement le cas pour les crypto-devises, comme le bitcoin et les NFT, pour non-fungible token. Nous ne sommes pas des spécialistes, mais nous avons bien observé l’envolée initiale du cours du bitcoin, qui s’est approché des 57 000 euros en novembre 2021 … pour s’effondrer à 15 000 euros quelques trimestres plus tard. Aujourd’hui, le cours du bitcoin évolue autour des 40 000 euros.

Il faut donc avoir le cœur bien accroché avant de s'aventurer dans ce domaine. Car le cours du bitcoin est volatil, et celui de crypto-devises moins connues peut l’être encore plus. Nous recommandons de n’investir dans ce type d’actifs à haut risque que la partie de votre épargne que vous pouvez vous permettre de perdre en totalité.

L’avantage des cryptomonnaies, notamment les plus répandues, est qu’elles sont liquides, et qu’il est facile de les acheter et de les vendre via de multiples plateformes. Dont il faut vérifier la solidité, car certaines plateformes de trading de crypto-devises, dont par exemple FTX, ont fait spectaculairement défaut. Et en se déclarant en faillite, ils ont fait perdre des milliards d’euros à leurs clients, qui ont vu leurs investissements en crypto s’évaporer du jour au lendemain. Nous soulignons à ce titre que contrairement aux actions et obligations cotées, les plateformes d’échange des crypto-devises ne sont pas (encore) soumises à des règles strictes, imposées par les régulateurs (comme la SEC aux États-Unis ou l’AMF en France).

Ces avantages de liquidité et d’une relative transparence sur les prix ne sont pas aussi évidents pour les NFTs, dont le prix de vente est incertain. C’est un peu comme les œuvres d’art : il peut y avoir de grands écarts entre la valeur théorique d’un tableau ou d’une sculpture et le prix auquel il se vendra aux enchères. 

Faire fructifier son argent avec la bourse

Pour les investisseurs disposés à prendre des risques, pour viser des rendements élevés, il existe aussi l’investissement en actions. Qu’on désigne souvent par l’expression “investir en bourse”.

L’investissement en actions en direct

Il y a de nombreuses façons pour le faire. Les épargnants individuels peuvent relativement facilement acheter des actions en bourse, en ouvrant un compte titres, soit dans une banque, ou encore via des plateformes digitales spécialisées en la matière. Comme évoqué précédemment, les investissements en actions peuvent aussi être logés dans un contrat assurance vie, ou encore dans un PEA, pour Plan Épargne en Actions.

Il est important de comprendre que l’investissement en actions en direct est plus risqué (et certains diraient plus complexe) que l’investissement dans des fonds actions. Car il s’agit de faire un pari sur la performance financière d’une seule société. L’acheteur d’actions L’Oréal espère que L’Oréal continuera à augmenter ses ventes, préserver (ou encore mieux, augmenter ses marges) et continuer à accroître sa profitabilité. Mais l’histoire montre que les champions d’un jour n’ont pas toujours su préserver leurs positions dominantes. Nokia était le leader dans son domaine, aujourd’hui dominé par Apple et Samsung. 

Le placement en fonds actions et ETFs

Comme leur désignation l’indique, l’achat de parts d’un fonds actions expose l’investisseur à un portefeuille d’actions. Un tel placement offre donc une diversification immédiate à de nombreuses actions différentes. 

Sachant qu’il existe au sein de l’univers des fonds actions énormément de sortes et formes de fonds, ce qui permet d’aiguiller votre épargne vers les thématiques, les régions du monde ou encore les secteurs de l’économie auxquels vous tenez le plus. 

Pour s’y retrouver, distinguons les fonds d'actions gérés activement, des fonds trackers, ou ETFs. Dans le premier cas, il s’agit de gérants professionnels qui constituent et gèrent des portefeuilles d’actions sélectionnées par leurs soins. Ces fonds, dits actifs, peuvent être thématiques et ne se concentrer que sur des actions japonaises (pour un fonds géographique), ou uniquement sur le secteur pharmaceutique (pour un fonds sectoriel), ou encore se focaliser sur des investissements dans des entreprises vertueuses, et dont l’empreinte carbone est minimale (des fonds labellisés ESG ou Greenfin ou ISR).

