Comment faire de la trésorerie d'entreprise un centre de profits ?

Sep 20, 2022

Pendant des années, la trésorerie d’entreprise n’a rien rapporté. Pire, en Europe, les grandes banques commerciales se sont mises à facturer les liquidités dormantes des sociétés. Voilà que les récentes hausses des taux directeurs commencent à faire leur effet. Encore faut-il savoir comment en tirer profit.

Spoiler : si vous n’êtes pas intéressé de savoir pourquoi les banques versent à nouveau des intérêts, mais que vous voulez quand même savoir combien vous pouvez gagner, sachez que vous pouvez aller chercher jusqu’à obtenir 2,50% par an, sans risques !

La trésorerie : un centre de coûts pendant longtemps !

La faute aux taux négatifs

Pour de nombreux trésoriers et directeurs financiers, c’est presque rentré dans les mœurs : le cash dont dispose la société ne rapporte rien. Et on ne peut pas les blâmer d’avoir encore ce réflexe aujourd’hui, après une longue période de taux ultra-bas.

Souvenez-vous, en 2009 le Banque Centrale Européenne adopte une politique monétaire ultra-accommodante, et réduit son taux directeur, alors légèrement au-dessus de 4% très rapidement à 1%, puis à 0% pour finalement adopter des taux négatifs en juin 2014.

Soyons clairs sur ce point : depuis 2014, lorsqu'une banque de la zone euro se retrouve avec des dépôts excédentaires, et qu’elle les apporte à la BCE (par obligation réglementaire), cette dernière lui facture ces dépôts. Le prêteur - ici, la banque commerciale - est facturé par celui qui reçoit l’argent - ici, la BCE. Un schéma jusqu’alors inédit.

Le coût des dépôts re-facturés aux clients, notamment les entreprises

Mais auquel nous avons fini à nous habituer. Car petit à petit, les banques commerciales ont répercuté le coût des dépôts à leurs clients. Il était difficile d’imposer des taux d’intérêt négatifs à la clientèle particulière, même si les banques privées ont introduit ce concept, typiquement sur les gros dépôts (de plusieurs centaines de milliers d’euros). Pour la clientèle professionnelle, l’hésitation a été de bien plus courte durée. De nombreuses banques se sont mises à facturer la trésorerie d’entreprise.

Souvent d’ailleurs à travers une combinaison de frais de tenue de compte (dont nous ne savons pas bien à quoi ils peuvent servir sinon de permettre aux banques de générer quelques revenus sur des dépôts si coûteux aux banques) et d’un taux d’intérêt négatif, typiquement applicable aux dépôts dépassant un certain montant.

Bon nombre de dirigeants d’entreprises, initialement surpris par ces conditions financières inhabituelles se sont résignés à ces nouvelles conditions. La négo avec leurs banques se focalisait sur comment ils pouvaient minimiser les frais et autres taux négatifs appliqués à leur cash.

La remontée des taux change la donne

L’inflation déclenche une série de hausses de taux

Le retour en trombe de l’inflation change la donne. Nous avons accordé plusieurs articles à ce phénomène aussi récent que brutal. Toujours est-il que pour combattre la hausse marquée de prix, la BCE s’est lancée dans un programme de hausse des taux directeurs depuis l’été dernier. D’abord ramené à 0% en juillet, grâce à une hausse de 0,50%, la BCE affirme sa fermeté dans la lutte engagée contre l’inflation en augmentant son taux directeur à 0,75% il y a quelques semaines. Et en signalant au passage, qu’elle n'en a pas fini de booster les taux.

L’effet de cascade sur les taux d’intérêts proposés par les banques commerciales

Cela a des conséquences immédiates pour les banques commerciales. Elles qui se faisaient facturer 0,50% sur leurs dépôts excédentaires à la BCE sont désormais rémunérées par elle. Une excellente nouvelle donc pour les banques, qui voient une ligne de coût se transformer en une ligne de revenus dans leurs bilans.

