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PER : comment préparer sa retraite tout en payant moins d’impôts ?
Le PER est une enveloppe d'épargne spécifiquement conçu pour permettre aux Français de mettre de côté pour leurs retraites. Il est associé à un avantage fiscal qui a sans doute contribué à sa popularité grandissante, même si bon nombre d'épargnants français n'en possèdent pas encore. Avant de se lancer, il nous semble très important de bien en comprendre le fonctionnement. Voici notre analyse, sans jargon.
L’épargne retraite gagne du terrain en France, mais elle est encore loin d’être un réflexe universel. Début 2024, 19,1 % des ménages détenaient un produit d’épargne retraite, contre 16,4 % en 2021 et 15,5 % en 2018, selon l’Insee. La progression est donc réelle, même si près de quatre ménages sur cinq n’en détiennent toujours pas. Dans le même temps, les encours des Plans d’Épargne Retraite (PER) ont dépassé 150 milliards d’euros fin 2025, signe que ce produit s’installe durablement dans le paysage de l’épargne française.
Et les Français ne se posent pas la question de leur retraite uniquement à l’approche de la soixantaine. Selon le baromètre 2025 du Cercle des Épargnants et d’Ipsos, 60 % des moins de 35 ans n’ont pas confiance dans le système de retraite français pour leur assurer une retraite correcte. Plus parlant encore : 42 % des moins de 35 ans déclarent déjà prendre en compte l’épargne dans leurs grandes décisions de vie, y compris en pensant à leur future retraite.
Le message est clair : mieux vaut commencer à préparer son avenir avant que le calendrier ne s’en charge à notre place. Pour cela, le Plan d’Épargne Retraite, ou PER, mérite que l’on s’y intéresse. Mais comment fonctionne-t-il exactement ? Quels sont ses avantages, ses contraintes et les montants que l’on peut y verser ? Et comment un PER comme celui de Cashbee peut-il s’intégrer dans une stratégie d’épargne de long terme ?
1. Le PER, c’est quoi au juste ?
Créé par la loi Pacte de 2019, le Plan d’Épargne Retraite a pour objectif de permettre aux épargnants de se constituer progressivement un capital destiné à compléter leurs revenus à la retraite.
Le principe est simple : on verse de l’argent sur son PER pendant sa vie active. Cet argent est investi sur différents supports financiers, selon son profil et son horizon de placement. Au moment de la retraite, on récupère son épargne, soit en capital en un seul versement, soit sous forme de revenus réguliers appelés « rente », ou en combinant les deux.
Le PER individuel est accessible à tous, salarié, indépendant ou sans activité professionnelle. Il n’est donc pas nécessaire d’avoir un statut particulier ou de travailler dans une grande entreprise pour en ouvrir un.
Il existe également des PER collectifs et obligatoires proposés par les employeurs. Ici, nous nous concentrons sur le PER individuel, que chacun peut souscrire de son côté.
L’idée à retenir : le PER est une enveloppe d’épargne conçue pour financer la retraite, qui offre des avantages fiscaux, en contrepartie de concessions sur la liquidité de cette épargne.
2. Le principal avantage du PER : réduire ses impôts aujourd’hui
C’est typiquement la première raison qui pousse les épargnants à s’intéresser au PER. Les versements volontaires peuvent être déduits du revenu imposable, dans certaines limites. Autrement dit, l’État accepte de réduire la facture fiscale aujourd’hui pour encourager la préparation de la retraite.
Prenons un exemple.
Julie gagne 50 000 € de revenu imposable par an et se situe dans une tranche marginale d’imposition de 30 %. Elle décide de verser 3 000 € sur son PER au cours de l’année. Si elle dispose d’un plafond de déduction suffisant et si sa situation fiscale reste comparable, ce versement peut réduire son impôt d’environ 900 €.

L’avantage est généralement d’autant plus intéressant que le taux marginal d’imposition est élevé. À l’inverse, pour un épargnant peu ou pas imposé, la déduction immédiate peut être moins utile. Le PER est donc un outil d’épargne particulièrement avantageux pour les personnes qui se situent dans les tranches d’imposition les plus élevées.
