- L'inflation augmente en zone euro, et atteint 2,5% au mois de mars (vs. 1,9% en février), sous l'effet de la forte augmentation du prix du pétrole. Le Brent s'échange à plus de 110$ le baril, en hausse de plus de 50% depuis le début de la guerre en Iran. L'inflation dépasse donc aujourd'hui la cible de 2% de la BCE qui pourrait procéder à des hausses de taux directeurs.
- Fusions & acquisitions au plus haut au 1er trimestre. Malgré la guerre en Iran, plus de 22 transactions d'une valeur de plus de 10$ Mrds ont été annoncées, un record, pour un total de 1 200$ milliards. Parmi les deals marquants, Unilever a vendu sa division aliments à McCormick, Biogen et Eli Lilly ont tous deux acquis des entreprises de bio-tech et les assureurs Equitable et Corebridge ont fusionné.
- L'emploi résiste aux US. En mars, selon le Bureau des Statistiques du Travail, 178 000 postes ont été créés, bien plus que les 65 000 anticipés et beaucoup mieux que la perte de 133 000 jobs en février. Cela rassure sur l'état de l'économie américaine qui résiste à l'augmentation du prix du pétrole. Le taux du chômage tombe à 4,3% (vs. 4,3% en février).
- Les investisseurs se détournent des junk bonds. Depuis le début de l'année les encours investis dans cette classe d'actifs se sont réduits de 11$ Mrds et les retraits bruts ont atteint 2$ Mrds par semaine le mois dernier. Cela souligne la crainte des investisseurs vis-à-vis du secteur des obligations à haut rendement, qui pourrait connaître des défauts suite à la guerre en Iran.
- Mistral lève 830$M de dette. Le champion de l'IA français fait pour la première fois appel à de la dette pour financer ses investissements pour construire des datacenters en Europe. La somme peut paraître énorme, mais Amazon, Meta et Google ont, chacun, levé des dizaines de milliards de dollars de dette obligataire pour financer la construction de l'infrastructure massive que l'IA exige.
- Les Français adorent le chocolat. Ils en consomment 12,5 kg par an en moyenne, soit plus du double que la moyenne européenne, et cela malgré des prix qui ont significativement monté depuis 5 an, sous l'effet de l'augmentation du coût du cacao. Ils sont donc devenus plus sélectifs, achètent plus de paquets de 100 g et idéalement en soldes.
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