D’un point de vue froidement commercial, il serait maintenant dans leur intérêt de ne rien changer du côté de leur clients et de continuer à ne pas rémunérer l’argent qui dort sur les comptes pro (tout en continuant à ne rien verser non plus sur les comptes courants et à servir un intérêt insignifiant sur les livrets d’épargne). 

Sauf qu’un nombre croissant de banques ont commencé à ajuster - à la hausse - les taux d’intérêts proposés, notamment à la clientèle entreprises.

Par bienveillance ? Par souci d’équité ? … Hmmm, pas vraiment.

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La guerre pour les dépôts a commencé

Dans une campagne de publicité datant de 1973, la BNP avait marqué les esprits grâce au slogan “Votre argent m’intéresse”. Pas sûr qu’il serait positivement perçu aujourd’hui, mais dans la pratique, la phrase est de nouveau pertinente.

Car la hausse des taux directeurs a eu un impact sur toutes les formes de financement que déploient les banques. En simplifiant, une banque se finance de trois façons différentes :

  • les dépôts (des individus et des entreprises)
  • l’emprunt à d’autres banques, via ce qu’on appelle le marché "interbancaire"
  • l’emprunt sur les marchés financiers, via des émissions obligataires

Dans l’environnement de taux négatifs récents, les dépôts étaient une source de financement relativement coûteuse pour une banque (notamment à cause des taux négatifs appliqués par la BCE), relativement aux deux autres formes de financement. Il était néanmoins obligatoire d’en attirer pour des raisons réglementaires, mais émettre des obligations était bien moins cher.

Mais dans l’environnement actuel, les choses ont basculées. Les banques doivent payer 2 voire 3% de plus qu’avant pour s’endetter sur les marchés obligataires. Il en est de même sur le marché interbancaire. Le résultat des courses est que les dépôts constituent aujourd’hui de nouveau une ressource économiquement attractive pour financer leurs activités de crédit.

Donc les banques ont tout intérêt à garder les dépôts qu’elles ont “en stock”, et même à essayer d’en attirer de nouveaux. Pour ce faire, il n’y a pas trente-six solutions. Offrir un taux d’intérêt attractif est le moyen pour atteindre cet objectif.

Quelles sont les meilleures opportunités pour faire travailler sa tréso ?

Vous nous voyez venir. Mais avant de parler de Cashbee, mettons en avant quelques alternatives intéressantes. Le Livret Excédent Pro du Crédit Agricole offre désormais un intérêt de 0,50% sur les dépôts des corporates. Ouvrables dès 10 euros, la trésorerie excédentaire d’une société y reste accessible à tout instant. Il n’y a pas de véritable limite de montant. D’accord, le +0,50% n’est pas de nature à vous changer la vie, mais au moins vos liquidités travaillent pour vous.

Pour ceux qui veulent aller un peu plus loin, nous vous recommandons d’étudier les offres de Comptes à Terme (typiquement proposés à 6, 12, 18, 24, 36 et 60 mois). Contrairement à ce que pourrait faire croire cette dénomination, les dépôts n’y sont pas bloqués, car en France, un CAT peut être débloqué avant son terme. Dans ce cas, la totalité des fonds déposés sur le compte sont reversés au client, 31 jours plus tard.

Et dans cette catégorie, Cashbee Pro se distingue effectivement par le niveau des taux d’intérêts proposés. Ils viennent d’être ajustés à la hausse par sa banque partenaire, My Money Bank, comme suit :

Rémunérer sa trésorerie jusqu’à 2,50% par an, sans prendre de risque : cela paraissait encore impensable il y a quelques mois. 

Si l’objectif principal d’une entreprise reste de maximiser la rentabilité de ses activités commerciales, l’optimisation de sa trésorerie est un levier à ne pas négliger. Hier, cela consistait à négocier les meilleurs tarifs avec votre banquier, afin de minimiser le coût de vos dépôts. Aujourd’hui, nous sommes - enfin - revenus à un monde plus traditionnel, où il s’agit de faire fructifier les liquidités sans prendre de risques. En allant chercher le meilleur taux pour mettre au travail le cash de la société. Idéalement, sans perdre trop de temps, ni être confronté à trop de paperasse … 

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