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Les frais de gestion plombent le rendement (net) de nombreux fonds

Avec des taux d’intérêt historiquement bas, et une volatilité retrouvée sur les marchés actions, il est bien compliqué pour l’épargnant de trouver des opportunités d’investissement qui combinent un rendement appréciable avec un niveau de risque acceptable. Mais au-delà des difficultés à naviguer des conditions de marché complexes, une étude récente de l’Autorité Européenne des Marchés Financiers (“ESMA”) révèle que les rendements nets sur de nombreux OPCVM et autres type de fonds pour les épargnants individuels souffrent significativement des frais de gestion facturés par les gestionnaires de ces fonds.

En effet, parmi les conclusions notables de l’ESMA, notons que les coûts facturés pour les OPCVM, pris ensemble, représentent en moyenne pas moins de 25% du rendement brut, sur la période de 2015 à 2017. En d’autres termes, si un fonds donné avait pu générer un retour sur investissement (brut) de 6%, en moyenne, l’investisseur n’a perçu que 4,5%, le différentiel ayant été prélevé par le gestionnaire, sous forme de frais et commissions de gestion. Le rapport précise que les frais annuels représentent 80% des coûts totaux facturés, les commissions d’entrée et de sortie ayant un impact moins significatif.

L’ESMA note par ailleurs que les particuliers sont bien plus impactés que les investisseurs institutionnels, puisque les frais de gestion pour les premiers sont en moyenne le double de ceux facturés aux seconds.

En outre, les auteurs spécifient que les coûts peuvent varier considérablement d’un fonds à un autre, selon le choix du produit, la classe d’actif et le type de fond. Pour rendre les choses encore plus complexes, ils constatent que pour un même fonds, les frais facturés peuvent varier considérablement d’un pays à un autre.

Enfin, le rapport souligne le manque d’informations sur les frais et la performance pour un nombre de fonds, et en particulier pour certains Fonds d’Investissement Alternatifs et produits structurés à destination des investisseurs individuels (“retail”), un sujet pertinent dans le cadre de la protection des investisseurs.

La combinaison de frais de gestion proportionnellement élevés, notamment pour les particuliers, la variabilité de ces coûts entre les différents fonds (et pour un même fonds d’un pays à l’autre) et la difficulté pour le commun des mortels de retrouver aisément la nature et le niveau exact des commissions met en évidence la pertinence des directives et réglementations Européennes de type MiFID II qui imposent aux gestionnaires d’actifs d’agir dans l’intérêt des investisseurs et de privilégier la transparence. L’ensemble de ces éléments peut sans doute aussi expliquer pourquoi tant d’Européens continuent de plébisciter les formes d’épargne les plus simples, dont notamment les dépôts bancaires et le Livret A, peu ou pas rémunérés, et qu’ils restent à l’écart d’OPCVM ou autres types de fonds, potentiellement plus rémunérateurs mais perçus comme non seulement plus risqués, mais aussi plus opaques et complexes.

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