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Budget 2026 : ce qui change vraiment pour votre épargne

Publié le :
09.02.2026
Mis à jour le :
09.02.2026
EN BREF

Le nouveau budget comporte de nombreux changements de la fiscalité en France, dont un certain nombre impactent l'épargne. Voici un guide pratique pour comprendre comment ces changements impactent vos investissements et votre patrimoine.

Nous avons enfin un budget 2026. Et il ne laisse pas les épargnants indifférents. Parmi toutes les mesures, une se détache nettement : la hausse de la CSG sur les revenus du capital. Une modification technique en apparence, mais avec un impact très concret sur vos rendements nets.

Chez Cashbee, on a décodé ce que ça change pour vos placements, et comment le lire quand on est investisseur individuel.

La hausse de la CSG : un tournant pour l’épargne “productive”

La CSG sur les revenus du capital augmente de 9,2% à 10,6%, ce qui représente une augmentation de cette taxe d’un peu plus de 15% (en effet, 10,6 / 9,2 = 1,15217). 

Résultat : la fiscalité globale sur une grande partie des placements financiers passe de 30% à 31,4% pour les investisseurs résidents fiscaux français.

Ce sont surtout ce que l’on peut appeler les investissements productifs qui sont concernés :

  • actions,
  • obligations,
  • PEA,
  • PER,
  • parts de fonds (OPCVM, ETF, etc.).

Autrement dit, les placements qui financent directement les entreprises et l’économie réelle. Notons au passage que les intérêts perçus sur les livrets bancaires sont également concernés.

Concrètement, qu’est-ce que ça change pour un épargnant ?

Cette hausse de CSG signifie que les revenus que vous tirez de ces placements sont un peu plus ponctionnés. Cela concerne très spécifiquement :

  • Les dividendes versés par vos actions,
  • Les intérêts de vos placements obligataires,
  • Les plus-values réalisées au sein d’un PER investi en unités de compte (au moment de sa clôture), et
  • Les intérêts perçus sur vos livrets d’épargne traditionnels (hors Livret A).

Tous ces placements subissent désormais une fiscalité plus lourde. Et mécaniquement, leur rendement net baisse.

Un exemple simple :

  • Avant, un placement financier taxé à 30% qui rapportait 6% brut vous laissait 4,2% net ;
  • Avec 31,4% de taxation, le net recule et tombe à 4,12%. Ce n’est pas un effondrement, mais sur la durée, la différence finit par peser sur le capital accumulé, selon le principe des intérêts composés.

Les placements épargnés… complexité accrue

À l’inverse, certains placements ne subissent pas cette hausse de CSG. C’est là que le message devient ambigu.

Parmi les produits épargnés se comptent notamment le Livret A et le LDDS, ces livrets dits réglementés, qui restent totalement défiscalisés. Mais il y a aussi l’assurance vie, qui conserve un cadre fiscal stable, avec donc une “flat tax” qui s’applique aux gains réalisés de 30%.

On se retrouve donc avec un système qui est devenu plus complexe. La “flat tax” qui fut une constante s’appliquant de façon égale à l’ensemble des enveloppes fiscales est devenue une variable dont le niveau change selon le support d’investissement.

La “flat tax” était censée être simple : un taux unique sur les revenus du capital, quel que soit le support. Désormais, ce n’est plus exactement le cas, car la charge fiscale varie selon le type de produit.

Par ailleurs, dans l’ensemble, le nouveau système pénalise davantage les épargnants qui acceptent de prendre des risques pour financer l’économie, tout en préservant les produits d’épargne de précaution. Les investissements en unités de compte (et donc dans des actifs risqués), logés au sein d’une assurance vie, constituent l’exception à la règle.

En résumé : on taxe plus l’argent qui va vers le financement des entreprises, et on protège davantage l’argent qui dort ou progresse prudemment.

Le PER : à la fois gagnant et perdant

Le Plan d’Épargne Retraite (PER) n’est pas épargné par ces changements, mais le bilan est nuancé.