Attention toutefois à une nuance importante : une économie d’impôt n’est pas un cadeau fiscal sans contrepartie. Car la fiscalité s’applique à la sortie. Le PER permet donc de décaler une partie de l’imposition dans le temps (et donc de faire fructifier des sommes qui auraient autrement été imposées). Cela peut être intéressant si le taux d’imposition à la retraite est inférieur à celui de la vie active, mais ce n’est pas automatique.
3. Combien peut-on verser sur un PER ?
Contrairement à certains livrets réglementés, le PER individuel n’a pas de plafond général de versements. Il est donc possible d’y placer quelques centaines d’euros par an comme plusieurs centaines de milliers d’euros, sous réserve des conditions du contrat.
En revanche, le montant que l’on peut déduire de ses revenus est plafonné. Il ne faut pas confondre le plafond des versements avec celui de l’avantage fiscal.
Pour un salarié, le plafond de déduction est calculé à partir des revenus professionnels de l’année précédente, dans les limites prévues par la réglementation. Il existe un minimum et un maximum, et les règles sont différentes pour les travailleurs indépendants.
La bonne nouvelle, c’est que les plafonds de déduction non utilisés ne sont pas nécessairement perdus. Ils peuvent être reportés sur les années suivantes. Pour les versements effectués à compter de 2026, les plafonds non utilisés des cinq années précédentes peuvent être mobilisés. Ce mécanisme permet de cumuler plusieurs enveloppes de déduction et de réaliser, certaines années, des versements importants tout en bénéficiant d’un avantage fiscal potentiellement plus élevé.
Prenons un exemple simplifié. Sophie dispose cette année d’un plafond de déduction de 4 000 €. Elle a également des plafonds reportables issus d’années précédentes, pour un total de 8 000 €. Son enveloppe de déduction disponible pourrait donc atteindre 12 000 €. Si elle verse cette somme sur son PER et que sa tranche marginale d’imposition est de 30 %, l’économie d’impôt théorique atteint 3 600 €.
Ce mécanisme peut notamment être intéressant lorsque l’on perçoit une prime exceptionnelle, une somme issue de la vente d’un bien ou une augmentation de revenus. Plutôt que de verser chaque année exactement le même montant, on peut adapter ses versements à sa situation financière et fiscale.
Le réflexe utile avant un versement important ? Consulter la rubrique « Plafond épargne retraite » de son avis d’impôt. C’est elle qui permet de connaître la marge de manœuvre fiscale dont on dispose réellement.
4. Sur un PER, comment l’argent est-il investi ?
Un PER, tout comme son cousin, le contrat assurance vie, est une enveloppe, pas un placement unique. L’argent peut être investi sur différents supports, notamment des fonds en euros et des unités de compte.
Le fonds en euros offre une protection du capital, tandis que les unités de compte donnent accès à des placements plus variés, comme des fonds ou ETF investis en actions ou en obligations. Leur valeur peut monter ou baisser : le capital investi sur ces supports n’est pas garanti.
Le choix des supports dépend principalement de l’horizon de placement et de la capacité de chacun à accepter les fluctuations des marchés. À 30 ans de la retraite, on peut généralement envisager davantage de risques qu’à deux ans de l’échéance.
La gestion pilotée permet de déléguer une partie de ces décisions à des professionnels. L’allocation est alors adaptée au profil de risque et, dans le cadre d’une gestion à horizon, évolue progressivement vers des supports peu ou pas risqués, à mesure que la retraite approche.
C’est notamment le principe retenu par le PER de Cashbee, assuré par la MIF, qui propose une gestion adaptée au profil de l’épargnant. Le contrat permet d’investir en fonds en euros et en unités de compte, avec un versement initial minimum de 500 € et des versements libres programmés à partir de 30 €. Il n’impose pas de plafond général de versements.