Par opposition, les ETF - pour Exchange Traded Fund - ont vocation à répliquer, le plus précisément possible, la performance d’indices boursiers. Ainsi, un ETF CAC 40 aura pour objectif de délivrer la performance financière, à la hausse comme à la baisse, de l’indice phare de la bourse de Paris. 

Les frais de gestion des ETF, qu’on appelle aussi des fonds passifs, sont, en moyenne, inférieurs à ceux facturés par les fonds qui sont activement gérés. Logique, car les ETF peuvent se gérer par ordinateurs de façon automatisée, alors que les fonds actifs doivent rémunérer les gérants spécialistes, responsables du fonds.

Le PEA

Un bref mot sur les enveloppes fiscales dans lesquelles un épargnant français peut loger ses placements en actions. L’assurance vie et le compte titres ont déjà été évoqués, mais il semble pertinent de décrire brièvement les avantages du PEA (Plan d’Épargne Actions). 

  • Fiscalité attractive : l'un des principaux atouts du PEA est sa fiscalité favorable. Après une période de détention minimale de cinq ans, les gains réalisés (que ce soit par des plus-values ou des dividendes versés), sont exonérés d'impôts sur le revenu.

  • Grande flexibilité dans les placements : le PEA offre une grande souplesse en termes d'investissements, car il permet d'investir dans des actions d’entreprises européennes, mais aussi dans des OPCVM (Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières) européens. Enfin, le PEA peut également accueillir des titres de PME (Petites et Moyennes Entreprises) européennes non cotées. Attention, cela veut aussi dire que vos investissements en actions de sociétés américaines ou asiatiques ne peuvent pas être logés dans votre PEA.

  • Transmission efficace : en cas de décès du propriétaire du PEA, ses héritiers peuvent bénéficier d'une exonération d'impôts sur les plus-values en cas de retrait. En outre, le PEA du défunt peut être transmis sans droits de succession.

  • Transfert d’un PEA à l’autre : il est possible de transférer un PEA ouvert au sein d’une banque à un autre PEA, ouvert dans un établissement financier différent sans perdre les avantages fiscaux acquis. Cela permet aux épargnants de changer de prestataire, tout en préservant les avantages fiscaux.

En résumé, le PEA constitue une enveloppe fiscale attractive pour des placements en actions. Sa flexibilité fait de lui un outil intéressant pour ceux qui souhaitent investir en actions, à la recherche de rendements élevés. 

Connaître son profil : risque et rendements

Faire fructifier son argent est indispensable, ne serait-ce que pour préserver le pouvoir d’achat de son épargne. Et cela, quelque soit le montant que vous pouvez mettre de côté par mois. Mais, vous l’aurez compris, les alternatives pour le faire sont très nombreuses et dépendent directement de votre personnalité, votre goût pour le risque, vos objectifs financiers à court, moyen et long terme, votre aisance en finance et vos convictions.

Néanmoins, il nous semble important de souligner quelques principes universels :

  • L’épargne de précaution doit être constituée en priorité, avant d’investir dans des placements visant des rendements plus élevés mais qui mettent votre capital à risque.

  • La constitution de cette épargne pour un éventuel coup dur n’exclut pas toute forme de rendement. De nombreuses solutions de placement sans risque existent, permettant de faire fructifier votre argent, tout en la gardant disponible à tout instant. Dans cette catégorie, une mention spéciale pour le super livrets, qui peuvent compléter les livrets réglementés, et faire fructifier vos liquidités excédentaires ;

  • Ensuite, il est pertinent de s'intéresser aux placements à plus long terme, en prenant plus ou moins de risque, selon votre profil. Mais en reconnaissant le principe du couple rendement / risque : plus un investissement vise un rendement élevé, plus il sera risqué. Et de viser une diversification qui vous évite une prise de risque concentrée, et vous permet donc de dormir tranquillement.

  • Ce qui veut dire que pour les placements les plus risqués (par exemple crypto-devises), il s’agit de ne placer que la partie de votre épargne que vous êtes prêt à perdre, potentiellement totalement.

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