Nous utilisons des cookies pour améliorer ce site internet. En poursuivant votre navigation, vous acceptez nos conditions d’utilisation.

Comment expliquer l’engouement des Français pour l’argent qui dort ?

Comme l’a relevé Philippe Crevel du Cercle de l’Epargne, l’encours des dépôts à vue a atteint un nouveau sommet à la fin de l’année 2018 avec plus de 422 milliards d’euros. En d’autres termes, le montant que les Français ont déposé sur leurs comptes courants est à peu près égal au PIB de la Belgique ! Et alors que cet argent ne génère aucun intérêt pour ses propriétaires, le montant du “cash qui dort” continue de croître rapidement, augmentant de 32,4 milliards d’euros rien qu’en 2018 et de plus de 172 milliards d’euros en 10 ans.

Pendant cette même décennie, selon la Caisse des Dépôts et Consignations, les encours du Livret A ont augmenté de plus de 70% pour atteindre 282 milliards d’euros à la fin 2018, auxquels se sont rajoutés presque 10 milliards d’euros au cours du premier trimestre de l’année 2019. Dit autrement, les 292 milliards d’euros déposés par les Français sur le Livret A dépassent la capitalisation boursière combinée de LVMH et de Sanofi ! Or cette argent ne rapporte que 0,75%, soit moins que l’inflation. Comment expliquer cet engouement pour les dépôts à vue et le Livret A, alors que nous savons qu’en laissant notre argent dormir (pour les dépôts à vue) ou somnoler (pour le Livret A) nous perdons en pouvoir d’achat, l’inflation rongeant petit à petit cette épargne liquide ?

Plusieurs facteurs combinés permettent d’expliquer cette tendance. Premièrement, et de façon parfaitement rationnelle, les Français souhaitent conserver une importante poche de liquidités par précaution, et mettre de l’argent de côté afin de pouvoir faire face à des coups durs éventuels. De ce point de vue, les deux supports que sont le compte courant et le Livret A sont très avantageux, car tous deux offrent une sécurité maximale (l’argent sur le compte courant tombant sous la garantie des dépôts, jusqu’à cent mille euros par personne et par banque) ainsi qu’une liquidité totale.

A cela se rajoute une aversion au risque largement répandue chez les épargnants français. Cette aversion est liée au fait que le monde de l’épargne est souvent perçu comme technique, obscure et dangereux – perception largement liée il est vrai à une culture financière insuffisante, mais renforcée récemment par le fait que les marchés boursiers ont été fortement chahutés en 2018. La performance de nombreuses formes de placements à risque, dont notamment les contrats assurance vie en unités de compte qui ont enregistré une perte moyenne de 8,90% selon la Fédération Française de l’Assurance, a donc été négative. Cela n’a sans doute pas échappé aux épargnants français et a pu influencer leurs choix de placements en début d’année.

Enfin, la collecte sur les comptes courants ainsi que sur les Livrets A a pu être stimulée par les mesures annoncées par le gouvernement en décembre dernier, encourageant le versement de primes par les entreprises et renforçant le complément de revenus pour les travailleurs aux revenus modestes. Si ces mesures visaient l’augmentation du pouvoir d’achat, il n’est pas à exclure que certains bénéficiaires de ces actions aient choisi d’en mettre une partie de côté.

Prenant acte à la fois du besoin de sécurité des épargnants français mais également de leur frustration à voir leur pouvoir d’achat rogné par l’inflation. Cashbee souhaite faire évoluer les habitudes des Français. En effet, notre application leur offre la possibilité de faire rémunérer leur argent qui dort, sans changer de banque, sans perdre l’accès aux liquidités en cas de besoin, et sans prendre de risque, le plus simplement possible. Vous voulez savoir comment ? En connectant votre compte courant à un nouveau compte en votre nom, chez une banque partenaire qui a besoin de dépôts bancaires, et qui est donc prête à les rémunérer. Rendez-vous sur cashbee.fr pour plus de détails !