Côté frais, Cashbee annonce 0,60 % par an de frais de gestion du contrat, auxquels s’ajoutent 0,20 % par an en gestion sous mandat. Le contrat ne facture pas de frais d’entrée ni d’arbitrage. Il faut néanmoins vérifier les frais propres aux supports d’investissement et les éventuels frais liés à certaines opérations.
Pour un épargnant qui préfère commencer modestement, 30 € par mois représentent 360 € par an. À titre purement illustratif, en supposant un rendement annuel moyen de 4 % après frais pendant 25 ans, ces versements pourraient atteindre environ 18 500 €, pour 9 000 € versés. Ce calcul repose sur des versements mensuels réguliers et une performance constante fictive : les marchés ne progressent pas en ligne droite et le résultat réel peut être inférieur, voire comporter une perte en capital.
5. Le revers de la médaille : une épargne peu disponible
Le principal inconvénient du PER est inscrit dans son nom : il sert à préparer la retraite. En règle générale, l’argent investi sur un PER reste bloqué jusqu’à l’âge légal de départ à la retraite. On dit que le PER n'est pas liquide.
Il existe toutefois plusieurs cas spécifiques de déblocage anticipé :
- l’achat de sa résidence principale ;
- le décès du conjoint ou du partenaire de Pacs ;
- l’invalidité de l’épargnant, de son conjoint ou partenaire de Pacs, ou de ses enfants ;
- le surendettement ;
- l’expiration des droits à l’assurance chômage ;
- la cessation d’une activité non salariée à la suite d’une liquidation judiciaire.
Cette indisponibilité relative impose une règle de bon sens : ne pas placer sur un PER l’argent dont on pourrait avoir besoin pour faire face aux dépenses courantes ou aux imprévus. Une épargne de précaution sur des supports accessibles, comme le livret A ou encore le Livret Cashbee, reste indispensable avant de bloquer une partie de son patrimoine pour la retraite.
6. À la retraite, comment récupérer son argent ?
À la sortie, le PER individuel permet généralement de récupérer l’épargne en capital, en une ou plusieurs fois, ou sous forme de rente viagère. Il est aussi possible de combiner les deux solutions.
La sortie en capital permet de financer un projet, d’aménager son logement ou de conserver une réserve financière. La rente, elle, procure un revenu régulier jusqu’au décès, selon les modalités du contrat. En contrepartie, elle offre généralement moins de souplesse pour transmettre le capital restant.
Pour rappel, à la sortie, le capital correspondant aux versements est soumis à l’impôt sur le revenu, tandis que les gains éventuels sont soumis aux prélèvements et à l’imposition applicables aux produits de placement.
7. Alors, le PER est-il fait pour vous ?
Le PER peut être particulièrement intéressant pour les personnes qui paient de l’impôt, disposent d’une capacité d’épargne régulière et souhaitent préparer leur retraite sur plusieurs décennies. Il permet de bénéficier d’un avantage fiscal, de diversifier ses placements avec beaucoup de flexibilité et de se constituer progressivement un complément de revenus.
Il est moins adapté à ceux qui ont besoin de conserver une grande disponibilité de leur épargne, qui ne paient pas ou peu d’impôt et pour lesquels la déduction fiscale présente peu d’intérêt, ou qui ne disposent pas encore d’une épargne de précaution suffisante.
Enfin, le PER n’est pas le seul outil pour préparer sa retraite. L’assurance-vie, le PEA, l’immobilier et l’épargne salariale peuvent aussi jouer un rôle, avec des règles de disponibilité, de risque et de fiscalité différentes.
Le bon réflexe n’est donc pas de verser le maximum possible sur un PER, mais de déterminer la place qu’il doit occuper dans son patrimoine. Un versement de 30 € par mois peut déjà constituer un début ; des versements plus importants peuvent ensuite être envisagés lorsque la situation financière le permet.
Vous avez des doutes, ou vous souhaitez en discuter avec un expert ? Chez Cashbee, nos conseillers sont là pour ça.




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