Le PER gagne en souplesse

Certaines mesures renforcent la souplesse du PER. Ainsi, la nouvelle loi permet aux souscripteurs une meilleure utilisation des plafonds de déduction, qui porteront sur 5 ans au lieu des 3 dernières années précédemment. En augmentant la durée sur laquelle un épargnant peut bénéficier des plafonds des années précédentes, le législateur donne donc la possibilité aux souscripteurs de PER d’augmenter la somme qu’ils peuvent y allouer tout en bénéficiant des avantages fiscaux qui y sont associés.

Pour certains épargnants, cela permet d’optimiser davantage la stratégie fiscale autour du PER.

Ce qui pèse sur son attractivité

Cependant, plusieurs points du nouveau budget jouent en défaveur du PER :

  • La hausse de la CSG impacte aussi les supports en unités de compte logés dans un PER. Le rendement net baisse, comme pour les autres placements financiers. A noter néanmoins que ces plus-values ne sont fiscalisées qu’à la sortie du PER (c’est à dire, hors cas particuliers, au moment de la retraite).

  • Les versements effectués sur un PER par une personne de plus de 70 ans ne sont plus déductibles de son revenu imposable, ce qui réduit l’intérêt fiscal de continuer à alimenter un PER à un âge avancé. On peut y voir une certaine logique, car l’objectif affiché du PER est bien d’inciter des personnes en vie active de mettre de côté pour leur retraite. Toujours est-il que cet ajustement vous pousse à faire vos optimisations fiscales avant votre 70e anniversaire.

Cela dit, il nous semble que malgré ces récents changements, le PER reste très attractif pour les personnes en activité. C’est un outil puissant pour réduire la fiscalité pendant la vie active tout en préparant sa retraite. Et le temps long est un allié majeur : plus on commence tôt, plus le capital a le temps de se constituer et de fructifier, sous l’effet puissant des intérêts composés.

Dans ce nouveau contexte fiscal, comment réagir en tant qu’épargnant ?

Trois idées fortes à garder en tête.

1. Ne pas raisonner uniquement en termes de fiscalité

La fiscalité est importante, mais ce n’est qu’un paramètre dans la sélection de ses placements et l’affectation de son épargne.


Selon nous, ce qui compte vraiment, c’est la performance nette à long terme, en ligne avec vos objectifs financiers et votre profil de risque. Autrement dit, un placement un peu plus taxé mais nettement plus performant peut rester plus intéressant qu’un produit “fiscalement doux” mais mal rémunéré.

2. Combiner et diversifier les supports d’investissement

Aucun produit ne coche toutes les cases. Un patrimoine équilibré combine généralement :

  • une épargne de précaution, pour laquelle les livrets réglementés comme le Livret A et le LDDS, ou encore les livrets d’épargne bancaires et le fonds euros sont des outils très utiles ;
  • des placements à moyen/long terme (logés au sein d’une assurance vie),
  • des produits fiscalement incitatifs pour préparer sa retraite (PER),
  • des investissement en actions européennes (PEA, ETFs…),
  • et éventuellement des placements immobiliers (en direct ou via SCPI, par exemple).

Dans un univers où les règles bougent, ne pas tout mettre dans le même panier reste une règle de bon sens. Surtout que différentes poches d’épargne peuvent servir différents objectifs.

3. Ne pas hésiter à se faire accompagner

La complexité des règles fiscales ne diminue pas, au contraire. Un arbitrage mal calibré aujourd’hui peut coûter très cher, surtout sur les dispositifs longs comme le PER ou l’assurance vie.

Se faire accompagner – que ce soit par un conseiller, un expert-comptable, un planificateur financier – permet de prendre du recul, de vérifier la cohérence globale de son patrimoine, et d’éviter les erreurs structurelles.

Si vous ne savez pas vers qui vous tourner, nos conseillers sont là pour vous guider.

Un contexte fiscal qui change

En résumé : la Loi de Finances 2026 alourdit la facture sur les placements qui financent l’économie réelle, tout en préservant les produits de précaution et l’enveloppe fiscale de l’assurance vie. Pour les épargnants, l’enjeu n’est pas de tout basculer, mais de comprendre ces changements, de continuer à investir sur le long terme, et de potentiellement adapter la répartition de ses supports plutôt que de subir.

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