- Les patrons allemands veulent revenir à 40 heures. Les dirigeants de Mercedes-Benz et de Stihl plaident pour un retour à la semaine de 40 heures sans hausse de salaire, vs. 35 heures aujourd'hui pour environ un cinquième des salariés allemands , soit 14 % de temps de travail en plus à salaire constant. En cause : une production industrielle en repli de plus de 15 % depuis fin 2017, plombée par la concurrence chinoise et les coûts de l'énergie.
- Maersk installe des voiles sur un porte-conteneurs. Première mondiale : Maersk va équiper un porte-conteneurs de 8 700 EVP d'une « rotor sail » de 35 mètres de haut, fournie par le britannique Anemoi. Chaque unité de ce type ferait économiser environ 1 tonne de fuel par jour et 3 tonnes de CO2. Le transport maritime représente aujourd'hui 3% des émissions de gaz à effet de serre.
- Shein chute lors de ses débuts à Hong Kong. Le géant chinois de la fast-fashion a levé 1,74 Md$, valorisant l'entreprise à environ 26,5 Md$, contre 100 Md$ en 2022, soit une chute de plus de 70 %. Le titre a plongé jusqu'à 10 % le jour de son introduction avant de réduire ses pertes. En cause : la concurrence féroce de Temu et AliExpress, des résistances croissantes contre la fast-fashion, conduisant à une perte nette de 99 M$ au premier trimestre, contre un bénéfice un an plus tôt.
- Les spreads du high yield se tendent. Après des mois proches des plus bas de cycle (autour de 260 points de base), l'indice high yield américain est reparti à la hausse pour s'établir à 265-267 points de base, dans le sillage du discours du président de la Fed, qui a lui-même pointé les marchés du crédit comme ne montrant « aucun signe de restriction ». Les faillites frauduleuses de First Brands et Tricolor continuent d'alimenter la nervosité sur les segments les moins bien notés du marché obligataire.
- Norges envisage de réduire son exposition aux bons du Trésor US. Le fonds souverain norvégien (2 300 Md$) a proposé de réduire la part des obligations d'État dans son indice obligataire de 70 % à 50 %, coupant l'allocation aux Treasuries américains de 34,1 % à 21,9 % — soit près de 80 Md$ en moins. La bascule se ferait vers de la dette américaine non-gouvernementale, laissant l'exposition globale au dollar quasiment inchangée.
- Volkswagen acte 100 000 suppressions de postes, avec l'accord des syndicats. Le conseil de surveillance du groupe, où siègent salariés et actionnaires, a validé la suppression de 50 000 postes supplémentaires d'ici la fin de la décennie, portant le total à 100 000. Cette purge s'explique par la conjonction de plusieurs chocs : une concurrence chinoise féroce, une transition vers le véhicule électrique plus coûteuse et plus lente que prévu, et des surcapacités de production en Europe alors que la demande stagne. L'avenir de quatre sites allemands n'est plus garanti, une première pour le groupe dans son pays d'origine.


